‹ La Marne en feuChapitre 16 sur 34 · Expressions mènies de Biilow dans son Rapport · texte numérisé non relu

Expressions mènies de Biilow dans son Rapport

actif elle XII* corps de réserve de l'armée saxonne? C'était plus qu'il n'en fallait à un adversaire décidé — Kluck n'ayant pas encore raccourci sa ligne et lâché d'Espérey — pour démanteler rapidement le front vacillant que nous venions d'improviser dans ces tourbes de Saint-Gond, — et deux jours vont se passer sans que Bûlow ni Hausen aient marqué un progrés sérieux ! De fait, sauf à la pointe orientale des Marais, qu'une fraction de la Garde réussit à emporter, mais sans pouvoir déboucher de Bannes où l'artillerie de la 17» division la mit littéralement en marmelade, tout le 6 et une partie du 7 l'ennemi piétine ; il avance à peine ; on dirait qu'il ne sait où diriger ses coups, alors qu'en raison de sa supériorité numérique et par une concentration rapide de ses forces sur nos deux ailes il lui eût été si aisé de nous cerner dans les Marais. Si, au soir du 7, il a réussi à prendre pied au Petit et au Grand-Broussy, et pendant quelques heures à Oyes. s'il occupe encore vers Saint-Prix la crête du Poirier, d'où le 5« et le 7» tirailleurs n'ont pu le déloger, s'il s'est infiltré, à notre gauche, jusqu'à Soisy, malgré l'héroïsme du 162* de ligne, Foch tient bon partout ailleurs et remplit pleinement le rôle de « défensive active » qui lui a été assigné dans le dispositif.

Nous n'avons pu sans doute forcer les débouchés septentrionaux des Marais, enlever les hauteurs de Voizy, de Courgeonnet, de Toulon, de Mont-Aimé, quilesbastionnentet, à Morains même, le 32», un peu avant huit heures du matin, le 7, a dû sereplier vers les bois voisins, menacé qu'il était d'être coupé par les forces ennemies qui s'avançaient avec des mitrailleuses le long de la voie ferrée.

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