L. G.vY DI Olarti
)\ consediers.
Turbiglio Luigi, secrétaire.
Ministère de l'intérieur,
\n d'ordre de S. M.
Florence, 22 décembre 1867.
Le iMinistre, Siijnë : GlALTERIO.
Pour copie conforme, au siéj^e de V Opéra pia Barolo, 10 janvier 1868.
Le président ,
f Alexandre, archevêque.
Le secrétaire,
TURBIGLIO.
SILYIO PELLICO
Le chapitre de la vie de M""' de Barol, intitulé Silvio Pellico, ne prend rillustre poëte qu'au moment où il entre en relation avec la marquise, et ne parlt> que de ses dernières années ; une vie comme la sienne mérite plus d'attention et demande à être plus complètement connue ; il nous a paru qu'une notice sur le prisonnier du Spielberg viendrait à propos après la biographie de sa bienfaitrice.
Si M""^ de Barol apprend aux femmes du monde le secret d'illustrer leurs noms et de sanctifier leurs âmes par les grandes œuvres, Pellico enseigne aux hommes de nos jours comment, avec les idées et les passions de son temps, en passant par les tentations, les doutes, les inconséquences de son âge et de son siècle, un ami lif la liberté, un partisan des aspirations modernes, a su retirer du malheur qui ilevnil l'in-itiM'. de la pri-
son qui semblait le condamner à l'oubli , des leçons de résignation et de charité chrétienne , et une gloire plus grande et plus pure que celle des éclatants succès (1).
(1) Pour la rédaction de celte notice, j'ai eu souvent recours à l'excellente traduction et aux notes de M. Antoine de Latour, qui, comme traducteur et comme historien de Silvio Pellico, a mérité l'approbation unanime du public, les éloges et les remercîments de l'auteur lui-même.