ACTE ni, SCENE VIII
FLCXRYILLE , k part.
Perfide Elugénie l
LA MARQUISE , à put ui Confie.
C'est le fils d'une de mes amies; il débute dans le monde, je vous le recommanderai*
Le comte»
Monsieur, si mes services pouvaient vous être agréables,
FLORVILLE , fièrement.
Monsieur, je vous suis obL'gé.
LA marquise , à FlorviUe.
C'est monsieur le comte d'Oldemback. (6ûw à i^Zorpille.) Un personnage fort ridicule.
FRONTIN , à part.
Elle a beau faire , mon maître commence à y voir clair,
LE COMTE
Monsieur habite-t-il ordinairement Paris ?
Monsieur... (àpart)Qvie\ martyre I
LE COMTE I bat à Ifi Maïquûe.
Ce Chevalier, k ce qu'il parait, n'est pas très expansif.
LA MARQUISE , bas au Comte.
11 est timide; c'est un sujet assez ordinaire d'ailleurs. (Haut) Ces fleurs sont vraiment charmantes, quelle fraîcheur! quel naturel!
LE COMTE
Elles ont même du parfum.
(Il lea cxamint.) LA MARQUISE , & part à FloiTiUe. '
C'est vous.qui m'apportez ce^ Heurs; oui , je ne puis en douter : quelle aimable attention ! ( Haut ) Avec quel art on fait toutes ces choses maintens^^t I nofis sommes dap^ le siècle des prodiges.
LÉ COMTE
Oui , l'industrie est poussée bien loin en France,
(Le Comte xoatinue à considcrer les fleurs.) LA MARQUISE , à part à FlorviUe.
Ne boudez donc pas ainsi ; que voulez-vous que homme pense ? Je vous expliquerai tout.
LE COMTE , à part.
Cette femme a bien du manège.
Comment placerons-nous ces guirlandes?
LE COMTE
Voilà de quoi garnir tout un boudoir j cela sera dél:*-' cieux.
Donnez-moi donc aussi votre avis^ monsieur le chev^ lier,
FLORVILLE
Hélas !
LA MARQUISE , à part à Florvillc.
Qu'avez- VOUS donc? le Comte peut- il vous causer diP l'inquiétude? Que vous êtes enfant!
LE COMTE , lisant sur un des viises.
Amour pour la vie l
C^est une plaisanterie!
LE COMTE
Lisez vous-même , belle Marquise. Vous avez là des ouvriers bien galanis. (^ part.) C'est un présent du petit chevalier.
C'est vraiment singulier. Quiaurapu?.t.
LE COMTE
Permettez-moi, belle Marquise, de profiter de la clr-