‹ La Marquise de SadeChapitre 5 sur 9 · UNE PETITE -FILLE DE NAPOLEON · texte numérisé non relu

UNE PETITE -FILLE DE NAPOLEON

Depuis dix ans, le <( napoléonisme » sévit. C'est h qui tâchera de trouver de Tinédit dans l'existence du grand homme, c'est à qui contera des anecdotes caractéristiques, c'est à qui fouillera les Mémoires, c'est même a qui dira les faiblesses, les superstitions de l'Empeiviir et les côtés vulnérables du génie qui rendent Napoléon plus « humain ».

L'ombre du césar, à la mort plus tragique que l'autre, a grandi, plané sur la lin du siècle, qui porte son empreinte, et ce n'est pas seulement du dilettantisme que cette curiosité qui va à tout ce qui la concerne. On tl irait que, posthume, il est toujours le despote qui pèse sur tous les esprits.

Il y a de ces contrastes... Napoléon est paris

tout on ce moment. On l'exalte, assurément sans arrière-pensée politique. Son nom est magique. On achète tous les livres qui parlent de lui, on va voir toutes les pièces où on le met en scène. Les objets qui lui appartinrent sont, dans les musées, l'objet d'un culte fétichiste, et notre pénurie de grandes figures contemporaines le fait encore plus imposant, plus dominateur...

Napoléon I... Et, cependant qu'on le glorifie, avec plus d'enthousiasme que ne le firent môme les vieux braves qui avaient servi sous lui ; cependant que Paris, oubliant son scepticisme, vibre au son de son nom légendaire, une petitefille de TEmpereur végète humblement, a à peine du pain...

Voici, je crois, une histoire assez peu connue. On ne sait guère l'existence de cette descendante du héros, ayant si bien son sang dans les veines qu'elle présente même, bien qu'avec quelque grâce et quelque charme, une ressemblance marquée avec lui.

Ce qu'elle est aujourd'hui? Elle est modes-

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