‹ La MarseillaiseChapitre 4 sur 63 · LA M A R S E I L L A I S · texte numérisé non relu

LA M A R S E I L L A I S

dit sur la scène : Plus de bâta?'ds en France!. . . les Salpetriers îX'publicains, la Paî^ faite Egalité, la Libe?^té des nègres, Toulon ^ soumis., le Curé patriote^ les Capucins aux frontières, etc., etc.,

la littérature académico-philosophique, le théâtre avant-coureur, celui de Voltaire, celui de 90-9 1 , sont minutieusement triés, relus, et Grégoire, non sans quelque raison, se plaint que Brutus soit interdit parce qu'on y entendrait ces deux vers :

Arrêter un Romain sur de simples soupçons C'est agir en tyrans, nous qui les punissons!

Lava ne peut faire jouer son Ami des lois et Marie-Joseph Chénier voit saisir sur sa table de dramaturge la pilé des manuscrits de son Timoléon tout prêts à être distribués en décuple copie de rôles à messieurs du Théâtre-Français.

Mais les hymnes patriotiques, la Marseillaise^ le Veillons au salut de l'Empire^ le Chant du départ du même Marie-Joseph Chénier demeurent les refrains « chéris » des foules de la place publique et des spectacles! Et au milieu de la pièce du jour interrompue par la bonne nouvelle, l'orateur de la « troupe comique » distribuant ses saluts respectueux au parterre, à l'amphithéâtre et aux loges encadrera le laconique récit du déblocus de Lille, de Maubeuge, de Dunkerque, la dépêche des victoires de Wattignies, de Wissembourg, du Palatinat, de Fleurus dans les strophes immortelles.

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