‹ La martyreChapitre 47 sur 117 · ACTE II. SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE VIII

Il était encor chaud...

(Après avoir mimé Tinfanticide, et dans un grand cri de désespoir.)

, Oh! mon pauvre petit!

FLAMMEOLA, à Johannès.

Assez! Je ne veux plus l'entendre. Fais-la taire. C'est trop affreux! C'est trop.

JOHANNÈS, <iui vient s'accroupir sur les marches près de la foUe.

Il n'est plus sous la terre, Murrhina; tu sais bien qu'il est là-haut, au ciel, Heureux près de Marie et près de Gabriel, Que Gabriel le fait jouer avec les anges, Que Marie en a soin et lui borde ses langes.

Et qu'ils te le rendront tout paré de leurs mains. Et qu'alors, par l'azur et l'or de clairs chemins Où Christ fera le jour dans ta raison sans voiles. Où tous tes pleurs versés fleuriront en étoiles, Ton pauvre enfant, ton cher petit, tu le verras Venir à ta rencontre en te tendant les bras,

MURRmNA.

Oui, oui, je le verrai, Ju le dis, j'en suis sûre. Quand tu parles, déjà tout se dore et s'azure. Et dans le ciel promis qui s'entr'ouvre à ta voix Je le vois qui m'appelle et m'attend, je le vois!

(Elle demeure comme en extase.)

l'infirme et PALUS, avec enthousiasme.

Il guérit tous les maux.

LES PAUVRES, d'une voix forte.

Amen!

SERGIUS, avec enthousiasme.

Il sait remettre Tous les péchés.

LES PAUVRES, d*unc voix plus forte.

Amen!

TRULLA, avec un enthousiasme croissant.

Le bon pasteur, le maître.

Le divin maître en qui renaît Christ aujourd'hui...

PALUS, même jeu.

Christ en personne...

SERGIUS, même jeu, plus violent encore.

Christ dans sa gloire, c'est lui!

LES PAUVRES', au comble de l'exaltation.

Amen ! Amen !

JOHAN^îÈS.

Silence, ô voix blasphématrices !

Vous outragez la croix, les saintes cicatrices,

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