ACTE PREMIER. SCENE II
Désormais les bouffons, d'ailleurs, sont inutiles. En est-il un plus gai que toi, nez qui rutiles? Puis, tu nous as sauvés de son poème. Enfin Ce gros homme, à la voix de stentor, est très fin, Malgré son ventre d'outre et sa gorge en tonnerre. Bdella, quel est le roi des arts?
BDELLA.
L'art culinaire.
ZTfTHOPHANÈS.
L'auguste vérité par sa bouche parla.
Et quel est l'empereur des cuisiniers?
BDELLA.
Bdella.
ZTTHOPHANÈS.
L'orgueil sied au génie, et je t'honore, panse. Ton artologanus, c'est une œuvre?
BDELLA.
Oui, je pense.
ZYTHOPHANÈS, lui touchant le front.
Il sort de là?
BDELLA.
Lui-même.
LA MARTYHE.
ZYTHOPHANÈS.
sort immérité, Que toi, tu n'ailles point a la postérité!
Mais, pourquoi pas?
BDELLA.
GLAUCUS
Va, sois tranquille, je m'en charge.
Ton nom dans un distique, une scholie en marge, Et c'est fait. Oh ! de rien ! Ne me dis pas merci.
FLAMMEOLA, qui a goûté le gâteau.
Pas très bon, ton gâteau!
BDELLA ,
Hein! Quoi! Pas bon, ceci!
Une pâte de somphe et de criste-marine Pétrie en pleine crème à la fleur de farine, Avec de Thuile vierge et du vin, du vin tel Que Tartologanus brûle comme un autel.
Tout parfumé d'anis, de cumin et de poivre!
Ah! la critique est dure! Et ce coup-là me navre.