‹ La mascarade de la vie parisienneChapitre 10 sur 44 · UNE RECEPTION DE CHIFFONNIERS · texte numérisé non relu

UNE RECEPTION DE CHIFFONNIERS

La police de Paris, quoiqu'elle soit la plus habile de toutes les polices, ne put donner aucun renseignement sur Claire, et Couturier crut sa fille perdue à tout jamais.

— Elle est morte, répétait-il sans cesse à Topino.

— Si un accident était arrivé, disait le chiffonnier, on le saurait. Couturier dépérissait à vue d'œil ; il n'avait de courage à rien, et

restait de longues journées dans sa maison étendu sur son lit, l'œil sec et ne quittant pas sa pipe. De muettes bouffées de tabac se succédaient les unes aux autres, qui étaient le seul engourdissement de ses pensées. Topino résolut de frapper un grand coup.

— Qu'est-ce que tu dirais, Couturier, si j'avais deviné pourquoi Claire a disparu ?

— Tu le sais donc?

— Je m'en doute.

— Parle vite?

— Peut-être vaudrait-il mieux que Claire fut perdue pour toujours !

— Que dis-tu?

— Tu veux la vérité?

— Que m'importe si mon enfant n'est pas mort.

— Eh bien! j'ai toute raison de croire que Claire est partie...

— Partie... répéta Couturier plein d'anxiété.

— Avec quelqu'un.

— C'est impossible, s'écria l'apprêteur. Et si un autre que toi venait me répéter un pareil mensonge, il faudrait qu'un des deux y passe.

— J'ai eu tort de te dire ça brutalement, mais c'était dans ton intérêt.

— Ah! Topino, je sais que tu ne nous veux que du bien. Mais toi qui aimais Claire, comment as-tu pu penser qu'elle m'aurait abandonné pour suivre quelqu'un? C'est impossible. Elle si sage, si travailleusti ! Non, ça ne se peut pas.

— Je ne l'ai pas vu, mais j'en ai presque des preuves.

Alors le chiffonnier parla à Couturier de l'achat de cette bague d'homme qui devait nécessairement entrer au doigt de quelqu'un.

— En as-tu parlé? demanda Couturier.

— A personne.

— Tant mieux, nous garderons le secret à nous deux. Quand j'aurai trop de peine à le porter, j'irai te trouver, et nous parlerons d'elle, quoiqu'elle soit bien coupable...

— Ce n'est pas les femmes qui sont coupables, dit Topino, mais les hommes. Claire aura écouté un séducteur ; elle se sera laissé tromper comme tant d'autres.

— Si jamais je les rencontrais ensemble !

— Eh bien !

— Je le tuerai.

— Laisse donc : tu irais au-devant de ta fille et tu lui ouvrirais tes bras. L'amour paternel marche avant la vengeance.

— Tu as toujours raison, mon brave Topino.

— Car enfin, mettons que nous tombions juste. Claire s'est sauvée avec quelqu'un : ou elle se trouve bien avec lui , ou elle est mal; si elle est mal, qui est-ce qui l'empêche de revenir?

— Elle n'ose pas, elle a honte de sa faute.

— Oui; mais elle connaît son père qui est indulgent, et elle n'hésiterait pas à venir demander son pardon. Mettons qu'elle te craigne, elle tombe chez moi, son oncle Topino, qu'elle a toujours mené par le bout du nez.

— Je crains qu'elle ne soit trop bien ailleurs, s'écria Couturier.

— N'aie pas peur, mon vieux, nous la retrouverons. Et d'aborJ, j'ai besoin de toi.,. Tu vas quitter la Maison-Rouge, momentanément.

— Pour aller?...

— Chez moi ; ton commerce ne marche pas, et tu peux m'êlre utile...

— Si Claire revenait un jour et qu'elle trouve la porto lerraée !

— Elle viendrait chez moi auparavant... Je connais les femmes... Tu emmènes Tom avec toi et tu viens m'aidcr dans le chiffon , car il faut que nous gagnions beaucoup d'argent dans ces deux mois.

— Pourquoi faire tant d'argent ?

— Pour retrouver Claire; je veux mettre Paris à l'envers... J'ai des idées, et des idées, c'est des feuilles sèches quand on ne les arrose pas avec de l'argent... Tu sais. Couturier, que je ne tiens pas à l'argent pour moi, mais il s'agit de Claire, et nous en gagnerons...

— A la bonne heure ! s'écria Couturier dont les yeux se ranimaient.

Topino voyant l'apprèteur dans de meilleures dispositions, le mena chez un marchand de vins, et là, en face d'une bouteille, il exposa son plan de fortune.

— Je peux gagner mes trois francs dix sous par jour en travaillant ferme; mais je me contente de cinquante sous, parce que je fais le dimanche et que je donne trop de temps à mon école... En me forçant , j'arriverai à trois fi-ancs quinze sous , et toi , de ton côté , tu pourras gagner une pièce de quarante sous en commençant... Il y a une certaine manique à attraper, qu'on ne sait qu'avec le temps. Nous voilà donc tous les deux à la tête de cinq francs quinze sous par jour. Nous dépensons trois francs.

— C'est trop, dit Couturier.

— Non, ce n'est pas trop : deux loyers à payer, deux bouches à nourrir, deux hommes à entretenir, à blanchir ; au contraire, ce n'est pas assez... Je mets cinq sous de plus par jour pour l'imprévu. Il nous reste donc cinquante sous de bénéfice net que nous plaçons à la caisse d'épargne, à seule fin de ne pas y toucher. En un mois il y a donc soixante et quiuze fnmcs d'économies , soit cent cinquante francs pour deux mois sans compter les intérêts... Eh bien, mon vieux, crois-tu qu'avec cent cinquante firancs on peut retrouver Claire ?

— Oh! brave Topino, il n'y en a pas deux comme toi sur la terre! s'écria Couturier ému.

— Laisse-donc; tu me remercieras quand je te rendrai ta fille. Maintenant il faut que tu apprennes à te servir du crochet, sans

quoi les chiffonniers to feraient des misères. Il y a une réunion demain, et je te présenterai.

L'état de chiffonnier est un état libre qui ne demande ni patente, ni achat de clientèle , c'est ce qui le rend si facile à exercer en apparence que tous les gens déclassés , tombés quelquefois de haut , viennent s'y jeter. Les ouvriers sans ouvrage croient que l'état de chiffonnier leur donnera du pain ; d'autres s'imaginent que c'est un métier agréable, qui consiste à se promener et à ne rien faire : c'est surtout aux moments de crise commerciale que le faubourg Saint- Marceau se remplit de malheureux sans ouvrage qui viennent troubler la corporation des chiffonniers. Une enquête sérieuse qui fut faite en 1830, par ordre du gouvernement, donna une statistique curieuse des ouvriers jetés dans le chiffon par le trouble de la révolution. Tous ces ouvriers demeuraient dans des garnis à deux sous la nuit et on put constater dans ces garnis la présence d'ouvriers provenant de tous les corps d'état.

Or, les nouveaux qui auraient suffi pour porter l'industrie française chez un peuple sauvage, avaient profondément troublé la population des chiffonniers et des chiffonnières à demeure dans le faubourg Saint-Marceau. Quoique exerçant le métier le plus libre eu apparence, les chiffonniers obéissent à de certaines lois que les nouveaux venus violèrent sans le savoir. Ainsi, chaque chiffonnier a son quartier, ses tas d'ordures à lui , et il ne fouille pas dans d'autres tas , son butin de la nuit fùt-il minime ; il s'exposerait à se mettre toute la corporation à dos, et à s'attirer un mauvais parti. Les nombreux ouvriers sans ouvrage rodèrent par toutes les rues , écrémèrent les tas d'ordures, devinrent maraudeurs par ce seul fait, et abaissèrent les tarifs en vendant en gros tout ce qu'ils avaient ramassé la nuit, car ils créèrent un intermédiaire de plus, qui prit le plus clair des bénéfices en sa qualité de trieur.

Les vrais chiffonniers, comme Topino, se gardaient bien de vendre leurs hottes pleines, ce qui eût été du chiffonnage naïf; ils triaient les objets, les classaient et savaient les faire valoir à l'œil, toutes choses qu'ignoraient les barbares qui venaient de s'emparer du faubourg Saint-Marceau, car les nouveaux venus, dans leur déntnnent, ne se servaient ni de crochets ni de hottes... Ils prenaient à la main tout ce qu'ils trouvaient ; les hommes portaient leur butin dans un coin de leur blouse , les femmes dans leur jupon.

Il en résulta dos querelles sanglantes entre les anciens chiffonniers et les chiffonniers marrons qui gâtaient le métier, et la plupart des nouveaux furent obligés de quitter la place ; mais cette lutte amena une certaine sorte do corporation, où les intérêts furent désormais garantis, grâce à l'intluence qu'exerça Topino qui, par son bon sens, l'amour de sa profession, sa sobriété et son honnêteté , représentait une sorte de mère des chiffonniers. Dès lors un postulant ne fut reçu dans la corporation qu'après un certain stage, pendant lequel il ne devait violer aucun des statuts établis.

Une exception était admise en faveur des parents des chiffonniers qui, sur la présentation de deux membres, recevaient le nouveau en séance publique, dans une salle du cabaret du Petit-Bicêtre ; mais il y avait quelques interrogatoires à subir, ainsi que quelques rites particuliers, et c'est ce qu'enseigna Topino à Couturier, afin qu'il ne parût pas trop novice. Quoique l'apprêteur fût le beau-frère de Topino, et que cette parenté lui valût droit d'entrée dans la corporation, il n'en existait pas moins de sourdes jalousies contre tout nouveau qui venait en quelque sorte s'emparer d'une part du gâteau nocturne que Paris pétrit dans le jour pour les chiffonniers.

— Il va y avoir une bonne place dans le quartier du Roule, dit Topino à l'apprêteur. Le père Bissac m'a parlé de se retirer; nous lui ferons une petite pension de trente sous par mois pour son tabac, car il va entrer dans un hospice de vieillards, et il sera trop content de nous la céder tout de suite

— Qu'y a-t-il à faire ?

— Il y a un concierge de la rue des Écuries-d'Artois qui se goberge dans sa loge et fait le monsieur, assis dans un bon fauteuil à la Voltaire. Ce concierge ne se soucie pas de balayer les escaliers de la maison : c'est maintenant une mode chez les concierges des riches maisons, et il donne dix francs par mois au père Bissac pour balayer tous les jours la cour et les trois escaliers de la maison. Cela te va-t-il ?

— Je ferai ce que tu voudras.

— Mais ce n'est pas tout ; il conserve exprès pour son balayeur les os de la cuisine, les eaux grasses que le père Bissac vend encore deux francs par mois à un nourrisseur de bestiaux de la banlieue qui vient les chercher tous les matins... Le père Bissac s'était fait bien venir de la maison; les bonnes, les femmes de chambre met-

talent de côté pour lui leurs vieilles nippes, les morceaux d'étoffes, un tas de choses dont elles ne savent que faire... C'est vingt-cinq francs par mois d'assuré dans cet hôtel,

— Voudra-t-on de moi ?

— Je connais le concierge, qui m'avait offert la place, mais c'est trop loin pour ma spécialité ; j'ai présenté le père Bissac qu'on a pris les yeux fermés sur ma recommandation. On en a été content et on sera encore plus content de t' avoir... Maintenant il ne faut pas reculer devant la dépense.

— Quelle dépense?

— Tu payeras la bienvenue aux chiffonniers du deuxième arrondissement. Us sont bien par là un peu aristos depuis qu'ils ont quitté le faubourg Saint-Marceau ; mais avec une dizaine dafrancs de bienvenue tu t'en tireras... Voilà ce que je te conseille ; c'est de payer ur» petit frichti à ceux du garni-modèle du quartier des Abattoirs.

— Je ne connais absolument rien de tout cela, dit Couturier.

— Je t'y conduirai. Ce sont des chiffonniers qu'un entrepreneur a réunis et à qui il a loué des petites chambres dans une espèce de maison de bois, au milieu des terrains vagues du Roule. Ils ont chacun un logement uniforme. Je n'aime pas ça pour moi, du moins, et il ne leur est pas permis de faire du tapage, ni de rentrer trop gris, ni de se battre. Il n'y a pas de mal. Mais ce n'est plus le vrai chiffonnier de notre faubourg. Ils ont pris comme l'air du quartier, le plus riche de Paris. Nous ne sommes pas mal avec eux, mais nous ne sommes pas bien non plus. Depuis qu'ils sont dans leur garnimodèle, ils nous regardent comme des Bohémiens ; voilà pourquoi tu ne feras pas mal de te mettre ami avec eux. Du reste il y aura un de leurs délégués au bureau ce soir.

Couturier alla se préparera sa réception.

Le cabaret du Petit-Bicêtre, où se réunissaient les syndics de la corporation des chiffonniers, est situé rue Mouffetard. Il ressemble à tous les cabarets en apparence, avec son comptoir d'étain et les deux petits cabinets étroits consacrés à ceux qui veulent y dîner ; mais, au fond, quatre marches conduisent à une salle longue, qui servait jadis de bal, et qu'on a abandonnée depuis la vogue de la salle du Vieux-Chène, le grand bal du quartier. Le propriétaire du Petit-Bicêtre a donné une autre destination à cette longue pièce, qui sert maintenant de lieu de réunion aux repas de corps, aux assauts

(le pointe, de savate et de boxe, et aux assemblL^cs de chiffonniers, hôtes accrédités depuis longtemps dans la maison.

Une estrade est au fond de la salle, dans laquelle prennent place suivant la circonstance, les musiciens ou les membres du Imrean.

Topino avait protilé d'une assemblée mensuelle pour présenter son beau-frère. A cette assemblée, étaient forcément présents un syndic des chiffonniers de chacun des arrondissements de Paris, c'est-à-dire douze membres du bureau, Icscpiels étaient dirigés dans leurs opérations par un président à l'année. Au-dessous du bureau se tenaient des délégués des divers arrondissements qui avaient voix délibérative, mais qui ne votaient pas.

L'aspirant devait se tenir debout pendant toute la séance, en signe de la force de ses jambes. Couturier eût été inthnidé devant cette assemblée, s'il n'avait été encouragé par les regards approbateurs de Topino, qui siégeait au bureau en sa qualité de syndic du douzième arrondissement.

Le président était un vieillard à barbe blanche, dont le symbole de dignité consistait en un petit crochet à manche d'argent qui lui servait à imposer silence <à l'assemblée. La salle était éclairée par des cliandellos posées sur le bureau.

— Comment t'appelles-tu? demandais président à l'apprêteur.

— Jean-Joachim Couturier.

— Ton âge ?

— Quarante-sept ans.

-:— Ton ancienne profession ?

— Apprèteur de pelleterie.

— Dans quel but te présentes-tu devant nous ?

— A l'effet d'être admis à exercer librement et sans entraves le métier de chilTonnier.

— As-tu rempli les obligations que nous exigeons des nouveaux?

— Voici ma demande signée d'un membre du bureau.

— Quel est ce membre?

— Topino, syndic du douzième arrondissement.

— Tu es en règle à présent ; la signature d'un syndic représente deux signatures ordinaires. Topino, peux-tu nous donner des renseignements sur la moralité de l'aspirant?

— C'est mon beau-frère, dit le chiffonnier, et j'en réponds comme de moi.

— Pourquoi as-tu quitté l'état d'apprêteur? demanda le président, en s'adressant h Couturier.

— Cela n'allait pas depuis quelque temps.

— Tu demeurais ?

— A Gentilly, au bord de la Bièvre.

— Tu nous apportes une attestation du commissaire de police?

— La voilà, dit Couturier, en faisant passer au bureau un certificat.

— Connais-tu nos règlements?

— L'honnêteté est inscrite à tous les articles, et je n'y ai jamais manqué.

— Que ferais -tu si tu trouvais un portefeuille rempli de billets de Banque, appar'tenant à un banquier?

— Je l'apporterais au syndicat,

— Cependant un banquier peut bien perdre quelques billets de banque.

— Mais, en lui faisant tort, je peux faire tort à d'autres.

— En entrant dans la corporation, tu deviens libre, tu vis la nuit pendant que les autres vivent le jour, tu n'as plus de rapports avec tes concitoyens... Leur dois-tu aide et protection?

— Sans doute.

— Comment cela ?

— Mon devoir est de signaler des voleurs que je remarquerai la nuit, ou d'arrêter des assassins sans peur pour ma vie, d'indiquer leur chemin aux gens égarés, de protéger les femmes poursuivies, enfin de prêter mon concours au maintien de l'ordre.

— Vis-à-vis de tes camarades quels sont tes devoirs ?

— Ne pas leur chercher querelle, respecter leurs quartiers, vivre avec eux en frère et les aider dans le malheur.

— Voilà le crochet, dit le président en tendant un long crochet à Couturier ; montre-nous comment tu t'en sers?

Couturier passa autour de ses bras les lisières qui retenaient le panier d'osier préparé et s'avança du côté du bureau, tandis que le président déchirait des morceaux de papier en petit carré et les passait à un délégué qui les sema sur le plancher.

C'était là la principale épreuve.

Il n'est pas extrêmemeni diflicilc de saisir un objet à l'aide d'un crocliet pointu, quoique cependant il soit nécessaire d'avoir quel-

qu'adresse pour tomber juste sur l'objet, au milieu d'un tas d'ordures ; mais piquer de petits fragments de papier, suivant la méthode, demande un certain apprentissage. Par cette épreuve le comité reconnaissait si le postulant était patronné chaudement par ceux qui le présentaient, car cet exercice veut une sorte d'initiation. Dans la manière de tenir le crochet et de s'en servir, les juges voyaient au premier coup d'œilsi 1 homme était dans le secret.

L'un des délégués présenta une petite lanterne à Couturier afin qu'il fût harnaché comme un soldat qui va à l'exercice, et au même moment le tribunal souilla toutes les chandelles du bureau, ce qui rendait répreuve encore plus diflicile. La lanterne ne projetait qu'une faible lumière et les petits morceaux de papier déchiré se remarquaient à peine sur le plancher; mais Couturier avait été dressé par un bon maître ; dès son premier coup de crochet, à la foçon nette dont il le reporta sur son épaule droite, et au troisième mouvement qui consistait à faire tomber d'un coup saccadé l'objet dans la hotte d'osier, toute l'assistance connut qu'il y avait une complète initialion.

— Cela suffit, cria le président, en rallumant les chandelles du bureau.

Couturier s'arrêta.

— Couturier, continua le président, tu es reçu dans la corporation des chiffonniers de Paris ; tu as répondu à toutes les questions, tu eu parais pénétré. Fais ton métier en honnête homme et viens recevoir l'accolade d'usage.

Couturier s'avança près du bureau, se frotta à la barbe du vieux chiffonnier, et embrassa les uns après les autres les délégués des douze arrondissements. .\ussitût après, le propriétaire du cabaret entra apportant deux énormes bols d'eau- de-vie enflammée qui firent pidir les lumières et remplirent la salie de reflets bleuâtres.

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