‹ La Maternité et Ses Effets Juridiques dans le Code Civil de 1804 et le Code PénalChapitre 69 sur 100 · SECTION II. — L'ÉDUCATION · texte numérisé non relu

SECTION II. — L'ÉDUCATION

232. Caractère généralement artificiel de l'éducation. — On peut dire, en général, que l'éducation donnée encore à l'heure actuelle revêt un caractère fort arüficiel, et manque beaucoup d’esprit de suite.

La pédologie (1) est une science toute récente et qui n’a pas encore produit d'effets pratiques.

Aussi, depuis la première enfance, où l'enfant apprend une série de mots barbares dont on lui interdira plus tard l'usage, où ses défauts les plus naturels, comme la gourmandise, sont stimulés par l’appât de récompenses qui les flattent, pour obtenir sur d’autres terrains des concessions de sa petite personnalité capricieuse et obstinée, jusqu’à l’adolescence où deux méthodes contraires produisent chez les garçons et chez les filles, destinés pourtant à vivre un jour ensemble, des résultats opposés mais également fâcheux, et des dissemblances fort préjudiciables à la bonne entente future, on n’aperçoit aucune règle directrice précise el bien logique; mais c’est pour l'enfant déjà grandi, dont la personnalité s’affirme, dont le corps se forme et les sens s’éveillent, que les erreurs, les ignorances ou les faiblesses de la famille produisent les résultats les plus néfastes et marquent une empreinte indélébile dont la vie entière se ressentira.

233. Licence des garçons. — Pour les garcons, auxquels on hésite d’ailleurs à enseigner posément les plus admirables phénomènes naturels, en les appelant par leur nom, on semble d'autre part les pousser à en apprendre et à en pratiquer les plus odieuses parodies.

Le plus souvent, on n’osera pas en temps utile leur dire ce qu'est le mariage, leur montrer son caractère auguste, et de: quelle façon il sert à accomplir l'œuvre sacrée et nécessaire de la procréation, mais on laissera s'éveiller leurs curiosités qui se satisferont de la façon la plus malsaine, aux sources les moins dignes de confiance; on les laissera faire la triste expérience des rapports des sexes détournés de leur sens primitif, et revêtant une forme avilissante, et, sans leur inspirer la confiance qui permettrait de connaître de leur bouche leurs exploits, et de remettre au point leur vanité mat

(4) Élude de Penfant, de ræidos, enfant et 6yos, discours.

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placée, on rira, on s’enorgueillira peut-être des bonnes fortunes qu’ils cacheront mais qu’on apprendra fortuitement.

Toute leur famille leur aura donné, d’ailleurs, à cet égard, un tel exemple d'hypocrisie, de dissimulation, mais aussi de liberté, qu'ils se sentiront encouragés à ne garder aucune mesure et croiront indispensables, à la formation d’un homme complet, les pratiques les plus capables de l’avilir, de l’abaisser et de lui faire perdre sa virilité.

Les mères de famille les plus honnêtes, les plus respectables et les plus timorées, ne s’étonneront pas que leur fils « fasse la noce » puisque, leurs douces illusions de jeunes filles une fois perdues, elles sauront que son père en avait fait autant, et que personne ne le lui a jamais reproché...

234. Pudibonderie des filles (1). — Par contre, ces mêmes mères de famille exigeront de leurs filles la tenue apparente la plus réservée. Elles les laisseront dans lignorance la plus complète des choses qu’elles auraient le plus besoin de savoir, à l'âge où tout leur être se trouble et subit des transformations qui, si elles ne sont pas prévenues, doivent les étonner profondément. Sous prétexte qu'on ne parle pas de certains sujets devant les jeunes filles, celles-ci, qui ne pourront trouver auprès de leurs parents ou de gens respectables le mot d’énigmes douloureuses, le chercheront ailleurs, et croiront l’obtenir précisément des petites amies dont la tenue semblera la plus éloignée de celle des personnes respectables, si maladroitement silencieuses (2).

Elles se formeront ainsi sur la vie, sur l’homme, sur le mariage les idées les plus fausses, idées que leurs parents ne pourront pas même remettre au point, car elles se garderont de faire part à ceux-ci des confidences qu’elles auront cru devoir solliciter en cachette.

(4) Voir fin du N° 160.

(2) Lire, pour juger les fruits d’une éducation trop étroite, Mademoiselle Dax, geune fille, de Craupe Farrère; ce livre est très triste. Comme on voudrait qu'il ne fût pas vrai!

Certaines, pourtant, pourront rester dénuées de toutes connaissances précises, avec seulement des aspirations et des désirs inassouvis; elles seront les « petites oies blanches » rêvées, pour constituer d'excellents partis à de jeunes libertins ; mais, dans la brusque révélation de mystères dont on ne leur aura pas montré la beauté, elles pourront éprouver au soir de leurs noces des déceptions cruelles qui ternirent leur vie entière (1).

La pudibonderie qu’on aura exigée d'elles ne sera pas toujours d’ailleurs une preuve de leur pudeur intime, et je me défie d’une « sainte nitouche » que des paroles offusquent, et que peut-être des actes épouvanteront moins.

Par contre, des jeunes filles à l’air émancipé, ne le seront pas aussi souvent qu'elles le paraissent, et souvent la liberté d’allures affichée masquera une réelle innocence.

La jeune fille est un être infiniment complexe, qu'il est très difficile de connaître, et je crois que le seul moyen d’être sûr de la maintenir dans la bonne voie, est de provoquer de sa part une confiance entière.

En outre, à mon avis, « les jeunes filles doivent savoir », comme le disait M. Gaston Devore dans un article au sujet de sa pièce « Pages Blanches » (2), tout au moins dès que leur curiosité est sérieusement éveillée et, au plus tard, avant qu’elles soient amenées à conclure un mariage qui, considéré comme contrat, ne doit pas être tenu pour valable, si l’une des parties ignore les éléments essentiels de cette convention si importante.

235. Lâcheté des parents. — A cet égard, la lâcheté des parents qui hésitent à donner à leurs enfants des notions, qui tiennent au plus profond d'eux-mêmes et seraient indispensables à la saine conduite de leur vie, me semble absolument inexplicable.

(1) Lisez trois horribles pages 114, 115, 116, de Mademoiselle Dax. (2) Matin, 18 novembre 1909.

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Je dis plus, je la trouve coupable, car on n’a pas le droit de cacher des choses si graves.

Je ne comprends pas qu’une mère consciente ose. livrer. mettons « confier » sa fille à un mari, sans que celle-ci sache ce qui l'attend, au risque de lui ménager de cruelles surprises, | étant donnée surtout l’inconcevable tolérance admise à légard des mœurs des jeunes gens.

Je ne conçois pas qu’on laisse la femme devenir apte à la maternité, et surtout aborder la réalisation de ce douloureux, mais sublime sacerdoce, sans lui en avoir délicatement appris la nature et la grandeur, et qu'une mère hésite, par une étrange timidité, à initier elle-même sa fille à la belle mission que celle-ci accomplira après lui avoir dû le jour; comment cette mère ne sent-elle pas combien ses enfants lui auraient plus de reconnaissance, s’ils savaient..….?

Je trouve inoui que nous en soyons venus à un point tel qu'on marie les jeunes filles, au lieu que ce soient elles qui se marient, quand le mariage est un acte si grave et si personnel.

236. Mauvaise préparation au mariage. — Le grand tort de cette éducation, conçue en dépit du bon sens, est de très mal préparer au mariage, aussi bien les jeunes gens que les jeunes filles, et surtout celles-ci. Les premiers n’y apportent pas le respect voulu, la volonté de se consacrer entièrement à la femme qu'ils ont élue, d'autant que leur patrimoine humain n’est déjà plus, trop souvent, intégralement conservé; les secondes commettent l'acte le plus grave de leur existence, sans savoir ce qu'elles font, et cette pensée me semble intolérable.

Un charmant petit acte de Mme Oddo-Deflou (cette féministe qui a su se garder des exagérations du féminisme), intitulé Bonheur conjugal, et représenté récemment au théâtre d'idées de Mme Sla’tof, met en scène deux jeunes femmes, qui révèlent ce que vaut le bonheur de certains ménages, et qui en font un tableau plutôt désenchanté.

Je veux croire que toutes les jeunes femmes n'éprouvent pas d'aussi cruelles déceptions, mais bien des mariages pourtant ne produisent pas le bonheur égal el serem, qui devrait résulter de l’union bien assortie de deux êtres, parce que précisément, trop de fois, les deux êtres qui s'unissent ne sont pas bien assortis, et que, par une éducation faussée, par une insuffisante préparation, on ne leur a pas donné le moyen de se choisir judicieusement.

Aussi, comme on comprend le cri loyal formulé par M. G. Devore dans l’article précité :

« Comment est-il possible d'admettre qu'on Jette une jeune fille qui ne sait rien dans les bras d’un mari? Ily a là comme un abus de confiance qui me choque. Cela prend l'aspect d’une trahison, d’un guet-apens. On a beau penser que l'affaire s’arrange en douceur au moment voulu. Oui, sans doute, souvent. Si le jeune époux a quelque noblesse d'âme, quelque délicatesse, si le respect n’est pas mort en lui, cela va tout seul. Mais il n’en est pas toujours ainsi. Oh! non, pas toujours ! Il ne faut pas oublier qu’il y a, de par le monde, quelques hommes que leur éducation amoureuse, l'esprit de blague avilissante qu’il est de mode d'afficher sur la matière, ont mal préparés à l’attendrissement, au trouble charmant et contagieux qui doit faire la leçon chaste, à la dévotion fervente qui doit élever l'âme d’un homme au-dessus d'elle-même, dans le moment glorieux où cet homme est l'inconscient serviteur des destinées d’une race.

« Songez aux impatients, songez aux imbéciles, songez aux brutes ! |

« Combien de mariages ne se seraient pas faits et combien de drames auraient été évités, si la jeune fille avait su ! Combien d'unions auraient pu être heureuses, qui furent lamentables, si l'heure trouble du début ne pesait sur elles !

« Ma conviction, que je voudrais répandre dans le public, est que nous avons le droit impérieux d'éviter à nos filles, pour le moment le plus émouvant de leur existence, le mo-

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ment où leur sensibilité sera surexcitée à l’extrême, où tous leurs jeunes espoirs s’exalteront dans une attente anxieuse, de leur éviter, dis-je, le terrible choc d’une violence morale, l'épreuve d’une détresse humiliée qui leur laisserait dans l’âme, jusqu'à leur dernier jour, un mauvais goût persistant.

« Oui, il faut leur dire tout, si vous voulez qu'elles aiment l'amour, qu’elles puissent plus tard s’y abandonner sans réserve, si vous voulez que les sources des joies les plus pures et les plus nobles ne soient pas pour elles à jamais taries, ou tout au moins empoisonnées.

« I] faut tout leur dire, car l'ignorance n’est pas la condition de leur innocence, et jamais le savoir sain n’a terni la pureté d’un cœur » (1).

237. L'excès de préparation. — La critique précédente porte sur ce qu'on appelle les jeunes filles et les jeunes gens du monde, c'est-à-dire de familles aisées. Il n’en est pas de même dans un monde qui a pourtant sa valeur, sa force, son énergie, son importance el sa beauté, et qu’on aurait tort d'oublier : le monde des travailleurs. On a reproché à M. G. Devore de n’y avoir pas pensé, et d’avoir fait une pièce purement aristocratique. Et de fait, il est certain que si les jeunes filles aisées ou riches peuvent être souvent trop ignorantes, les filles des travailleurs risquent au contraire de ne l’être pas assez.

Les contacts, les promiscuités, les misères de leur vie les exposent à une éducation trop précoce. Il n'est pas certain qu’elles apprennent la vie sous son jour le plus beau et le plus vrai, ni qu'elles considèrent le mariage dans toute sa grandeur, mais elles savent incontestablement à quoi s’en tenir de très bonne heure, trop heureuses même si elles n’ont pas passé bien jeunes de la théorie à la pratique. C'est ce que faisait jJudieieusement remarquer Fernand Mammale, sous le

(1) Voir aussi mes articles du FantoN : Jeunes filles (27 février 1909); Les inères de demain (4 décembre 1909 et 15 janvier 1910).

titre « Oies blanches » dans un numéro, paru en décembre 1909, du courageux organe L'action ouvrière.

Je ne puis résister au désir d’en extraire un passage plein, certes, d’amertume ironique, mais hélas, de vérité :

« Ce qui me chagrine, c’est surtout la perplexité dans laquelle vont être plongées nos grandes dames et nos grasses parvenues devant la délicatesse de cette éducation moderne, anxieuses d'en avoir trop ou pas assez dit. Quelle incertitude! Pauvres mamans!

« C’est pourquoi je me permets de leur soumettre une idée qui pourra, je l'espère, les lirer d'embarras.

« Qu'’elles obligent leur progéniture à faire un stage dans nos grands magasins, je ne pousse pas la cruauté jusqu’au point de leur conseiller les ateliers. Les Honoré, les Laguionie et autres directeurs principaux ne se refuseraient certainement pas à obliger leur clientèle cossue.

« Au bout de quelques mois, grâce à la complaisance et à l’amabilité bien connue des chefs, des caissiers et autres personnages de ces importants établissements, les Oies blanches, je vous l’assure, seraient complètement déniaisées, et pour peu que cela leur fût agréable, elles pourraient très facilement passer de la théorie à la pratique. Leur éducation serait alors complète.

« Que de peines épargnées aux futurs maris ! Reste à savoir s'ils en seraient satisfaits?

« Au fait, ce serait encore là une occasion offerte à M. Gaston Devore, de poser un nouveau problème au public parisien.

« Que l’on ne vienne pas à récriminer; c’est bien à cela que sont sujettes les filles et les sœurs d’ouvriers, avec cette circonstance aggravante qu'on a toujours un prétexte tout prêt pour les jeter sur le pavé, si elles résistent ou se révoltent, et que souvent elles succombent, non par frivolité, mais pour obtenir, conserver ou augmenter le morceau de pain indispensable pour vivre, alors que les filles de la haute noblesse auraient toujours la faculté de réintégrer leur somp-

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tueux appartements, si le système d'éducation employé ne leur convenait point. J'ajoute que les jeunes marquis et les petits sucriers auraient ainsi une plus grande facilité pour contribuer à la chute des compagnes momentanées de leurs sœurs, par les trompeuses espérances qu'ils ont toujours l’audace de leur donner. ».

Certaines enfants du peuple échappent, il est vrai, à cette formation trop précoce; mais ce sont celles qui sont élevées dans les couvents, et c’est peut-être pire.

En effet, leur ignorance plus profonde encore que celle des jeunes filles du monde, parce qu’elles n’ont pas vu la vie familiale autour d'elles, les idées particulièrement étroites qu'ont pu leur inculquer des personnes excellentes, mais tout spécialement incompétentes en cette matière, en raison même de leur vocation et de leurs vœux, les exposent d’une façon particulièrement dangereuse aux périls qui les assailleront dès leur sortie du couvent, sans être nullement préservées, par un heureux entourage et par la facilité de la vie, de toutes les tentations auxquelles elles se heurtent, et des tromperies indignes dont elles sont les victimes dési-

gnées.

238. L'éducation hors de la famille. — Les jeunes filles du monde elles-mêmes, qui n'auront pas les mêmes tentations ni les mêmes excuses, n’échappent pas d’ailleurs à la méthode bizarre qui consiste à confier à des personnes ayant renoncé définitivement au mariage l’éducation de futures mères de famille.

Voici ce que m'écrivait à cet égard un curé très orthodoxe, qui a le mérite ici de voir les choses comme elles sont, et de lés'direr:

« Et puis, il faut tout dire, l'éducation des sœurs a été funeste à la mère et à la femme française!

« D'ailleurs, cette éducation a fait complètement faillite, et ce n’est point moi qui le regretterai.

« Les religieuses n’ont point du tout été faites pour se

charger des filles, compagnes inséparables et normales du mari.

« Comment donc! Voilà de jeunes nonnes de 16 et 17 ans, qui ne savent absolument rien de la vie réelle, mais qui ont une guimpe et je ne sais quelle jupe ou quel voile, et qui vont prétendre élever ma fille! Jamais de la vie, par exemple !

« Mais enfin, puisqu’en France, les mères onttrouvé facile (en effet, c’est une solution commode !) de se débarrasser ainsi de leurs filles, à quoi ont-elles réussi? A les déformer, à les habituer à la dissimulation, à la ruse, à l'hypocrisie, à leur fausser l’esprit, la conscience, à en faire des créatures incolores et sans saveur, baissant bêtement les yeux, embarrassées de leurs bras et jambes; en un mot, absolument pas faites pour comprendre un homme, un mari.

« Or, le garçon compte sur sa femme, qui a seulement appris à lire, écrire, compter, etc., qui a été instruite, mais pas le moins du monde éduquée, chose qu’on a toujours confondue chez nous!

« Eh bien, il peut compter sur elle! Il sera déçu! Tout ce qu'elle doit savoir, tout ce qu'il est de son métier de connaitre, lui a seulement été entre-bâillé d’une main farouche, et qui vite voile la face, comme un immense péché mortel! Croyez-moi bien, et retenez ceci, Monsieur, si des religieuses se campent épouvantées et ont l’air effrayées de choses, pourtant voulues de Dieu, c’est, si on lisait bien sur leur visage, le dépit qu’elles éprouvent de ne pouvoir accomplir le rôle magnifique qui incombera un jour à leurs élèves! »

Et plus loin :

« Pensez donc! une Américaine de quinze ans qui regarde en face un garçon! Oui, bien sûr! Leurs élèves à elles ne regardent pas en face, mais le soir, elles tâächent d’avoir rendez-vous sous la feuillée! »

Ceci se rapporte à ce que je disais plus haut de la fausse pudibonderie assurément pernicieuse, et qui fait tomber dans l'un ou l’autre excès.

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Il est certain que, d'une façon générale, les Jeunes gens des deux sexes arrivent au mariage fort mal préparés.

Quand donc saura-t-on leur en montrer les beautés et les grandeurs, assez pour leur en faire accepter avec Joie les. charges, qui leur auront été dévoilées sans restriction, afin qu'ils ne puissent jamais reprocher à personne de les avoir trompés, au moment où ils doivent engager leur vie entière.

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