XXVIII PRÉFACE
sible, surtout en rendant manifestes par des signes aisés à constater, les altérations auxquelles elles sont sujettes. Ici encore s'impose la notion de vie moyenne ; mais d'une vie moyenne dont nous sommes heureusement en mesure de prolonger la durée.
L'azote et l'oxygène atmosphériques, mêlés dans l'air en proportions convenables pour entretenir la respiration animale, n'acquièrent une haute valeur industrielle que par leur séparation à peu près complète. Pour les isoler l'un de l'autre, et aussi pour préparer à l'état de pureté les autres gaz de l'atmosphère, le procédé le plus commode est aujourd'hui leur liquéfaction préalable. La liquéfaction de Tair, procédé industriel de préparation de l'oxygène ! Voilà qui eût semblé bien paradoxal, alors qu'on nous enseignait, il y a cinquante ans à peine, Timpossibilité de cette liquéfaction. Mais un jour Cailletet, en utilisant le froid produit par la détente de l'air parfaitement sec, obtient et montre aux savants la première goutte d'air liquide. On en produira bientôt des litres, des mètres cubes. Et comme la houille accumule en nos mains