‹ La matière médicale chez les ChinoisChapitre 16 sur 39 · PLOMB · texte numérisé non relu

PLOMB

Plomr, yuen, Pen-tsao; he-yaen, hiu-yen, Mérat, Delens.

Le plomb est considéré comme mâle, yang , et le père des cinq métaux principaux : il existe cependant une certaine confusion pour les Chinois entre ce métal, le zinc, l'antimoine et l'étain.

Le plomb qui vient de l'étranger renferme toujours du cuivre et du fer; aussi est-il moins bon que celui du pays, qui est regardé comme antidote de l'arsenic et du soufre.

Le Pen-tsao recommande de faire usage de vases de plomb pour conserver l'eau , et ajoute que ce procédé prévient la formation du goitre.

Les ouvrages chinois mentionnent la paralysie saturnine.

Minium, houang-tan, tsong-tan; song-tan; czzan-dan, Tatar. , 124; wei-tan, tung-tan, Hanbury, 33, 34; hwang-tan, yuen-tan, tan -J en, chu -f en, hung-tan, F. P. S., 699, 727.

Confondu par le Pen-tsao avec le massicot; on le prépare surtout dans le Kiang-si par la calcination du plomb. En poudre jaune orangé, d'après M. Hanbury, il renferme toujours une petite quantité de carbonate de chaux. On emploie l'oxyde de plomb comme astringent, antipériodique et anthelmintique ; il sert aussi à préparer des collyres , des emplâtres , des pommades.

Litharge, my-to-seng, Pen-tsao; meih-to-sang, Hanbury, 33.

Le my-to-seng , qui est apporté en Chine des mines d'argent de la Perse en masses grisâtres, à texture cristalline, est d'un fréquent usage parmi les Chinois , qui le font entrer dans un grand nombre de préparations médicales ; ils s'en servent beaucoup aussi pour la teinture des cheveux. On en fabrique actuellement de grandes quantités en Chine, dans les exploitations des minerais de plomb argentifère.

La litharge passe pour antiphlogistique , anthelmintique, détersive; elle est en particulier appliquée sur les abcès de la mamelle, les polypes nasaux et diverses affections cutanées. Elle entre dans la composition de différents emplâtres.

Acétate de plomb.

Les Chinois l'emploient quelquefois comme styptique. On l'obtient en traitant par le vinaigre du plomb auquel on a ajouté une petite quantité de mercure.

Cérlse, yuen-fen; peh-fen, fen-yuen, fen-sih, hu-fen, kwang-fen, shwui-fen, kwan-fen, yuen-fen, F. P. S.,

Le carbonate de plomb , connu depuis l'époque du grand Yu , est surtout employé comme fard, et passe pour posséder des propriétés astringentes, anthelmintiques. Il entre comme base dans des emplâtres, liniments et onguents contre les brûlures, les anthrax, les éruptions, etc.

ÉTA1V

Etain, sy ; yang-sih, sih, F. P. S., 864, 1149.

Recueilli, dit-on, en Mongolie, il est confondu par les Chinois avec l'antimoine.

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