‹ La matière médicale chez les ChinoisChapitre 22 sur 39 · REPTILES · texte numérisé non relu

REPTILES

Tortue, pie-kia, Pen-tsao; pieh-kiah, F. P. S., 409; bietoa,Tatar. , ^^pit-kalp, Carey, 18.

On emploie un Emys du Kiang-sou, du Hou-nan, dont on mange la chair, qui passe pour pectorale et émolliente. Sa graisse empêche, dit-on, les cheveux de blanchir. L'écaillé, incisée en petits fragments, est donnée en décoction corroborante. La carapace, dont on a grand soin de compter les traces de côtes, car lorsqu'il y en a neuf leur valeur est plus grande , passe pour avoir une saveur salée, froide; elle pénètre le foie. On la fait bouillir dans de l'eau vinaigrée pour en faire une gelée. On la donne contre les chancres , les hémorrhoïdes ; elle passe pour apaiser la chaleur des os des phthisiques. Elle est aussi très-es-

timée dans le traitement du rhumatisme , la débilité et l'aménorrhée. On s'en sert comme aphrodisiaque.

Calcinée et pulvérisée , lécaille de pie-kia sert à faire une teinture antifébrile.

Le hoa-kouei, wu-kwei, est une tortue terrestre ou d'eau douce, dont la carapace, shwui-kwei-kiah [pai-kwei-pan, F. P. S., 1142; qui-pahn, Carey, 56;0wy-fom,Tatar., 216) sert à faire une gélatine très-estimée. On la réduit en poudre pour en faire des pilules toniques, arthritiques, et surtout très-vantées pour les maladies des reins. Les cendres facilitent l'accouchement et cicatrisent les plaies.

La tortue à poils, lou-ma-kouei, Pen-tsao, luh-mau-kwei , passe pour chasser les serpents et reptiles venimeux. Elle doit son aspect au développement de conferves parasites. Sa chair est réputée excellente contre des maladies de toutes sortes.

Scinque, che-long-tsee, Pen-tsao.

Une espèce de Scincus, qu'on trouve dans les montagnes du Hou-pe , du Kouei-tcheou et de Ping-yang , est quelquefois employée en médecine contre la suppression des urines, la gravelle et quelques hémorrhagies. On recommande de ne pas donner ce médicament à saveur salée, et qui a un peu de poison, avec le soufre et lefou-y (Populus tremula ).

Gecko, cheou-kong , Pen-tsao; loui-kong-che.

Très-commun dans toute la Chine , le gecko est dit avoir une saveur salée et contenir un peu de poison. Mais son principal mérite est d'être le critérium de la virginité. Il suffit de mettre dans le creux de la main de la fille suspectée un peu de sang de cheou-kong, et de lui faire plonger la main dans l'eau; le sang tombe-t-il , c'est un signe assuré que la fille n'est pas vierge.

Serpents, skie, F. P. S., 1061; sze-tuy, Tatar., 399; che, Pen-tsao.

On emploie dans la médecine chinoise la chair et la peau de

divers serpents, tels que le choui-che, en ayant bien soin d'en séparer la tête et la queue, où on suppose que le poison est accumulé.

La peau d'un serpent venimeux, blanc, à ponctuations noires, passe pour efficace contre le rhumatisme , la lèpre , la paralysie, et le tchang-fou. Ce serpent vient des montagnes du Ssetchuen , où il est connu sous le nom de pe-koa-che , Pen-tsao.

Onrecueille le fiel du tsien-tsoui-fou , espèce venimeuse , contre les écrouelles et les ulcères, ainsi que celui du lin-che, Pen-tsao, grande espèce du Yun-nan, qu'on dit assez forte pour dévorer les hommes et les animaux.

Le jen-cfie, Pen-tsao, couleuvre du Kouang-si, longue de huit à dix pieds, entre dans l'alimentation des habitants, bien qu'elle passe pour renfermer un peu de poison. Elle est indiquée contre l'ophthalmie , les douleurs abdominales, etc.

Sous le nom de long-y , nous avons trouvé, dans notre collection de drogues , une dépouille épidermique provenant d'une couleuvre , d'après la trace des plaques du ventre , les formes de la queue s'atténuant insensiblement, et du cou peu marqué.

Le ou-che, noir, non venimeux, dissipe les flatuosités.

Le leang-teou-che , Pen-tsao, ou serpent à deux têtes, par suite de la forme de sa queue, passe pour antifébrile; le kin-che , Pentsao, du Kouang-si, est antidyssentérique.

Le shie-hwang, F. P. S., 1038, est un bézoard de serpent.

Tchi-che, clii-shê.

Serpents longs d'un à trois pieds, communs dans la province de la côte, au nord du Tche-li, se trouvent dans les masures , les rochers; on les chasse les 7 et 8 mai, et on les prend facilement, parce qu'ils s'enroulent. On en enlève les entrailles; on lave le corps; on les met en cercle et on les fixe avec de petites épines de bambou; on les sèche à feu doux. De son habitude de chercher un refuge dans les haies et crevasses , on conclut que, mêlé à d'autres drogues , il se faufile dans les recoins les plus secrets du corps.

Crapaud, mang, Pen-tsao; siao-mo.

Plusieurs espèces passent pour jouir de vertus médicinales.

Grenouille, chan-ho, Pen-tsao.

Plusieurs espèces de grenouilles sont employées parles Chinois.

On en prépare des bouillons et une gélatine considérés comme excellents dans la convalescence. Une grenouille brune, avec des taches noires sur la tête , le tsan-chou, Pen-tsao ; czan-zu, Tatarinov, 105, est surtout estimée pour la confection des bouillons et consommés.

La grenouille rainette, oitei , kouei , est mangée dans les cas de faiblesse générale.

Cette espèce paraît ne pas exister aux environs de Pékin.

Le têtard, ko-to, Pen-tsao; ko-teou, ko-lao, qui ressemble à un petit poisson, est employé contre la maladie dite kiai-tchouang .

Salamandre, ho-ldai, Pen-tsao.

On trouve dans les montagnes du Kouang-tong et du Kouang-si des salamandres de petite taille, à dos couvert de pustules, et de couleur jaune terne. Les Chinois disent qu'on les rencontre toujours par paires, et que le mâle se distingue par sa tête plus arrondie. Ces salamandres ont une saveur salée, ont un peu de poison, et sont préconisées contre la toux. On en fait aussi grand usage comme aphrodisiaque.

La salamandre terrestre, Salamandra maculata } Lour. (houkong) est préconisée contre l'épilepsie.

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