INSECTES
Cantharide, si-pan-mau, F. P. S., 1082; si-pan-mao, Pen-tsao.
On trouve quelquefois le Cantharis Erythrocephala en Chine, mais les Chinois ne font guère usage que du mylabre.
Epicauta, tsao-mao ; tsau-mau.
On trouve en Chine quelques espèces de ces insectes , réunis
aux cantharides par divers auteurs, mais on ne les emploie guère.
Mylabre, pan-mao-tchong , Pen-tsao; ban-mao, Tatar. , 4; mao-tchong.
Le mylabre employé par les Chinois est le Mylabris cichorii, Bilberg, caractérisé par ses élytres noires, marquées de deux bandes jaunes transversales et de taches jaunes sur le bord interne. Il est commun dans les diverses provinces, et vit sur certaines plantes, Faba, Dolichos, Evonyrnus, Silène, etc., où on le recueille en automne pour le dessécher et l'employer comme émétique, diurétique et contre-poison.
Le mylabre est très-fréquemment prescrit pour agir sur les organes urinaires, et aussi pour déterminer l'avortement, bien que le code mandchou ait édicté des peines très-sévères contre ce crime. Mais son usage le plus fréquent, ou tout au moins le plus vanté , est contre l'hydrophobie , par suite de la théorie que les Chinois ont conçue de cette maladie et de Faction du médicament; pour eux, la morsure d'un chien enragé détermine l'imprégnation de l'individu mordu , et la guérison ne peut avoir lieu que par l'expulsion du produit par les voies urinaires , car l'hydrophobie persiste tout le temps de sa gestation. Or, comme le mylabre détermine souvent des accidents du côté de la vessie, caractérisés par des urines sanguinolentes, ils supposent que le fœtus canin se trouve alors expulsé avec elles.
Le mylabre paraît être la base d'un remède anti-ophthalmique, dont le principal élément est constitué, d'après les Chinois, par les excréments de chauve-souris.
Il est très-probable que les Chinois emploient au même usage diverses espèces de mylabre, qui d'ailleurs sont assez faciles à confondre.
M. le professeur Maisch, de Philadelphie, a trouvé que le mylabre de la Chine renfermait un tiers de cantharide de plus que la cantharide officinale.
D'après M. Debeaux, on lui substitue souvent l'abeille.
Le mylabre passe pour un poison acre , salé , froid ; son usage est surtout funeste pour les femmes. On l'administre contre les chancres, les tumeurs, la dureté du ventre, les ulcères, la corruption du sang, mais il est surtout préconisé contre la rage.
Méloé, kiang-lang ; cian-lan, Tatarinov, 84.
Cet insecte, de couleur noire, passe pour un poison, et on en fait usage contre la dyssenterie, la leucorrhée et la rage. Mais comme il est assez rare, on lui substitue le mylabre de la chicorée.
Mante, tang-lang; sang-piao-siao , Pen-tsao ; tang-lang.
Une espèce verte , à abdomen très-développé , est préconisée contre la blennorrhagie , la spermatorrhée et l'incontinence d'urine. On fait aussi usage de ses nids, sang-piao-siao ; lang-lanc/ (san-piao-siao , Tatarinov, 319.)
Grillon, tsao-ma, Pen-tsao; czan-tuy , Tatar. , 106; hy- Uee, houang-ku.
Le grillon, qui plaît beaucoup aux Chinois en raison de son chant continuel, sert de base à un médicament qu'ils préconisent pour faire sortir les échardes entrées dans la peau.
On en fait aussi usage contre la rage : on fait prendre à la personne mordue trois ou quatre taupes-grillons dans une cuillerée de vin chinois : l'insecte est un peu plus petit que celui d'Europe. On fait prendre aussi au malade, en trois fois, trente pilules (de nature non connue) par jour. Il ne doit pas sortir de chez lui de la journée; avec ce traitement il est guéri, et même, dit-on, préservé pour toujours. (Perny. )
Sauterelle 9Jbu-tong, Pen-tsao; tcha-mong.
Klle passe pour un poison.
Libellule, Uing-ling , Pen-tsao.
On emploie les libellules contre les ulcérations de la verge.
Abeilles, mi-fong , Pen-tsao.
Les abeilles, autrefois très-cultivées par les Chinois, surtout depuis les empereurs mongols , sont aujourd'hui l'objet d'une attention moindre, depuis qu'on n'emploie guère plus que la cire de pe-la. On trouve encore cependant des ruches nombreuses en exploitation dans le Hou-nan et le Hou-pe.
Le miel (fong-mi; fiing-mih, F. P. S., 528) que fournissent les abeilles est de diverses couleurs, mais on estime surtout celui qui est blanc; il passe pour avoir une saveur douce, sans poison, bien que, pris en trop grande quantité, il détermine des coliques et même des convulsions. On remploie comme édulcorant, laxatif et pectoral, et on lui attribue même la propriété de dissoudre les cataractes lorsqu'il a été appliqué sur les yeux; on administre le miel comme antidote des alliages de cuivre.
La cire (mi-la; chvan-la, Tatar., 74)', que fournissent les abeilles, avait été longtemps négligée par les Chinois; elle est blanche (pih-mih-lah > F. P. S., 1254) ou jaune, chuan-la, Tatarinov, 74 (hwang-lah, F. P. S., 1255); wong-lap, Carey, 179. On t'administre contre les douleurs d'estomac, la toux, le délire, les hémorrhagies vaginales, etc. Mêlée à du jaune d'œuf et de la colle d'àne , elle constitue un médicament très-employé contre la diarrhée, la dyssenterie. On s'en sert pour enrober les pilules et pour fabriquer divers emplâtres et onguents contre les contusions et écorchures.
Les abeilles elles-mêmes sont entrées dans la thérapeutique chinoise comme remède de l'inappétence, de la dyssenterie et de la lèpre ; on en fait aussi usage comme antidote des alliages de cuivre.
Guêpes, houang-fong , fong-tang , Pen-tsao; fong-tang;
houang-fong ;fyn-f an , Tatar. , 137 \fong-fan , Debeaux ; ma-fong ; houang-fong.
Les guêpes noires sont dites ou-fong.
Les jaunes ont un peu de poison. Elles sont employées contre l'enflure douloureuse du ventre, les vomissements et les taches sur le visage.
On se sert quelquefois des dépouilles des larves torréfiées , dont on fait des pilules.
Les nids de guêpe, ouo-fong ; fyn-fan, Tatarinov, 187, sont employés dans les maladies du cuir chevelu.
Bourdon, tou-fong , Pen-tsao; ma-fong; tchou-fong.
Abondant dans les montagnes de Ou-tou-chan, où il habite sous terre dans de petits trous , le bourdon est armé d'un aiguillon qui le rend très-dangereux. Il est de couleur rouge-brun.
On l'emploie contre les morsures d'araignée, les ulcères, la leucorrhée. Il passe pour blanchir le visage.
Une espèce voisine, de couleur noire, tchou-fong , vit au milieu des roseaux , 'où elle se construit des nids gros comme un œuf; elle est très-recherchée des enfants, qui lui trouvent une saveur aigrelette. On prétend qu'elle guérit les rages de dents.
Galles de chêne, mo-che-tse ; mu-shih-tsze , muh-shih-tsze , F. P. S., 463; mo-szi-tsy , sian-don, siari-wau-tsy , Tatar. , 297 , 345 , 344.
Les Chinois , qui les considèrent comme des fruits , emploient en médecine les galles perforées , desquelles le Cynips est sorti ; ils s'en servent en poudre , qui est donnée dans la dyssenterie , la diarrhée chronique, les sueurs nocturnes, les pertes séminales, et dans la maladie kan des enfants. Ils en font aussi des applications à l'extérieur dans le cas de certaines éruptions et de maladies cutanées.
Les galles de chêne employées par les Chinois sont absolument semblables à celles que nous connaissons.
Sous le nom de lo-lo-fong , M. Debeaux décrit des galles de chêne, très-pesantes, de couleur gris noir à la surface, très-hérissées, qui se trouvent sur le Quercus caslaneifolia . Il donne le nom de tchuen-ho à des galles légères, rondes, d'un jaune pâle, et tout à fait semblables à celles du Quercus Robur.
M. Tatarinov en indique une sorte sous le nom de sian-dou,
Ver a soie, Uan, Pen-tsao; tsan-piao-siao .
Le Bombyx mori est employé comme médicament quand il est mort. Sa saveur est salée; il est sans poison.
On Femploie comme aphrodisiaque et antileucorrhéique.
La chenille du bombyx, Mang-tsan, tsan-yong-eul, est torréfiée et donnée dans les inflammations de la gorge.
On se sert aussi quelquefois de la chrysalide, tsan-piao-siao ; czan, Tatar., 115.
Les cocons, tsan-toui , sont aussi usités.
On a fait autrefois une huile empyreumatique de soie, yuch'au, F. P. S., 808.
La soie brute, houang-se, est indiquée dans quelques cas.
Les excréments de ver à soie sont aussi parfois employés.
Punaise, tcheou-tchong , Pen-tsao.
On fait usage de ces insectes torréfiés (Cimex); on emploie surtout les punaises de bois, et parmi celles-ci, celles qui vivent sur les saules, tou-j)o-tchong .
Cigale, tsan-tay, Pen-tsao; tchang-ti-po, Debeaux; tsyleao ; chan-tchong ; sin-toey, Carey, 137.
Sans poison; on emploie la dépouille des larves (sin-toey, Carey, 137), torréfiée, pulvérisée et mise en pilules, comme anthel-
mintique et contre la céphalalgie : elle est donnée aux enfants comme fébrifuge.
On leur substitue quelquefois la cigale du Chan-tong, hongliang-tchong ou chu-ki [Cicada sanguinolenta, Oliv., Huechys sanguinea, Am. et Serv.). On trouve cette espèce dans le Sse-tchuen, le Chan-si, le Hou-nan et le Hou-pe , sur les Ailanlhus, Bronssonetia, etc. , où ces insectes vivent en très-grande quantité en automne et sont récoltés par les paysans pour les fournir aux droguistes.
On leur arrache les pattes et les ailes , le corps étant seul employé dans la médecine contre la stérilité, l'impotence, les désordres menstruels, le lumbago, etc. On s'en sert particulièrement en applications vaginales dans les maladies des femmes. On les mêle à de l'oliban, de l'arsenic, du sel ammoniac et à de la farine de riz, contre les abcès strumeuxducou. Mais leur principal emploi est contre l'hydrophobie , en raison de la strangurie qu'ils déterminent, ce qui s'accorde avec la théorie chinoise de celte affection. (Voir p. 68.)
Cochenille, ya-lan-mi; lioa-kin-kouei ; hong-ltou-ly.
Cet insecte est importé en Chine comme colorant, mais il ne paraît pas être très-usité en médecine.
Laque , tsec-kang ; tsze - kwang , tsze - kang , chHh - kiau , F. P. S., 496; tsy-kao-zun> Tatar., 467.
Le produit de sécrétion du Cocctis Lacca est employé comme astringent et styptique.
11 entre dans la composition de certaines eaux et d'emplâtres préconisés contre les éruptions cutanées.
Cochenille a cire, la-tchong ; pe-la-tchong , Pen-tsao; cliung-peh-lah, F. P. S., 546.
On a beaucoup discuté sur cet animal et sur la plante qui le porte. Sir G. Staunton pensait que c'était le Cicada (Flata) Jim-
bâta qui déterminait la production de la cire par ses piqûres; mais il est aujourd'hui démontré par les travaux de M. Westwood qu'on doit rapporter cet animal à un Coccus y le Coccus pela , W. (C. sinensis, Pereira).
Quant à la plante pe-la-chou ou niu-tching , sur laquelle il vit, les opinions ont été aussi très-variées. Le Pen-tsao la place entre les Ligustrum glabrum etjaponicum, mais cette origine est contestée par le voyageur R. Fortune.
D'après le Père Grozier, l'insecte à cire vivrait sur le kan-lachou, dans les lieux secs, et sur le choui-la-chou , dans les lieux humides. M. Stanislas Julien dit qu'il vit de préférence sur trois espèces d'arbres : hiou-tching (Rhus succedanea), tong-tching (Ligustrum glabrum) et choui-Mun [Hibiscus syriacus). Le docteur Thorel dit avoir vérifié la culture du Coccus sur le Ligustrum lucidum dans le Sse-tchuen, et avoir entendu parler de cultures qui seraient faites aussi sur le Rhus succedanea, Lin., un Hibiscus et un Fraxinus, mais il n'a pu vérifier le fait. M. R. Fortune dit que le Coccus est cultivé sur un arbre qu'il rapporte à un Fraxinus et qui croît abondamment le long des ruisseaux, des canaux et des fleuves du Tche-kiang.
Aujourd'hui on est généralement d'accord pour admettre que c'est un Rhus (le Rhus succedanea , Lin. ) qui fournit la majeure partie du pe-lay si ce n'est la totalité.
Le Coccus pela se trouve dans les mêmes régions que celles où Ton cultive l'opium (Thorel), et particulièrement dans les parties sèches et élevées du Sse-tchuen, à une altitude de 1,000 à 1,800 mètres, où il gèle souvent.
On cultive le Rhus succedanea avec le plus grand soin et en grande quantité, surtout dans certains cantons ; on le couvre d'insectes trois ou quatre ans après sa plantation, en plaçant sur les branches des bouchons de paille avec des fragments de rameaux couverts d'insectes ; trois ou quatre jours après, ces nids grossissent, et les branches se recouvrent de nombreux insectes blancs nouvellement éclos ; ils tendent à descendre à terre pour y chercher de l'herbe, et quand ils ne peuvent le faire ils reviennent sur la face
inférieure des feuilles, qu'ils abandonnent bientôt pour se fixer définitivement sur tes branches, dont ils percent l'écorce pour y puiser leurs aliments; ils grossissent alors et avec rapidité.
Au commencement de juin , l'arbre , étant chargé de cire, semble couvert de gelée blanche; on l'arrose (sans doute pour faciliter la récolte) et on enlève la cire ; si on tarde jusqu'en août, l'adhérence est trop considérable et gêne la récolte. Les insectes laissés sur l'arbre le repeuplent pour la saison suivante ; ils pondent en août des œufs carmin, du volume d'un grain de riz, qui,* par l'incubation, deviennent aussi gros qu'une tête de poulet, disent les Chinois ; ils atteignent ce volume au printemps , alors on en charge les arbres suivant leur force (Mac Gowan).
M. A. S. Packard jun. dit que cette cire est sécrétée, comme celle des abeilles , par de petits follicules situés au-dessous de l'enveloppe abdominale, et donne ainsi la solution d'une question qui avait été discutée par plusieurs naturalistes.
La cire {pe-la, Itier; bay-la, Tatar., 13; peh-lah, shu-lah, F. P. S., 1254) , indiquée, il y a longtemps déjà, par Charpentier, de Cossigny , Macartney et le chevalier Paravey, est blanche, inodore, insipide, cristalline; elle offre l'aspect du blanc de baleine; elle est plus cassante que la cire d'abeille; elle est fusible à 4~ 82°, 5; très-peu soluble dans l'alcool et l'éther, elle est facilement soluble dans le naphthe. Sur la plante , elle recouvre les rameaux d'une couche blanche, veloutée, peu dense et quelquefois épaisse de 0,005 à 0,01 .
On la distingue de la laque blanche parce que celle-ci est cassante, demi-transporente , fusible à ■+■ 62 degrés, soluble dans l'alcool et Téther, et imparfaitement saponifiée par les alcalis. La matière ciréiforme du Flata limbata est soluble dans l'eau, et est infusible (Hanbury) .
On la purifie en lui faisant traverser une passoire placée dans un chaudron d'eau bouillante.
La cire pe-la a complètement remplacé la cire d'abeille; elle est employée par les Chinois comme médicament interne et externe .
Galle de Chine, ou-pey-tsee, Pen-tsao; ou-poey-tsee, Mérat, Delens; wu-bey-tsy, Tatar., 481 ; tvu-pn-tsze, F. P. S. , 762; pe-yo-tsien , yen-fou-tze, yen-kieou-tse, Rondot ; ou-bi-tsze, hoo-boi-tsse , Carey, 32, 215.
Elle est produite par un insecte du genre Aphis, ÏAphis sinensis, qui vit sur l'arbre yuen-fu-isee, yen-fou-tsee-nieou (Rhus semialata, Murr . , var . Osbeckii) ; on en trouve dans le Tche-kiang et le Sse-tchuen .
Quelques personnes pensent qu'il vit sur une Hamémalydée , le Dystilium racemosum.
Les œufs sont pondus sur les feuilles, où ils sont abrités par de petites coques qui grossissent, deviennent dures et se transforment en noix de galle, analogues par leur forme à celles que les pucerons déterminent sur les feuilles des peupliers ou des térébinthes. Généralement triangulaires, tuberculeuses, cornées, elles ont la surface externe veloutée, une couleur jaunâtre , et sont translucides sur la cassure. On les passe à la vapeur d'eau bouillante pour tuer les insectes qu'elles renferment.
Une variété est en forme de corps ovoïdes , amygdaliformes, ayant 0,01 à 0,02 de diamètre, sur une longueur de 0,05 à 0,10; leur paroi est dure, cornée; on trouve dans l'intérieur des détritus de Coccus.
On s'en sert en teinture à cause de leur forte proportion de tannin .
Saveur douce, sans poison.
Préconisées contre l'odontalgie et le prurit, elles font partie d'une sorte d'électuaire impérial qui est très-estimé et qu'on ne peut obtenir que de la cour.
Mouche, ou-koa-tc/iorig ; wu-gu-czun , Tatar. , 483; wukuh-ch'ung, F. P. S. , 608.
Les larves du Muscacarnaria, recueillies sur l'homme ou les animaux putréGés, sont torréûées et employées comme médicament (Debeaux).
On les donne aux enfants cachectiques et scrofuleux.
Taon , lou-fou-lang ; mang-tchong (t);fey-mang, Pen-tsao ; min-tchong.
Ces insectes, dont on distingue une variété noire et une variété jaune, abondent dans les montagnes de Hiang-ko-chan ; ils tourmentent beaucoup les bœufs et les chevaux.
Leur saveur est douce; ils renferment du poison. On ne doit pas les associer à han-kiang (gingembre) , tan-sang (salvia, faux ginseng), ou à cho-yo (pivoine).
On emploie le taon contre la morsure des serpents et pour favoriser la menstruation.
Luciole, iju-ho.
La luciole est recommandée dans les ophthalmies ; elle agit aussi contre les tumeurs abdominales.
Iule, ma-lou, Pen-tsao; chan-che-tong.
Long de cinq à six pouces, de couleur jaune, ce myriapode est vénéneux; on l'emploie contre les tumeurs abdominales.
Scolopendre.
Le Scolopendra morsilans , ou-kong , Pen-tsao ; wa-kung , wuguriy Tatar. , 484, est employé comme anthelmintique ; on en fait usage surtout pour faire sortir le poison des éruptions, des chancres, et la croyance populaire générale est qu il fait parler les enfants qui sont muets par suite de quelque empoisonnement.
On les recueille dans les maisons et on les nourrit dans des vases fermés. Desséchés et mêlés à du sam-chou (alcool de riz), ils constituent un remède infaillible contre les vers.