EAU
Eau, choux; sh'wui, yuh-yih, F. P. Smith, 1245.
Le Pen-tsao la met en tête des médicaments et en discute avec soin l'usage thérapeutique.
L'hydrothérapie parait avoir été mise en grande vogue par le célèbre chirurgien Houato , qui avait indiqué la méthode la plus rationnelle d'employer la douche froide ; il a , en particulier, fait connaître la propriété hémostatique de l'eau, surtout dans les hémorrhagies utérines, Faction des compresses froides contre Fivresse et l'empoisonnement par l'acide carbonique.
Les Chinois font un grand usage de l'eau chaude pour leurs boissons ; ils lui reconnaissent de grandes vertus médicales comme antidote, lithontriptique et diurétique.
Ils recommandent aussi l'emploi modéré de Feau de mer en boisson , et l'administrent en bains dans les éruptions écailleuses de la peau.
L'eau de rivière, lieou-choui, liu-sliwui, F. P. S., 990, est pré* férée par eux pour faire le thé, à l'eau des lacs ou des sources ; on la purifie avec une petite quantité d'alun; ils substituent quelquefois
à ce sel le carbonate de soude; ils disent aussi que, conservée dans des vases de plomb, l'eau ne peut donner le goitre.
L'eau de pluie, yu-choui, yu-sh'wui, F. P. S., 967, est indiquée dans la préparation de quelques médicaments contre les fièvres pétéchiales; elle doit servir à préparer l'infusion de racines de Justicia. Celle qui tombe, eau sainte, le jour de la fête du Bateau du Dragon, le cinquième jour du cinquième mois, passe pour rafraîchissante et sédative ; celle de la nuit suivante est anthelmintique , ainsi que l'eau de neige; la grêle est vénéneuse. En un mot, pour les Chinois, la pluie jouit de propriétés différentes aux diverses saisons.
L'eau de source, tsing-tsiiien-choui, tsing-ls'iuen-sh'wui, F. P. S., 1090, est employée surtout en hydrothérapie. Pour corriger sa crudité , on la fait bouillir, et on la traite par l'alun ou les amandes broyées.
Les eaux minérales, wan-ts'iuen, F. P. S., 726, de la Chine, sont généralement thermales et sulfureuses ; on en trouve dans le Chan-tong, le Hou-pe, le Chen-si, le Kiang-si , le Yun-nan, le Kouang-tong, etc. Près de Nan-kang-fou, non loin du lac Po-yang , il existe une source d'eaux thermales et alcalines.
L'eau des cinq métaux, wu-pan-t'ang , F. P. S., 1246, dans laquelle on a fait bouillir les cinq métaux précieux : or, argent, cuivre , fer et étain , est un remède populaire contre la syncope et les accidents de tout genre.