CARBONE
Diamant, king-kang-che, Pen-tsao; Mérat, Delens; kmkang-shih, F. P. Smith, 369.
Ce minéral précieux jouit d'une grande réputation auprès des bouddhistes , qui le considèrent comme le symbole de toutes les vertus sublimes de Bouddha.
Il vient des pays étrangers, et il entre, dit-on, dans certaines compositions médicinales.
Charbon de terre, che-tan, Pen-tsao ; Collas ; pae-moey, inmoey, Carey, 216.
Assez abondant dans un certain nombre de montagnes, excepté dans les environs de Péking , ce minerai se rapproche beaucoup plus, par ses caractères, de l'anthracite que de la houille. Les Chinois, qui l'emploient quelquefois en médecine, pensent que les vapeurs qui en émanent sont très-dangereuses et doivent être combattues par des affusions d'eau froide. M. Hier dit que, d'après les Chinois , aucune ville ne peut être murée si elle n'est assise sur la houille.
On distingue trois sortes principales de combustible : 1° hingmet, charbon dur, sorte d'anthracite qui donne beaucoup de chaleur et point de fumée ; 2° joan-mei, charbon noir, très-sulfureux, et qui donne plus de flamme; 3° yeou-mei (charbon d'huile), très-bitumineux et fournissant beaucoup de fumée. Ces charbons ne sont pas employés par les étrangers, qui préfèrent ceux de l'Inde et de l'Europe (Itier). La houille chinoise est surtout excellente pour la fabrication du gaz ; elle offre l'inconvénient de donner beaucoup de fumée, ce qui restreint son emploi pour les bateaux à vapeur.
Charbon de bois, pan-tan, peh-ts'au-skwang , peh-tan} F. P. Smith, 230.
Le Pen-tsao dit qu'il doit être fait avec du bois de chêne.
Il est administré à l'intérieur en poudre dans les empoisonnements métalliques ; on le mêle à du miel contre la dyssenterie et certaines affections de la gorge ; à l'extérieur on l'applique , mêlé à l'huile de sésame , sur les brûlures et dans quelques maladies cutanées. On préfère le charbon en morceaux menus pour cuire les aliments des malades, car on pense qu'il a perdu toutes ses émanations délétères.
On emploie pour la fabrication de la poudre à canon le charbon des saules et celui du Cunninghamia sinemis.
Charbon animal, huh-tan, F. P. Smith, 229.
Il paraît inconnu aux Chinois, qui donnent le nom de kikuh-tan (charbon d'os de poule) à un charbon de bois très-menu. (F. P. Smith.)
Tourbe, tsao-py-tse.
On rencontre le lignite dans diverses parties de la Chine , où Ton trouve fréquemment aussi des gisements de tourbe. La tourbe est généralement douée d'une teinte brunâtre ; sa texture fibreuse rappelle celle des plantes qui Font formée par leur décomposition. La tradition rapporte qu'à une certaine époque de l'histoire on fit abattre une énorme quantité de châtaigniers , qui furent enfouis dans le sol. Ces arbres auraient fourni, dit-on, la tourbe par décomposition. Cette légende explique le nom de district des châtaigniers donné au pays qui produit ce combustible. (Industries de l'Empire chinois, par Stanislas Julien.)
Suie, pe-tsaotchouang ; bo-cao-szuan , Tatarinov, 20; pehtsau-shtvang,fu-tsi-meh, F. P. S., 1077.
Provenant de la combustion de matières végétales, elle passe chez les Chinois pour un remède fébrifuge, astringent, slyptique, désobstruant.
Bitume, che-nao-yeou , shih-lan-yu, F. P. S., 146.
Les Chinois connaissent diverses sortes de bitume, qu'ils indiquent comme pouvant être utilement employées contre la gale, les parasites, et diverses affections cutanées.
Pétrole, che-nao-yeou, Pen-tsao; shih-nau-yu, lieoiihouang-yeou, liu-hwang-yu, F. P. S., 862.
Il est noir, et ressemble aux produits naphtheux recueillis dans d'autres contrées.
Nous avons reçu de M. Dabry de Thiersant, sous le nom de tsin-yeou, huile de puits, un pétrole noir venant du Sse-tchuen, où il est assez abondant. D'après Mgr Desflèches, on le retire de
puits ayant de 100 à 200 tchangs de profondeur (1 tchang : 10 pieds chinois); on en retire du noir et du blanc. ( Sou-
BCI1AN.)
On trouve le pétrole dans le Chan-si, le Yun-nan, et dans quelques localités on recueille , de temps immémorial , le gaz qui Taccompagne pour l'employer comme combustible.
Le pétrole est employé quelquefois en médecine contre les convulsions des enfants et les blessures de flèches empoisonnées.
Naphthe, mang-ho-yeou, mang-ho-yu, F. P. S., 754; choui-pou-mie-tche-kao .
Très volatil, très-inflammable.
On s'en sert pour tuer les poissons.
On le retire de Corée, de Formose, du Sse-tchuen , en distillant des roches bitumineuses.
Succin, ambre, hou-pe; chou-po; hu-peh, kiang -chu , F. P. Smith, 51 ; chu-po, Tatarinov, 64.
Il passe pour nervin, diurétique, astringent. On en fait une poudre composée avec des perles et du cinabre, liu-peh-tany F. P. S., 52, qui est préconisée contre les maladies des organes génito-urinaires et contre les affections utérines pendant la grossesse. (F. P. Smith.)
Recueilli dans le Yun-nan , Ja Corée, le Japon.
Sous le nom de mi-la, nous avons trouvé indiquée une matière résinoïde, qui nous paraît devoir être rapportée à l'ambre, sans que nous puissions rien affirmer, n'en ayant pas eu d'échantillon à notre disposition.