ORCHIDÉES
Les orchidées épiphytes, que les Chinois confondent et mêlent souvent avec d'autres plantes, telles que l/iscam, Mousses et Lichens, etc., appartiennent à plusieurs espèces, dont quelques-unes ont reçu des noms particuliers :
Le mou-hou; muh-huh, Mn-huh, F. P. Smith.
Le kan-che-hou ; kan-shih-huh, F. P. Smith.
Le sien-che-hou > sien-shih-huh , F. P. Smith.
Le che-lien-tsao .
Toutes ces plantes sont articulées, solides, cylindriques ou aplaties, d'une couleur jaune d'or (on dit qu'elles sont vertes au moment de la récolte) ; elles portent quelquefois des restes de racines et quelques feuilles à nervures parallèles. Elles passent pour toniques, stomachiques et antiphlogistiques.
Sous le nom de mou-tse-kou; mow-tsze-hoo, 112, M Hanbury a décrit les pseudo-bulbes d'une Orchidée plus ou moins ovales, plissés, translucides et cornés , dont la longueur varie d'un demipouce à un pouce un quart.
Dendrobium ceraïa , kin-tchai-che-hou; che-hou; ou-sy-chehou; szi-chu, Tatarinov, 405; shih-huh, wuh-seh-shihhuh, F. P. Smith, 366.
Cette Orchidée, qu'on nomme quelquefois houang-lsao , se récolte sur les pierres dans le Kang-houi, le Kang-si, le Hon-nan et la province de Canton.
Vanda (?), liao-lan.
Orchis , tou-tchin-tsee.
Le salep des Chinois, qui offre la plus grande analogie d'aspect avec celui de nos pharmacies, est-il indigène ou est-il introduit de l'Asie centrale?
CYPÉRACÉEil.
Carex hirta, cha-tsao; sha-t'sau, F. P. Smith, 196.
Des rhizomes de cette espèce, qui, d'après M. F. P. Smith, sont souvent confondus avec ceux du Cyperus esculentus, sont employés aux mêmes usages.
Scirpus tuberosus , ou-yu ; pou-tsy ; tvu-yu, puh-tsi, F. P. S., 407 ; pë-tsai, Debeaux.
On en prépare une fécule assez grossière qu'on emploie dans l'alimentation sous le nom de ma-ti-fen. On en mange aussi les tiges souterraines, soit cuites sous la cendre, soit à l'état de conserves dans du sirop de sucre.
Scirpus capsularis, ten-sin-tsao ; tang-sin-ts'au , F. P. Smith,
La moelle interne sert à maintenir ouverts les orifices des trajets fistuleux. On en fait aussi des mèches de chandelles.
On en prépare des décoctions qui passent pour diurétiques , lithontriptiques et pectorales.
Scirpus, chun; shun , ma-ti-ts: au , F. P. Smith, 1024.
On mange les tubercules d'une Cypéracée qu'en raison de son habitat humide le Pen-tsao indique comme rafraîchissante. (F. P. Smith.)
Cyperus esculentus, cha-kien-hiang-fou-tsee> Pen-tsao; sianfu-lsy, Tatarinov, 346; sha-ts'au, hiang-fu-tsze, F. P. S. , 342; hiang-fo-tsao , Debeaux.
On en recueille les tubercules dans le Hou-nan pour l'usage médical; subtièdes, ils pénètrent le poumon et le foie , dissipent les phlegmes et les douleurs utérines; leur action est tonique, stimulante, stomachique et astringente.
On fait quelquefois usage des fleurs et des jeunes pousses.
M. Debeaux donne ce nom d'hiang-fau-fsee à l'espèce suivante.
Cyperus rotundus, san-ling; sang-ling; hin-san-ling, kingsang-ling^ts'au-sang-ling.F. P. Smith, 343. Cette espèce, qu'on rencontre dans le Hou-pe, le Sse-tchuen et
VEGETAUX. 107
le Chen-si, fournit à la médecine ses tubercules arrondis, pointus à une extrémité, et qui ont été séparés les uns des autres; quelques-uns sont un peu triangulaires, d'où le nom desan-ling; l'intérieur est sec , jaunâtre, ligneux; la saveur et l'odeur sont faiblement aromatiques. Ces tubercules, de qualité très-inférieure à ceux du Cyperus esculentus, passent, bien que presque inertes, pour apéritifs , galactogogues , toniques et vulnéraires : amers , tempérés , ils pénètrent le poumon et le foie et dissolvent les oppressions.
Sous le nom de san-len-cao, M. Tatarinov (334) désigne un mélange de Cyperus et de diverses espèces de Scirpus.
IilIilACÉES.
Tulipa (?) , kouang-lwu; kwang - koo, Hanbury , 11 3 ; kwang-Lu, F. P. Smith, 1107.
Les bulbes, qui sont tantôt blanchâtres ou jaunâtres, trèspointus à une extrémité , servent contre les abcès strumeux et les
ulcères.
Lilium candidum, pe-ho , Pen-tsao ; che-hiang-pe-ho ; cheyang-ho ; peh-hoh , F '. P. Smith, 635; pe-hoa, Debeaux.
Les bulbes, qui pénètrent le cœur et les poumons, sont donnés comme toniques avec du bouillon de poulet, et sont employés aussi contre la toux, dont ils enlèvent la malignité.
On se sert aussi des bulbilles axillaires.
Les fleurs, contusées dans l'huile, servent à faire des onctions sur les éruptions vésiculeuses.
Lilium tigrinum, Inuen-tan, Pen-tsao; kiuen-tan-hoa; po-ho , Bretschneider; bay-che, Tatarinov, 6.
Ses bulbes sont fréquemment substitués à ceux du Lilium candidum.
Lilium bulbiferum, chan-tan ; shan-tan, F. P. Smith, 632.
Les Chinois en mangent les bulbes, et emploient les fleurs non encore épanouies et desséchées aux mêmes usages que celles de Y Hemerocallis . Ce bulbe est administré dans les flux utérins, la chorée et diverses éruptions.
Le szan-dan est rapporté par M. Tatarinov (192) au Lilium concolor.
Aloe chwensis , lou-hoitey ; lu-wei, siang-tan,¥. P. Smith, 38; lo-hoei, Debeaux ; lu-chuy , Tatarinov, 274. [Aloe et Catechu.)
Cette espèce, qu'on trouve dans les provinces de Canton, d'après le Pen-tsao , fournit un suc auquel on substitue souvent l'aloès étranger. L'aloès chinois se présente en morceaux irréguliers, épais d'un pouce, noir foncé, un peu poreux, offrant des cristaux brillants dans la cassure ; la saveur en est acre et amère ; la surface extérieure offre ordinairement l'empreinte de feuilles de Graminées. L'aloès passe pour anthelmintique, stomachique et purgatif. On en fait un fréquent usage, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur.
Allium cepa, cun (zun), Tatar., 99; tsong ; tsung, F. P. S., 7 ; tsoun-tsee, Debeaux.
Les oignons entrent pour une large part dans la diététique des Chinois, qui en connaissent un grand nombre de variétés; ils en donnent une infusion dans les catarrhes, les rhumatismes, la dyssenterie, etc. On en fait avaler aux noyés une forte infusion pour exciter le vomissement et la réaction. On en applique des cataplasmes sur les abcès, bubons, etc. On en fait des embrocations sur les fractures.
Allium ascaloniccm , hiai, F. P. Smith, 31.
Employé comme astringent, tonique et digestif, il sert surtout à faire des applications vulnéraires et résolutives.
Allium sativim, ta-souan; suan, Tatarinov, 378; $v:an, F. P. Smith , 33.
Les Chinois font aussi une grande consommation de l'ail, dont ils doivent la connaissance aux Mongols; on lui attribue beaucoup de qualit t un stimulant, un stomachique, un antispasmo-
dique, etc.
Allium uligixosum , hieou, Pen-tsao; tsiu-cay , Tatar.. 457; kau,¥. P. Smith, 34.
Plus petite que le poireau, cette ei est d'un très-grand
usage parmi les Chinois, qui la croient cordiale et excellente pour
purifier le sang; ils lui reconnaissent aussi une grande efficacité contre les flux et les hémorrhagies. Ses graines sont appliquées aux mêmes usages et sont surtout recommandées contre la spermatorrhée, si fréquente en Chine.
Allium triquetrum, kiai-pe; l;iai-pe , Debeaux. Passe pour émollient résolutif.
Axemarrhexa asphodeloides , tch&mou , Pen-tsao ; czzi-nm, Tatarinov, 126; che-moo. Hanbury, 106; chi-mu, F. P. Smith, 67.
Le rhizome de cette Liliacée, dont les feuilles et les fleurs ressemblent à celles du poireau, se récolte dans le Chan-si, le Hounan et le Chen-si; il se présente en échantillons du volume du petit doigt, longs de quatre à cinq pouces, aplatis ou offrant un léger sillon en dessus; il est couvert, excepté dans \ tits mor-
ceaux, de poils rudes dressés, roux ou jaunâtres, qui se transforment en écailles vers une extrémité d'où part à angle droit une hampe. La surface externe est convexe, garnie de fibres radicales, ou en montre plus ordinairement les cicati l'intérieur est
jaune, spongieux ou amylacé. La saveur est tres-amère, l'odeur faible el agréable-
On lui attribue des propriétés lénitives, rafraîchissantes et diurétiques; on remploie aux mêmes usages que la Scille.
Hemerocallis fulva , hiuen-hoa, Debeaux.
Fleurs antispasmodiques, souvent mélangées à celles du Lilium iigrinum.
Hemerocallis flava, ma-lan-hoa , Debeaux.
Fleurs employées comme calmantes et antispasmodiques.
Hemerocallis graminea, hiuen-tsao; siuan-eao, Tatar. , 364; hiuen-ts'au, F. P. Smith, 511.
On en mange les jeunes feuilles, qui paraissent exercer une action stimulante très-marquée; on dessèche les fleurs pour faire le kin-tsin-ts'ai on fleurs de lis.
Le bulbe est diurétique et employé dans la dysurie et la jaunisse.
i;hioc ai riiONÉES.
Eriocaulon cantoniense, kou-tsin-tsao ; jtih-tsin-cao, Tatarinov, 205; kuh~tsing-isau,¥. P. Smith, 417.
Cette espèce et X Eriocaulon setaceum se vendent, en bottes sèches, comme céphaliques et styptiques contre le saignement de nez ; on les préconise surtout contre les ophthalmies consécutives de la variole chez les enfants (Smith). La moelle sert à faire des mèches de chandelles.
Commelyna bengalensis , leou-tsy-tong ; ho-tan-t'u , Morison. Commelyna polygama, hia-tsy-tsao ; ia-czzi-cao , Tatarinov,
221; yah-chih-tsau, chuh-yeh-tsai, F. P. Smith, 279.
Les Chinois cultivent fréquemment cette espèce pour leur ali-
mentation pendant le printemps; ils en font usage à l'intérieur contre l'angine, la dyssenterie, la dysurie, etc., et à l'extérieur ils l'appliquent sur les abcès, les morsures, etc.
Commelyna (Aneilema) medica , me-men-tong ; may-men-dun, Tatarinov, 293; meh-men-tung , F. P. Smith, 66, 278; mo-ton-yuen, Debeaux {Commelyna vulgaris).
Les tubercules mucilagineux et émollients de cette espèce sont très-usités en Chine et en Cochinchine dans les maladies de poitrine et de l'abdomen. Ils sont plus riches en fécule que ceux de X Ophiopogon japonicus , et sont employés aux mêmes usages.
Alisma plantago, tche-tsien-tse-tsao ; tse-sie; tse-sie, Tatarinov, 438; tseh-sie, shwwi-sie, F. P. Smith, 30.
On en emploie les feuilles contre la lèpre et dans quelques cas pour exciter l'utérus et provoquer la sécrétion du lait ; le fruit est quelquefois aussi usité en médecine, mais c'est surtout aux rhizomes que les Chinois attribuent les vertus les plus merveilleuses. Ces rhizomes, qu'on récolte dans le Chan-tong, le Chen-si, le Hou-nan, et surtout le Sse-tchuen, sont globuleux, ovoïdes, charnus et acres ; on les coupe en tranches d'un pouce à un pouce et demi de diamètre, jaune pâle, amylacées, amères, souvent attaquées des vers. Leur action est tonique, rafraîchissante, diurétique, galactogogue, etc.; mais, déplus, on leur attribue une puissance très-grande d'excitation sur l'appareil génital féminin; on dit aussi que leur usage permet à l'homme de marcher sur l'eau !
Sagittaria sinensis, tse-kou; kih-tsay; cy-gu, Tatar., 101; tsze-ku, F. P. Smith, 1010.
On le cultive dans quelques parties de la Chine pour son rhizome alimentaire.
BUTOMEES.
Butomus umbellatus, kie-tsao ; liiai-ts au, F. P. Smith, 168.
On en mange les rhizomes , qui sont aussi employés en médecine comme réfrigérants, adoucissants et résolutifs.
MÉLAMILICKEN.
Veratrum nigrum, ly-lou; li-lu,F. P. Smith, 1231; li-lu, Tatarinov, 264.
La racine , terminée par des radicules , offre un corps entouré de fibres chevelues , résistantes ; elle passe en Chine pour être un poison acre; elle est émétique, errhine, anthelmintique ; on l'emploie comme vomitif dans l'apoplexie et en onctions dans le traitement de la gale et des dartres.
Melanthium cochinchinense , tten-men-tong , Pen-tsao; tianmyn-dun, Tatarinov, 428; teen-mun-tung , Hanbury, 101; kien-men-tung , F. P. Smith, 704.
Les tubercules, charnus, transparents, jaune-brun, varient du volume d'une plume d'oie à celui du petit doigt; ils sont généralement longs de trois à cinq pouces , aplatis , un peu contournés, et portent des sillons longitudinaux; mucilagineux et un peu sucrés, ils n'ont pas d'odeur marquée. Ils sont souvent perforés d'un trou. Ces tubercules, qu'on récolte dans le Fo-kien, le Kouangtong et diverses autres parties de la Chine , servent à préparer certains bonbons, qui sont préconisés dans plusieurs affections de poitrine, de l'estomac, et dans la débilité. On les substitue quelquefois à la Scille, dont ils partagent à un certain degré les vertus. C'est une racine amère-douce, froide, qui pénètre le poumon et les reins , apaise la soif de la fièvre , et qui a des vertus marquées
VEGETAUX. 113
contre la blennorrhagie ; avant de l'employer, les Chinois enlèvent la partie médiane des tubercules.
Melanthium y pe-pou.
Sous les noms de peh-pu, ye-fien-men-tung, F. P. "Smith (705) indique des tubercules recueillis dans la province de Canton, et qui passent pour pectoraux , antiphlogistiques, anthelmintiques et vulnéraires. Plus petits que ceux du Melanthium cochinchinense , ces tubercules sont secs, bruns, plissés, et longs de deux à quatre pouces; leur saveur est douceâtre.
Polygojvatum jAPONiciiM , ouey-jouy ; ouey-souy.
D'après M. Debeaux, on en mange les rhizomes, qu'on conserve dans le sirop de sucre ou dans le vinaigre.
Smilax china > tou-Jbu-ling; tu-fu-lin, Tatarinov, 472; tu-fuh-ling , F. P. Smith, 1060; tou-fou-lin^ Debeaux.
Cette plante, que M. Porter Smith considère comme très-voisine , sinon identique , avec le Smilax lanceœfolia de Roxburgh , croît dans la province du Kouang-si. On emploie, depuis la dynastie des Ming, ses racines contre les affections syphilitiques; elles restaurent l'estomac et corroborent les os et les nerfs. Ces racines sont tubéreuses, brunes, irrégulières, noueuses, plus ou moins ramifiées et munies de radicules assez longues et contournées ; l'intérieur est blanc amylacé, avec des taches jaunâtres; la saveur en est douce et très-légèrement amère.
Smilax carex , ch'ien-hu; tsien-hou.
Racines brunes à centre spongieux , ayant un peu l'odeur de là
Salsepareille et une saveur légèrement amère ; préconisée contre l'asthme et les affections des organes respiratoires.
Smilax lance^folia, pe-tse-lin, Debeaux.
Employé comme succédané de la Squine , avec laquelle il a la plus grande analogie.
Smilax ovalifolia , tchuen-heou-tse ; Debeaux. Employé comme succédané de la squine.
OPHIOPOGONÉES.
Ophiopogon japonicus, me-men-tong , Pen-tsao; rnou-do, Kaempfer; me-muem-tum, Cleyer, 14; mih-mung-tung , Hanbury, 100; meh-men-tung , F. P. Smith, 815.
Cette plante , qui croît dans diverses parties du Tche-kiang , fournit à la matière médicale ses tubercules jaune pâle, translucides, ridés, mous, flexibles, longs d'un pouce à un pouce et demi, pointus aux deux extrémités , traversés par un cordon central très-fin ; ils ont une saveur douce aromatique et une odeur peu agréable ayant quelque chose de térébenthine; ils ne renferment pas de fécule.
M. Smith dit que leur action a quelque analogie avec celle de la Scille ; les Chinois les emploient comme toniques, pectoraux et rafraîchissants; ils sont préconisés contre les affections bilieuses,
DIOSC ORKE*.
Dioscorea batatas, tao-yu, Debeaux.
Dioscorea sativa , chou-yu, Pen-tsao; shu-yu, shan-yao; szan-iao, Tatarinov, 394; chan-yo, shan-yo, shù-iju,
F. P. Smith, 373; tsan-yu, Debeaux. (Discorea oppositifolia. )
Les diverses espèces de Dioscorea sont employées comme nutritives et toniques , mais on préfère celles qui croissent spontanément. Leurs racines, douces, tempérées, pénètrent les poumons, les reins et la rate , en dissipent la trop grande chaleur, arrêtent le flux du ventre; la meilleure est la blanche, dite in-hou.
On cultive dans le Hou-nan et le Fo-kien une Dioscorea, houaichan-yu, qui donne, dit-on, des fleurs blanches dans le cinquième mois, et dont les rhizomes atteignent le poids de 5 à 6 cwt. (50 à 60 livr. angl.). On pèle ces tubercules pour n'en employer que la partie la plus centrale, sous forme de morceaux longs de trois à six pouces , épais d'un pouce et demi, coniques, en forme de cigares, parfaitement blancs et très-consistants : coupés ensuite en tranches minces , ces morceaux sont comme un biscuit de fécule, shan-yoh, qu'on emploie en médecine comme nutritif, excellent contre l'inappétence , la dyspepsie et l'amaigrissement. Il s'en fait une consommation considérable.
Les fumeurs d'opium mangent fréquemment des morceaux minces et crus d'igname.
L'igname pénètre le poumon , la rate , les reins , agit sur l'humide radical, apaise les esprits, etc.
Dioscorea triphylla, chou-iju, Pen-tsao; szu-iuy .Tatarinov , 420; shil-yu,F. P. Smith, 374
Les Chinois en mangent les feuilles et les rhizomes, malgré leur mauvais goût , et en font des applications sur les engelures et les parties engorgées.
III 'Dit OC II AICIIM IS.
Hydrocharis morstjs ranje, pan-pien-lien ; f cou-pin; hoanqpin-lien, Debeaux.
D'après son habitat, on lui attribue des propriétés réfrigérantes.
IRIDÉES.
Iris, tse-lan, Pen-tsao; Ueh-lan, F. P. Smith, 553.
On mange les rhizomes de plusieurs espèces S Iris duHou-nan, et on les emploie aussi à parfumer l'infusion de thé; on en fait un fréquent usage comme parfum.
Les feuilles sont préconisées dans les affections puerpérales.
Iris oxypetala, ma-lan, Pen-tsao; ma-lan-chua, Tatarinov, 288; F. P. Smith, 555.
Les rhizomes sont recommandés comme antifébriles et dans les affections graves en rapport avec une perte de sang.
Iris florentina , pe-tchij ; pai-chih; peh-chi, F. P. Smith, 554. !
Cette Iridée vivace, qu'on trouve dans toutes les provinces au sud du Yang-tsee-kiang , est à fleurs blanc jaunâtre, à feuilles rougeâtres.
Ses rhizomes, bruns, plissés, tuberculeux, sont très-employés dans la toilette par suite de leur odeur parfumée, moindre cependant que celle de l'espèce européenne ; ils entrent dans la matière médicale comme toniques, emménagogues, diaphorétiques , etc.
On en emploie la poudre contre l'épistaxis ; on en fait des fumigations pour chasser les moustiques. On fait avec les feuilles une décoction pour lotionner les éruptions des enfants.
Pardanthus chinensis, che-han, Pen-tsao; sze-gan, Tatarinov, %Q%)shie~kian9 F. P. Smith, 839.
Les rhizomes, bruns, irréguliers, durs et munis de radicelles, d'une couleur jaune de chrome à l'intérieur, ont une saveur trèsprononcée, acre même à l'état frais, et jouissent d'une grande réputation dans le peuple contre les maux de gorge. Le Pen-tsao
VEGETAUX. 117
les considère comme désobstruants, carminatifs et diurétiques; le che-han, un peu amer, tiède, pénètre le poumon, le foie et la rate, ouvre l'estomac, éclaircit les yeux, chasse le sang corrompu et les menstrues, arrête la toux et les vapeurs qui montent. On l'administre cuit avec du gingembre, mais il faut être prudent dans son emploi, car il passe pour un poison.
Crocus sativus, sa-fa-lan; ki-fu-lan ; fang-fung-hoa ; sihang-hung-hua; fan-hong-hoa ; po-fou-lan, Pen - tsao ; fan-hong-hia, tsang , Pen -tsao; fan-hung-hwa, F. P. Smith, 1008; tsan, Tatarinov, 432.
Le Safran , que Ton recueille principalement dans le Thibet et que les Mongols emploient dans leur cuisine, est employé dans la thérapeutique chinoise pour faciliter la menstruation , favoriser l'éruption variolique, et aussi comme stimulant, carminalit et antispasmodique.
Crocus thibet anus, fan-chun-chua; tsan-chun-chua , Tatarinov, 174, 432; tsang -hong-hoa; tsang -hnng-htva, F. P. Smith, 323.
Cette espèce est recueillie dans le Thibet et est employée aux mêmes usages que la précédente.
Ixu sinensis, che-han.
Colchicum variegatum(?), hiang,mmg; pei-mu,F. P. Smith, 518,1229.
Les Chinois emploient une sorte &' Hermodacte , très-voisine de celle de l'Inde, et que MM. Hoffmann et Schultes rapportent à YUvularia grandiflora; on en trouve deux variétés, Tune plus grande , très-cultivée aux environs de Ning-po , l'autre plus petite et pins estimée, du Sse-tchuen. On recueille les bulbes au printemps ou à l'automne. L'Hermodacte du Sse-tchuen est dépouillé
de son enveloppe, blanc ou jaune, fragile en deux lobes facilement séparables, et souvent brisé en plusieurs morceaux; sa grosseur varie du volume d'un pois à celui d'une bille, suivant l'origine; sa saveur est nulle. Les Chinois s'en servent contre les fièvres, la toux, ladysurie, leshémorrhagies, le rhumatisme, etc.; ils croient qu'il augmente la sécrétion lactée et fait disparaître les abcès mammaires.
A1IAB1LLIDÉE§.
Amaryllis, chan-tsee-kou ; szan-cy-gu, Tatarinov, 389; mau-kii, shan-Uze-liu y F. P. Smith, 50.
On fait usage des bulbes, débarrassés de leurs radicules, et auxquels on attribue des propriétés vénéneuses faibles ; ils sont petits, cornés, irrégulièrement ovales, contractés. On les emploie dans la scrofule, certaines affections spécifiques, les anthrax, l'hydrophobie , etc.
Les feuilles sont usitées en cataplasmes sur les bubons, les abcès, et dans les affections de poitrine.
Les fleurs passent pour utiles dans les affections des organes urinaires.
Crinum sinense, onen-chou-lan ; wan-shù-lan, F. P Smith,
D'après le docteur Morison , cette espèce ou celle voisine , Crinum toxicarium, est employée comme émétique et diaphorétique, comme succédané delà Scille et de l'Ipécacuanha. Les Chinois la recommandent contre les plaies d'armes.
Narcissus tazetta, chouy-sien-hoa ; chou-lien-hoa, Debeaux.
On trouve dans quelques pharmacies les fleurs sèches de cette Amaryllidée , qui sont récoltées autour des tumulus de la province de Chan-tong. (Debeaux.)
VEGETAUX. 119
Agave chinensis, fu-cttin-hiang , F. P. Smith, 25.
Cette espèce, dont le Pen-tsaone fait pas mention, paraît venir de Formose et avoir été introduite assez récemment dans la médecine chinoise. (F. P. Smith.)
ZINZIBÉRACÉES.
Zinziber , kan-kiang ; seng-kiang , Pen- tsao ; sen-kiang ; jan-tzian, Tatarinov, 195; szen-tsian, Tatarinov, 403; cay-gung , Mérat, Delens; kan-kiang , peh-kiang, F. P. Smith, 476; kiang , Debeaux.
Le Gingembre chinois , qui est depuis peu introduit sur le marché anglais, est encore recouvert de sa peau dure et brune et difficile à détacher par macération. Il est toujours assez compacte. Sa longueur est d'environ un pouce ; sa surface est ridée et sillonnée. Il a été décrit par Bassermann (Pharmaceutisches centrale Blattjur 1835).
On en fait une grande consommation à l'état frais comme condiment , et aussi dans la médecine domestique. Appliqué sur le front et les tempes, il dissipe le mal de tête; sur les gencives, il guérit le mal de dents. On le préconise aussi contre les morsures d'animaux. En lotions, il est recommandé dans les ophthalmies. Il réchauffe les organes intérieurs atteints par le froid.
Zinziber cassumunar (?), tien-tchou-kan-kiang ; t'ien-chuhkan-kiang, F. P. Smith, 1283.
C'est à cette espèce, ou au Curcuma Zedoaria, Roxburgh., qu'on doit rapporter le rhizome jaune dont les Chinois font usage contre les indigestions, la dyssenterie et le lumbago. (Smith.)
Curcuma longa, kiang-houang ; tsian-chuan, Tatarinov, 442; kiang-hwang, F. P. Smith, 1209 ; kean-wang, Mérat, Delens; hiang-kiang , Debeaux.
Racine acre , amère , très-froide , qui résout les oppressions du flux menstruel; se présente sous forme de morceaux durs, irréguliers, tuberculeux, jaune clair à l'extérieur, jaune-safran ou orangé à l'intérieur; elle a une saveur aromatique agréable.
Très-employée dans la teinture , elle sert à l'extérieur dans les affections cutanées rebelles, et à l'intérieur contre la colique, l'aménorrhée et les congestions.
Curcuma rotunda, pong-ouo-mong ; tsang-kiang, Debeaux.
On emploie aux mêmes usages que le Curcuma longa les tubercules du Curcuma rotunda } qu'on cultive dans diverses parties de la Chine méridionale.
Curcuma, yu-kin, Pen-tsao; yo-kin, Cleyer, 65; iuy-tsin, Tatarinov, 246; yu-kin, Hanbury, 95.
Tubercules oblongs et ovales, appointés à leurs extrémités, longs d'un à deux pouces, ayant une pellicule extérieure mince, adhérente, gris brunâtre, ordinairement flexible. La cassure en est brillante et montre une substance sèche, demi-transparente, cornée, jaune-orangé, se partageant aisément en deux parties, une interne et une externe. Leur odeur est aromatique; leur saveur est celle du Curcuma; ils sont riches en fécule. (Hanbury. ) Cette racine est acre, amère, tiède, dissipe le mauvais sang, et pénètre le cœur et le poumon comme kiang-houang, C. longa.
K^empferia , chan - nay ; shan - nai, shan - lai, san-nai , F. P Smith , 588.
On rapporte au genre Kœmpferia, et peut-être à quelque genre voisin, des racines à odeur agréable et à saveur chaude et aromatique, qu'on trouve en rondelles minces, oblongues ou circu-
laires , du diamètre d'un pouce environ , blanches au centre , avec un épidémie rouge-brun ridé.
On les mange quelquefois en guise de Gingembre ; mais on en fait surtout usage comme stimulant, stomachique et carminatif. C'est un remède vulgaire contre l'odontalgie; on en fait aussi fréquemment la base de liqueurs pour détruire la vermine.
On doit en rapprocher la racine de lien-kiang.
Amomum villosum , chou-cha-my ; so-xa-mi, Lourei.ro; yangchou-sha, Hanbury, 191 ; shuh-sha-mih , F. P. Smith, 60; sa-nhon* Cochinchinois.
Importé récemment de Cochinchine, cet Amomum se trouve seulement dans la province de Canton. Il est très-employé comme stomachique et réchauffant.
Il se présente sous forme de capsules longues d'un pouce et demi, ovales, rarement subarrondies , presque triangulaires, terminées par une pointe obtuse avec une cicatrice terminale , arrondies à la base , qui est portée par un pédicelle de deux à quatre millimètres ; leur péricarpe , brun foncé , offre des stries longitudinales * faibles, et est couvert d'aspérités qui, dans l'eau, deviennent des aiguillons courts, minces, très-serrés; la cassure donne une odeur de goudron.
Les semences, employées presque exclusivement par les Chinois , sont anguleuses , réunies en une masse trilobée brun-rouge , et ont une odeur de goudron, d'après Hanbury, camphrée, d'après M. Porter Smith.
La hampe fructifère est couverte de poils serrés, surtout vers l'extrémité.
Cette Amomée jouit des mêmes propriétés que ses congénères.
Amomum xanthoides, cha-jen-kou; cha-jin; shuh-sha-mih, F. P. Smith, 61; sha-jin-ko, Hanbury, 90; si-cha-tau, Dr Williams.
Les capsules privées de semences de X Amomum xanthoides,
telles que M. Hanbury les a reçues directement de Chine, par les soins de M. Lockart, sont attachées à un pédoncule commun, long de cinq pouces environ, et portant encore les bractées embrassantes ; la portion supérieure de ce pédoncule, qui est plus épaissie que le reste, porte les fruits, une douzaine au plus, réunis et portés par des pédoncules courts et bractées. Les capsules sont raccourcies , déprimées ; mais, par leur séjour dans l'eau chaude, elles prennent une forme subovale ou sphérique, et leur diamètre est de trois quarts de pouces environ. Le péricarpe est couvert d'aiguillons longs et recourbés , plus longs vers la base ; leur saveur est presque nulle.
Le cha-jin est tiède , pénètre le poumon , la rate , les intestins , les reins , les uretères et l'estomac , facilite la digestion , arrête le vomissement et dissipe les douleurs des viscères. La meilleure sorte vient de Siam.
Les masses séminales, shu-sha-jin, sont compactes, triangulaires , longues de six lignes , noires , et recouvertes d'une membrane blanchâtre. Les Chinois en font des décoctions stomachiques , toniques et carminatives , et qui passent pour dissoudre les corps étrangers avalés accidentellement, tels que le cuivre, le fer, les arêtes, etc. On leur substitue quelquefois les semences deYElectaria Cardamomum de Siam.
Amomum globosum , tsao-keou; tsao-ko; tsao-kouo; tsao-keu, Loureiro; cao-go , Tatarinov, 35; tsao-kow, Hanbury, 88; tau-li au , ts au-tau-h' au , F. P. Smith , 58; me-tle, Cochinchinois; gros Cardamome rond de la Chine Guibourt.
Il présente deux variétés :
1° Le gros rond, employé comme stomachique ; très-variable de grosseur, depuis un sixième de pouce à un ou deux pouces, il est en capsules un peu ovales ou globulaires , pointues aux extrémités , obscurément trigones , excepté vers la base , et quelquefois fixées à un long pédoncule; le péricarpe pénètre la masse des
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graines, il est brun nacré, avec des stries longitudinales interrompues et très-aromatiques. Les semences sont cohérentes, en trois masses soudées, gris-verdàtre , anguleuses, avec un sillon profond sur le côté, et ont une odeur et une saveur faibles de thym.
2° Le petit rond , tsao-ko, est en capsules pédicellées , presque sphériques , un peu striées dans le sens de Taxe , ridées en tous sens par la dessiccation, à coque mince, légère, facile à déchirer, jaunâtre en dehors, blanche en dedans. Les semences sont en un petit amas globuleux cohérent, assez grosses, peu nombreuses, presque cunéiformes, à surface un peu chagrinée, de couleur gris cendré ; elles offrent un sillon en V sur la face externe ; leur saveur et leur odeur sont très-aromatiques. Cette variété diffère de la grosse par plus de rides en réseau; les capsules sont plus minces et plus fragiles, moins adhérentes aux grains, plus globuleuses, non triangulaires ni déprimées.
De saveur acre , tiède , le tsao-ko pénètre l'estomac , dissipe les congestions et les phlegmes, chasse la malignité et exerce une action très-utile dans les fièvres tierces.
Amomum amarum, y-tche-tsee, Pen-tsao; i-czzi-zen, Tatarinov, 218; yih-chi-tsze , Hanbury, 92; yih-chi-tze, F. P. Smith, 56.
Cet Amomum y qui vient de la Cochinchine et de Quan-lunhouo, offre des capsules ovales ou ovoïdes, pointues aux deux extrémités, longues de six à neuf lignes, à péricarpe brun foncé, coriace, inerme, et marqué de nombreuses stries interrompues, longitudinales. L'odeur et la saveur de ces capsules, dues à l'huile essentielle des lacunes, sont aromatiques et agréables, tandis que les péricarpes des autres Amomées sont en général inertes. •
Les semences, au nombre de six, sont obscurément anguleuses, larges, très-fortement soudées; elles ont une saveur aromatique amère qui rappelle la myrrhe.
Tonique, stomachique, cordial et astringent, le yih-chi-lsze est surtout préconisé contre l'incontinence d'urine et les pertes nocturnes.
Amomum médium, tsao-ko ; cao-çjo, Tatarinov, 35; fsau-lwo, F. P. Smith, 59.
Il se trouve dans le Kouang-si et le Yun-nan ; il fournit des capsules allongées, ovales, longues d'un à deux pouces , portées fréquemment sur un pédoncule long et grossier; le péricarpe, qui laisse voir la structure triloculaire, est rougeâtre, très-rugueux, assez épais, un peu cassant, à saveur très-peu aromatique.
Les semences, soudées en une masse dure, anguleuse, rougeâtre , sont faiblement unies entre elles par une membrane ; elles ont une saveur chaude, résineuse.
On en distingue une variété plus petite, constituée par des fruits non mûrs, ying-ko-sheh .
L1 Amomum médium est employé aux mêmes usages que Y Amomum globosum, avec lequel il a la plus grande analogie. On administre la décoction de ses graines dans les affections de l'estomac, ou en teinture contre le catarrhe.
Amomum cardamomum, pe-teou-ko ; pe-teu-keu , Loureiro ; dou-kou, Tatarinov, 163 ; pe-teou-keou,pe~teon-konang ; pe-toiv-kotv, hang-hotv, seaou-how, Hanbury, 94; pehtau-Vau, tang-po-tau-kau , to-kuh, F. P. Smith, 57.
Originaire de Siam, et aujourd'hui cultivé dans la province de Canton, où il donne une qualité inférieure, cet Amomum a des capsules ou globuleuses ou obscurément triangulaires, garnies de côtes blanc jaunâtre.
Les semences, soudées en une masse globuleuse, qui se divise facilement en trois parties , ont une saveur aromatique et térébenthinée; on les emploie dans le pyrosis, la dyspepsie, les affections pulmonaires et la débilité générale.
Amomum (?), pong-ouo-chou ; pung-wo-shuh, F. P. Smith, 53.
C'est un rhizome qui peut fournir une fécule analogue à l'Arrow-root, et que les Chinois emploient contre le pyrosis, le choléra, les dérangements menstruels , etc.
Amomum, san-tsy , zen-szen-san-ci , Tatarinov, 195; santsihj, ktvang-san-tsih, jin-san-san-tsilï , kin-pu-hwanj F. P. Smith, 55.
Les Chinois emploient comme un vulnéraire excellent et styptique la racine d'un Amomum, qui se présente sous la forme de morceaux coniques, longs d'environ un pouce, à surface jaune, ridée et marquée de nodosités, à intérieur jaune pâle; la saveur en est arnère et un peu sucrée , et rappelle un peu celle du ginseng.
Amomum (?), pe-ky , Pen-tsao; peh-kih, F. P. S., 54.
Les rhizomes du peh-kih, qui sont préconisés contre l'hémoptysie, la phthisie , les cancers, les brûlures, etc., sont en tranches aplaties, ovales, creuses, ombiliquées sur une de leurs faces , qui offre des rayons divergents ; la face convexe présente un tubercule central et des anneaux concentriques ; la substance est amylacée, sèche, blanche, et a une saveur gommeuse et amère.
Amomum, pou-ky.
Alpinia chinensis [Alpinia qfficinarum, Hance), kao-leangkiang ; h ong - leou - keou ; iao - lan - cian , lian - tsian , Tatarinov, 198, 256 \hean-wang, Mérat, Delens; kaouleang-keang-tsze , hung-tow-how, Hanbury, 93; kau-% liang-kiang , hau-liang-kiang-tsze, F. P. Smith, 40, 41 ; leang-liiang , Debeaux.
Cette plante , qui provient de la province de Canton , donne à
la matière médicale ses fleurs, qui passent pour alexipharmaques et pour dissiper les fumées du vin. Les fruits, qui portent le nom de hung-tou-k'au, sont des capsules longues de six lignes sur trois d'épaisseur , oblongues , un peu rétrécies à leur partie médiane , piriformes par exception ; elles sont couronnées par les débris du calice et sont portées quelquefois sur un pédoncule grêle ; leur surface est tantôt ridée, tantôt lisse, suivant qu'elles ont été récoltées avant la maturité ou à la maturité. Dans le premier cas, le péricarpe est épais et adhère aux semences ; dans le second , il est glabre, mince, fragile, non déhiscent, aromatique et piquant.
Les semences sont réunies en une masse trilobée , enveloppée d'une pellicule blanchâtre ; chaque lobe est formé de trois semences superposées, aplaties, triangulaires, marquées à l'intérieur de stries très-fines et enveloppées d'une arelle coriace ; leur saveur est acre, brûlante, et rappelle celle du grand Galanga (Hanbury).
Quelquefois désignée sous le nom de man-hiang , la grande variété de YAlpinia chinensis, qui paraît avoir été confondue avec plusieurs autres plantes de la même famille, a des racines ligneuses, flexibles, avec des cercles noueux à l'extérieur, rougebrun à la surface, rouge pâle dans la cassure, qui est nette; amères, poivrées, moins aromatiques que celles de la petite sorte; leur longueur est de deux pouces , leur épaisseur , de dix lignes ; elles ont une certaine analogie avec le Gingembre.
\JAlpinia passe pour stomachique, cordiale, sialagogue et antipériodique.
Alè>inia alba, tsao-kao-hoa ; tao-qûa, qua-leu, Muséum; Uao-quo , Cochinchinois.
Cette espèce, qui croît dans la province du Vun-nan, est caractérisée par des capsules ovales ou oblongues , à trois loges et trois valves , obscurément triangulaires , longues d'un à deux pouces , à péricarpe brun-grisâtre, profondément strié en long, épais, coriace , peu aromatique , et souvent couvert d'une sorte d'efflorescence blanche. (Hanbuhy.)
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Les graines , aromatiques , sont très-grosses , longues de trois lignes, très-anguleuses, striées, et ont une odeur particulière. On en fait un grand usage comme condiment, et on les emploie aussi contre l'intermittence.
Canna indica, choui-tsiao-hoa ; hiang-hia-tsan , Debeaux.
JIUSACKE*.
Musa, pa-tsiao; han-tsi'au, pa-tsiau, F. P. Smith, 118 5 hiang-hia-tsan, Debeaux.
Les fruits, les fleurs, les racines, les feuilles, toutes les parties de la plante sont officinales et sont données comme rafraîchissantes et contre l'ivresse.
LEIINACÉES.
Lemna minor ou Gibba, choui-ping, Pen-tsao; feou-pin; sang-pin, Tatarinov, 422; shwui-pHng, F. P. Smith, 619; shu-ijun, Debeaux.
Les lentilles d'eau servent à faire des lotions rafraîchissantes sur les furoncles, les éruptions syphilitiques, et dans beaucoup d'affections de la peau. Brûlées, après avoir été desséchées, elles servent à chasser les moustiques.