A\\\BI\KI
Cannabis indica, ma-iao, Tatarinov, 287.
Cette variété existe-t-elle réellement en Chine?
Cannabis chinensis, ko-ma-jin; ma; shi; ta-ma; cho-ma, Tatarinov, 52; da-ma-tzy, Tatarinov, 544; ho-ma, tama, ho-ma-jin, ya-ma, hwang-ma, F. P. Smith, 516, 186; chou-tsaOj Debeanx.
Le chanvre est connu des Chinois depuis un temps immémorial; mais il ne paraît pas qu'ils en aient jamais recherché le principe résineux, si employé aux Indes sous le nom de bang ; ce qui peut d'ailleurs s'expliquer par leur mode de culture , qui ne pousse pas à la production de la résine dans le chanvre.
Les feuilles coupent, dit-on, les accès de fièvre intermittente.
On emploie les graines concassées, ko-ma-jin (cho-ma-zen, Tatarinov, 537), qui passent pour emménagogues , diurétiques,
VEGETAUX. 145
anthelmintiques , et dont on fait la base de plusieurs médicaments. Elles pénètrent la rate et le poumon.
L'huile extraite des graines par la chaleur et la pression est employée comme cosmétique.
Humulus lupulus , fou-pen-tsee ; fu-pen-tsy , Tatarinov, 181 ; fuh-pw 'an-tsze , F. P. Smith, 535.
BALSAIUFIiUÉEiS, .
Liquidambar formosan a , fong-chou; feng ; nie-nie; su-hohyu, su-hoh-htangjpe-kiau-hiangjfung-yang-chijF. P. Smith, 997, 1102.
Cette espèce fournit, aussi bien que les Liquidambar Altim à et Maximowiczii y une résine semi-fluide , jaune pâle , que les Chinois supposent provenir d'une Labiée, et qu'on indique comme stimulante et antihémorrhagique.
On en emploie également en médecine les feuilles , l'écorce et la racine.
Les Chinois recueillent aussi avec soin les excroissances de cette espèce , chin-ling.
C1IÉNOPODÉES.
Spinacia oleracea , po-ling ; po-tsai; po-sse-tsao; po-tiue; tche-ken-tsay.
Alimentaire.
Beta, ta-hong-lo-pou.
Alimentaire.
Kochia scoparia, li-ju ; sao-choa-tsao; ty-fou-tsee; lu-fu-tsy, Tatarinov, 157; ti-fu-tsze, F. P. Smith, 593.
On emploie dans la diarrhée, la dyssenterie et les désordres
des organes urinaires la plante entière, que les pauvres mangent aussi ; les graines , vertes , petites , arrondies , passent pour antiscorbutiques.
Chenopodium rubrum, han-tsay ; tche-hien; ch'ih-hien, hientsai, F. P. Smith, 234.
On le mange dans le Hou-pe. Ses semences passent pour rafraîchissantes et insecticides.
Pupalia geniculata, nieou-sy ; niu-si , Tatarinov, 313; niusih, F. P. Smith, 953.
Cette Amarantacée est cultivée dans diverses parties de la Chine; on en mauge les jeunes pousses. Le chuen-mu-sih est une variété qu'on cultive dans le Sse-tchuen pour ses racines très-développées, brun foncé ou jaunâtre, tordues, noueuses, irrégulières, munies de radicules, d'un blanc sale à l'intérieur, et ayant une certaine odeur.
On rapporte à une variété dec ette espèce, ou à un Achyranthes, une racine du Hou-nan qui est droite, flexible, grosse comme une petite plume, jaunâtre, avec des sillons longitudinaux, une saveur amère et un peu acre , qui fait saliver et tient à la gorge pendant plusieurs heures. Le Pen-tsao dit qu'on emploie seulement les pieds mâles, la plante étant dioïque. Les racines de nieousy sont préconisées dans le rhumatisme, les douleurs ostéocopes de la syphilis, les affections puerpérales, urinaires et cutanées.
Ces feuilles agissent, dit-on, sur les pupilles, qu'elles dilatent.
Le fruit , doux , tempéré , pénètre la rate et le cœur ; il fait disparaître la dyssentcrie, les vomissements ; il égayé le cœur et arrête les hémorrhagies.
Amarantus, tian-min-tsin , Talarinov , 429; tien-ming-tmng, F. P. Smith, 48.
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Amarantus polygamus, pe-yen-tsai, Debeaux. Plante potagère.
Amarantus spinosus, kia-yen-tsai, Debeaux. Sans propriétés médicales.
Amarantus oleraceus, ma-tche-hien, Pen-tsao; ma-ch'ihien, F. P. Smith, 49.
Les pauvres mangent cette plante, qui passe pour lénitive et vulnéraire, et qu'on prescrit contre la fièvre, la leucorrhée, la dyssenterie des enfants , et dans presque toutes les maladies de la peau. Elle est réputée être le contre-poison de l'arsenic et du mercure.
Celosia cristata, ky-houan-hoa, ki-kua?i; tsi-yuan-chua, Tatarinov, 439; hi-kwan, F. P. Smith, 220; ki-kouanhoa, Debeaux [Celosia argentea); tsoun-tsian-tze , Debeaux; hoang-hoa-tsae.
Cette espèce est commune en Chine , où on en cultive plusieurs variétés, à fleurs rouges, blanches ou jaunes. On en emploie les graines , plates , noires et luisantes , dans les affections du sang , les hémorrhagies , la métrorrhagie et l'absence de lochies. Elles servent aussi à faire des lotions émollientes et anti-ophthalmiques.
Pour M. Debeaux, le Celosia cristata correspond au tsountsian-ize.
Celosia argentea, tsin-tsiang-tsee , Pen-tsao; tsin-hiongtsee; cin-sian-tsy , Tatarinov, 96; tâing-tsiang , tsaukiueh-ming , F. P. Smith, 219.
On en emploie aussi la semence amère , qui passe pour pénétrer le cœur et le foie , et pour faire disparaître le prurit et la chaleur de la peau. Elle partage, avec celle de Cassia tora> la réputation d'éclaircir la vue et de nettoyer les yeux malades. Pulvérisée,
elle est introduite dans les narines contre l'épistaxis. On mange la plante en guise de légumes.
i»OLVfto\i;i:s.
Rhemi officinale, ta-hoaang, Pen-tsao ; e-tah-roang, G. L. C. ; czuan-daij-chuan, day-chuan, Tatarinov, 116, 153; tchuen-ta-houang ; ta-hwang , liwang-liang , ho-san, F, P. Smith, 982; tai-hoang , Debeaux.
La rhubarbe , que le Pen-tsao range parmi les poisons , parce qu'elle a une action purgative très-marquée , est certainement une plante chinoise, mais on n'est arrivé que récemment à déterminer la véritable espèce qui la produit. Il est, du reste, très-probable quelle n'a pas une origine unique, et que les rhubarbes du Ssetchuen, du Hou-pe, du Chen-si, du Kan-sou, du Thibet, sont produites par diverses plantes ; ce qui d'ailleurs concorderait avec la différence de valeur de ces racines.
D'après M. le docteur Thorel, la rhubarbe ne croît qu'à une hauteur de 4,000 mètres, à la limite des neiges perpétuelles; mais il n'a pu vérifier quelle espèce la fournissait. M. le docteur Fr. J. Farre pense qu'elle est due au Rheum palmatum , qui, ditil, croît surtout à Kan-zu (Mongolie du Sud) et sur le mont Kawlun (frontière nord du Thibet).
Mgr Chauveau , évêque de Sébastopolis , dit que la rhubarbe se trouve dans le Thibet, sur des montagnes que les lamas ferment dès le mois de mai pour protéger la croissance de la plante, sous peine de punitions religieuses et temporelles, de la mort même, contre toute infraction ; ils les ouvrent à la récolte, seulement vers le mois de septembre ou d'octobre. Depuis, en 1867, M. Dabry de Thiersant a pu faire parvenir en France quelques racines d'une rhubarbe qu'il avait fait récolter dans les montagnes qui séparent le Sse-tchuen du Chan-si, au delà du Su-lin-fou; et bien que leur mauvais état de conservation ait pu faire craindre de les perdre, on possède aujourd'hui cette espèce. Elle a été déterminée
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botaniquement par M. le professeur Henri Bâillon, qui lui a donné le nom de Rheum officinale. C'est une plante magnifique , très-ornementale , dont les feuilles atteignent environ 1 mètre et demi de long, et dont le limbe, un peu plus long que large , est orbiculaire , profondément quinquélobé , incisé et cordé à la base , d'un vert pâle, glabre en dessus, et couvert en dessous d'un duvet doux, fin et blanc, qui n'en altère pas la couleur verte. Les hampes ont environ 2 mètres de long; elles sont ramifiées, feuillées, nues au sommet, et portent de nombreuses cymes de fleurs blanchâtres, remarquables par la profondeur' de leur réceptacle concave ; la partie aérienne de l'axe est épaisse , courte et ramifiée , tandis que l'axe souterrain est cylindrique et peu volumineux; aussi ne trouve-t-on que rarement cette partie dans le commerce, car elle se détruit facilement, et cela établit une différence manifeste entre les rhubarbes européennes et la vraie rhubarbe de Chine. Dans cette dernière sorte, on trouve seulement l'axe aérien débarrassé dune prétendue écorce noire , qui n'est que la masse des bases des feuilles et des Ochrea. Les étoiles qu'on observe sur les sections transverses sont le résultat de la section plus ou moins oblique des racines adventices qui pénètrent de la base des racines dans la masse parenchymateuse de la tige , où elles apparaissent sous forme de rayons médullaires, avec des portions triangulaires de parenchyme et de bois interposé. On connaît donc enfin aujourd'hui la véritable origine botanique de la rhubarbe de Chine, sur laquelle les auteurs ont tant discuté pendant nombre d'années, et dont l'introduction est due à M. Dabry de Thiersant.
D'après des renseignements fournis au docteur Bretschneider , médecin de l'ambassade russe à Pékin , par un mandarin chinois du Kan-sou, la vraie rhubarbe croît seulement sur certaines montagnes, entre le Koo-ko-nor et le Kan-sou, dans une région habitée par des tribus sauvages complètement indépendantes du gouvernement chinois. Elles recueillent et préparent les racines de rhubarbe, qu'elles vendent aux Chinois dans une localité neutre. Autrefois la rhubarbe était transportée directement du Kan-sou à
Kiakhta par des marchands de Turkhestan (improprement dits Boukhariens par les Européens) ; mais , dans ces derniers temps , ce commerce est passé entre les mains des Chinois du Chan-si, qui l'ont joint à celui du thé.
Les Chinois connaissent plusieurs sortes de rhubarbe. Le tou* ta-houang , du Kiang-nan, est de qualité inférieure.
La sorte la plus estimée est celle qui provient du Sse-tchuen , d'où on l'apporte non parée , c'est-à-dire enveloppée d'une couche spongieuse, grisâtre , légère, épaisse d'un pouce, qui la déprécie.
La rhubarbe chinoise est jaune-rouge, à apparence variée, ferme, et laisse voir une quantité de raphidies qu'elle contient; elle doit être sèche et pas trop claire; mâchée, elle doit crier sous la dent, être plutôt amère et forte que douce, et colorer la salive en jaune foncé.
D'après M. Porter Smith , on arrache les racines deux fois par an, le premier ou le second mois de l'année, et le huitième. On les coupe en longs morceaux en forme de langues , ou quelquefois en disques-sections de racines ; on les fait sécher sur des pierres fortement chauffées; d'autres fois, on les dessèche au soleil ou à la chaleur artificielle , après les avoir percées d'un trou pour les suspendre.
Les Chinois prescrivent la rhubarbe comme rafraîchissante, laxative, stomachique, emménagogue, diurétique, etc. Froide, amère , elle pénètre la rate , l'estomac , les intestins , le cœur , le foie ; elle dissipe les tumeurs vénéneuses ou provenant de la corruption du sang; liquéfie le sang coagulé, etc. Cuite sept fois à la vapeur d'eau et desséchée autant de fois au soleil, elle restaure énergiquement le sang.
Polygonum aviculare, che-joui, c/ie-joui-tsao ; wei-jui, F. P. Smith, 592 , 904
On en emploie la racine desséchée comme émolliente et pectorale.
Polygonum tinctorium, ta-Uin-ye, Pen-tsao; da-ein, da-
cin-ie, Tatarinov, 137, 138; (a-tsin-yu; ta-tsing , F. P. Smith , 907.
Cultivé dans le midi de la Chine, où il donne trois coupes par an, pour en fabriquer un indigo.
Le Pen-tsao l'indique dans les fièvres pétéchiales.
Une autre espèce, siao-tsin (siao-sin, Tatarinov, 354), fournit également de l'indigo et est employée aux mêmes usages médicaux que le Polygonum barbatum.
Polygonum amphibium, lieou ; liao , Tatarinov, 261; liu, F. P. Smith, 903, 1059.
Les semences, acres, émétiques et stimulantes, sont appliquées sur les contusions' et sur la tête des teigneux. Les racines peuvent être substituées à la Salsepareille.
Polygonum barbatum, mao-liao; maii-liau, F. P. Smith,
On emploie les graines dans la colique et le choléra. On fait avec les feuilles et les rameaux une décoction pour laver les ulcères indolents, les cancroïdes, etc.
Polygonum hydropiper, pien-tchou; bian-siuy , Tatarinov,
21; pien-chuh , F. P. Smith, 906; kouei-liao, Debeaux.
On en fait usage comme diurétique , carminatif et anthelmintique; le suc sert à laver la peau dans les démangeaisons des affections cutanées.
Polygonum bistorta, kiuen-seng; kiuen-san, F. P. Smith, 145; tsao-ho-tche , Debeaux.
La racine de cette espèce ou d'une Polygonée voisine est employée comme tonique el astringente.
Rumex hydrolapathum , ye-ta-hwang , yang-ti, F. P. Smith,
On mange cette espèce et plusieurs autres [Rumex acetosa ; swan-mo; Rumex alpinus , shan-ta-hwang ,)
On se sert aussi des raciues comme purgatives et vermifuges, et on les préconise contre les accès fébriles des femmes en couche.
Rumex crispus, tsi-kien-tsao , Debeaux.
Racines toniques et fébrifuges.
Brunnichia (Fallopia) nervosa, kai-pou-ye; hao-chan-tcha; kay-pou-yeh , hau-chan-ch'a, F. P. Smith, 439.
Sa feuille est employée en infusion théiforme.
Fagopyrum esculentum , Mao - met; kiau - meh , suit - meh , F. P. Smith, 162; nin-fo-tze , Debeaux.
Les Chinois font une grande consommation de la farine, quils préparent avec ses fruits, et la préconisent contre la diarrhée et les obstructions abdominales. Ils en font aussi des cataplasmes pour recouvrir les furoncles et les abcès.
Fagopyrum (?), kou-kiao-mei.
Mirarilis jalapa, yen-tche- hoa ; loh-kwei, F. P. Smith,
On en utilise les racines purgatives pour remplacer le Jalap , que les Chinois ne connaissent pas.
On tire des fleurs un fard qu on substitue souvent à celui du Carthame, et quon obtient par les mêmes procédés.
Les semences sont employées comme dentrifice.
LAURIMEES.
Camphora officinalis, tchang-nao ; tchao-lao-chou, bin-pian, Tatarinov, 24; chang-nau, shau-nau, F. P. Smith, 183; tchang-mou, Debeaux.
Abondant dans le Fo-kien, le Hou-pe , le Kiang-si, File de Formose et le Japon, le Camphrier est coupé et soumis à l'ébullition pour en tirer l'huile essentielle qui pénètre tout le bois.
On emploie le bois pour faire des caisses inattaquables par les insectes et dans lesquelles on conserve les vêtements et les fourrures; on substitue fréquemment au bois de Camphrier celui du Thuja nutkoenm, qu'on tire d'Alaska (Amérique russe) et qui a une odeur analogue.
Le Camphre de Formose se récolte entre la région occupée par les Chinois et celle qui est encore en possession des indigènes; aussi cette récolte n'est-elle pas sans danger, par suite des discussions nombreuses et des rixes qui en résultent entre les deux parties, dont chacune est disposée à agir au détriment de l'autre. Le bois est coupé en petits fragments au moyen dune coignée emmanchée d'un long manche, mais la récolte se fait avec une grande incurie, beaucoup d'arbres n'étant qu'incomplètement débités , et la majeure partie du bois étant perdue. Pour obtenir le camphre, on place sur un fourneau un long baquet de bois ; le plus souvent c'est le tronc d'un arbre perforé, et on le mastique avec de l'argile ; on le remplit d'eau et on lute à la surface une planche percée de trous; on place au-dessus les copeaux de Camphrier et on les recouvre de vases de terre ; on allume le fourneau , et la vapeur, traversant les copeaux, entraîne le camphre, qui vient se condenser sous forme de petits cristaux à la partie supérieure des pots. On l'en retire de temps à autre.
On transporte plus vers l'intérieur du pays les appareils au fur et à mesure des besoins; chaque atelier comprend en général quatre appareils distillateurs formés de dix pots par baquet;
quelquefois aussi on transporte dans les villes les copeaux de Camphrier pour les y soumettre à la distillation. Au moment où on retire le camphre des pots , il est très-propre et pur, en raison des soins pris dans son attraction. Du lieu de production, on l'apporte dans des paniers d'un demi-picul, et où il est enveloppé avec soin au moyen de larges feuilles.
On falsifie le camphre avec de l'alun , de la seiche pulvérisée et une matière mucilagineuse provenant d'une écorce d'arbre ; la première de ces substances est indiquée par le goût , les autres par leur action sur l'eau, qu'elles rendent visqueuse. Le camphre, arrivé chez les négociants, est mis dans de larges cuves, contenant 50 à 60 piculs , ou dans des boîtes de fer-blanc pour l'exportation; il y laisse exsuder environ 3 à 4 pour 100 d'une huile jaunâtre, sans usage jusqu'à présent, et que son bas prix a fait négliger ; c'est probablement du camphre incrystallisable . (Taintor . )
Le camphre brut (tsao-nao; czao-nao, Tatarinov, 107; tchangnaoy Mam-naOy Debeaux), de provenance chinoise, passe, auprès des médecins indigènes , pour être de beaucoup supérieur à celui de provenance étrangère.
On l'emploie comme déodorisant ; on en fait surtout un grand usage contre toutes les névralgies.
On le mêle à la poudre du Xanihoxylum piperilum , contre le prurigo decalvans des enfants.
Sassafras (Laurus) officinale, houang-hiang ; tchang-hoan, Debeaux.
On tire du Japon le bois et les racines de cet arbre ; on les considère comme diaphorétiques et sudorifiques, et on les emploie surtout contre les douleurs rhumatismales.
Cinnamomum zeylanicum , jou-kouei; juh-kwei, yuh-kwei, F. P. Smith, 250'yjou-koiiei-pij, Debeaux.
Moins employée que la Cannelle de Chine par suite de son prix plus élevé, la Cannelle de Ceylan est administrée en poudre ou en décoction dans les mêmes affections.
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Elle pénètre les reins et le foie , elle restaure les os et les nerfs et facilite la menstruation.
Cinnamomum tamala , tien-jou-kouei ; tien-tchou-kouei; tienchuh-kwei, F. P. Smith, 249.
Cette écorce , importée de l'Inde , est en morceaux minces et beaucoup moins aromatique que les autres Cannelles.
Cinnamomum cassia, kouei-tsee; kouei-pe, guy-pi, Tatarinov, 214; kwei-p'i , juh-kwei, F. P. Smith, 201; -kouei -pi, Debeaux; kwei-pe, Pereira ; jou-kouey.
Cet arbre, qui croît dans le Kouang-si, fournit une écorce épaisse, provenant des branches les plus vieilles, et que par suite les Européens délaissent; elle est en morceaux droits, demicylindriques, longs de dix à douze pouces, raboteux et couverts de lichens crustacés à l'extérieur, très-bruns à l'intérieur, et ayant l'odeur et la saveur de la cannelle. Il en existe deux qualités, l'une récoltée à la troisième ou quatrième lune ; l'autre, inférieure, à la sixième et septième lune. (Reeves.)
Une certaine quantité, provenant de l'Archipel et de la Cochinchine, est importée dans le nord de la Chine.
On emploie aussi les fleurs, houei-hoa, Debeaux.
Sous les noms de gui-czgi (213) et guy-sin (215), M. Tatarinov désigne deux variétés de Cinnamomum que nous ne pouvons distinguer.
Styrax benjoin, ngan-sih-hiang , F. P. Smith, 135.
Importé de Bornéo et de Sumatra, le Benjoin passe pour désinfectant, carminatif et cordial; il est indiqué contre les vers, les tranchées abdominales chez les enfants , et aussi contre la spermatorrhée. Les Chinois ont un singulier moyen de s'assurer de sa pureté ; "ils prétendent que , s'il est pur , sa fumée charme les souris et les fait sortir de leurs retraites.
On le remplace ordinairement par le ngan-sih-yeou , qui paraît être du styrax liquide et provenir de l'Inde ou de l'Archipel indien; ce produit, dont M. Hanbury a donné la description sous le nom de shiviu-ngan-seih-hiang , 128, paraît identique au Rosemaloes des Indiens.
Daphnidium cubeba, pij-tchin-kia; peih-ching-kea , Hanbury, 86; pih-cliing-kia, F. P. Smith, 347; pi-chin-tze , Debeaux [Piper Cubeba).
Certainement confondus par plusieurs auteurs avec le Cubèbe, qui ne croît pas en Chine, les fruits de peih-ching-kea ont été rapportés par M. D. Hanbury à une Laurinée qu'il suppose être le Laurus Cubeba de Loureiro , qui est devenu plus tard le Daphnidium Cubeba de Nées ab Esenbeck. Ce sont de petites baies ayant la plus grande analogie de forme avec les grains de cubèbe, uniovulées, globuleuses, portées sur un pédoncule allongé, et offrant à leur base des traces évidentes du périanthe ; le péricarpe est mince, charnu et.ridé à l'état sec; l'amande est globuleuse, recouverte d'un tissu brun, brillant, cartilagineux, entouré d'un sillon étroit; les cotylédons sont épais, hémisphériques et huileux; la radicule est supère. (Hanbury.)
L'odeur en est agréable, et la saveur chaude, aromatique, un peu amère.
Le fruit du Daphnidium , qui passe pour carminatif , stomachique, est indiqué contre la ceptite, les bronchites, la dyspepsie, le choléra, l'hystérie et la paralysie. On l'emploie également quand il est frais pour conserver le poisson.