A^TALAۃE
Santalum album, tan-hiang; tan-sian, Tatarinov, 424; i-tan-hiang , G. L. C. ; tan-hiang , peh-chen-tan , chintan, tcha-tan,F. P. S., 1018; tan-hian, Debeaux. Cet arbre, très-estimé des Chinois à cause de son odeur forte
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et aromatique, est importé de la côte du Malabar; il croît dans le Yun-nan et dans la province de Canton; le jaune, surtout celui de Mangalor, est également prisé, parce qu'il est plus odorant. On en fait des boîtes , dans lesquelles l'acier ne se rouille pas ; on le brûle dans les temples. On recherche surtout celui qui provient d'arbres déjà âgés et coupés au moment où les feuilles jaunissent et dont Técorce commence à se détacher, parce que sa teinte est plus foncée et donne de plus beaux produits.
La poudre des racines et du cœur du bois est usitée contre la gonorrhée; on en fait aussi des applications sur les parties douloureuses.
Le bois de santal est carminatif, stomachique et stimulant.
On extrait du bois une huile qui est très-estimée pour ses propriétés aromatiques; elle a la consistance de l'huile de ricin, elle est jaune et odorante.
Santalum freycinetianum , tchin-kian, Debeaux.
Importé de la Cochinchine et des îles de l'Océanie, où il commence à devenir rare , ce santal est moins estimé à cause de sa couleur plus pâle et de son odeur moins parfumée.
DAPIINÉES.
Passerina, kan-soui; yan-suy, Tatarinov, 194; kan-sui, F. P. Smith, 841.
Cette espèce, non déterminée encore, se trouve dans le Chensi et le Kiang-nan, où on récolte ses racines noueuses ou tubéreuses, dont on a généralement séparé les renflements, recouverts en partie d'un épidémie rougeâtre, blancs et amylacés à l'intérieur, et souvent attaqués par les vers. On les administre dans l'anasarque, l'ascite, la tympanite, l'hydrocèle, la dysurie.
Appliqués sur les oreilles, ils passent pour guérir la surdité.
La plante renferme un suc acre et vénéneux qui la fait employer comme caustique sur certaines tumeurs.
Passerina cham^daphne , yen-py-hoa; yuen-hoa; iuan-chua, Tatarinov, 236; yuen-hwa, F. P. Smith, 842.
On récolte dans lp Pe-tchi-li, le Hou-pe et le Kiang-si, les fleurs de ce Passerina, qui sont très-petites, et qu'on emploie desséchées ou en infusion dans l'alcool; on en fait un grand usage dans toute la Chine centrale comme cordial, tonique et fébrifuge.
Les feuilles, gorgées d'un suc acre, sont appliquées sur les bubons avec un mélange de fleurs et de racines ; elles passent pour avoir une action marquée sur l'utérus. On les mêle quelquefois avec du sel, pour donner une couleur rouge-brun aux œufs conservés.
AQUIL.ARINÉES.
Aquilaria, tchen-yang-mou; ya-hiang-mou; chin-hiam, Cleyer, 208; sin-koa, Kaempfer; czin-sian, Tatarinov, 110; ya-hiang , F. P. Smith, 398, 632; chin-heang, Hanbury, 117; hiu-hiang, nan-kiang, Debeaux.
V Aquilaria Agallocha } Roxb., se trouve dans File deHaï-nan, dans la province de Canton, et surtout en Cochinchine, au Cambodje, etc. Il fournit un bois clair, très-odoriférant, qui sert à préparer divers parfums soit par distillation, soit par infusion. On en fait une grande consommation en guise d'encens.
Aquillaria chinensis, ya-hiang ; y a-heang , Hanbury, 118.
M. Hanbury rapporte à cette espèce un bois clair, spongieux, formé de fibres grossières parallèles, sans arôme, mais amer.
ARISTOIiOCHIÉES.
Heterotropa asaroïdes, sy-sin, Pen-tsao; sy-hin; si-sin, Tatarinov, 338; si-sin,¥. P. Smith.
Cette plante , dont les feuilles sont fort analogues à celles de
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YAsarum europœum, fournit à la médecine ses racines fines, fibreuses, aromatiques et acres, surtout quand elles sont fraîches, qu'on emploie comme émétiques , diaphorétiques , diurétiques et purgatives, dans les affections rhumatismales et l'apoplexie. Sa poudre , qui est un violent sternutatoire , est employée à la destruction des polypes des fosses nasales.
Aristolochia k#:mpferi , ma-teou-ling , Pen-tsao; ma-doulin, Tatarinov, 286; ma-tow-ling, Hanbury, 76; matau-ling , F. P. Smith, 88.
Les fruits de cette Aristoloche, qu1 on récolte dans le Chan-tong, sont secs , ovales , pédicellés , longs d'un à deux pouces , brun foncé, formés de six valves minces et papyracées, le plus souvent brisées; ils contiennent des graines plates, larges, irrégulièrement triangulaires , ailées , ils sont supportés par un pédicelle au moins aussi long qu'eux... Ils ont un goût et une odeur faibles. On les préconise contre les affections pulmonaires, par suite de leur analogie d'aspect avec les poumons.
On emploie de préférence les semences.
M. Tatarinov a rapporté cette plante à Y Aristolochia contorta , qui croît aux environs de Pékin.
Aristolochia, tsin-mou-hiang ; ch'ing-mu-hsing; cin-musian, Tatarinov, 93; tsing-muh-heang , Hanbury, 105; iu-tsing-muh-hiang, F. P. Smith, 87.
Confondue par le Pen-tsao avec Y Aristolochia Kœmpferi, cette Aristoloche, qui croît dans le Hou-pe et le Chen-si, est rapportée à Y Aristolochia contorta par F . P. Smith. Ses racines, toujours mêlées de quelques rameaux , ayant la structure caractéristique de cette famille , sont brun clair à l'extérieur, blanches et farineuses intérieurement ; leur volume varie d'une plume d'oie à un pouce et demi.
Elles passent pour être purgatives , hématiques et anthelmintiques , et sont fréquemment administrées , tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, contre la rage.
Pli&XTAGINÉES.
Plantago major, lieou-lou) tche-tsien-tsee , Pen-tsao; czecian-lsy, Tatavinov, 109; ch'e-ts'ien, F. P. Smith, 884; tche-tsien-isao , liou-kia , Debeaux.
Ses semences , très-petites , d'un noir rougeàtre , très-mucilagineuses , sont employées comme diurétiques , pectorales , émollientes, toniques et antirhumatismales.
Plantago média, ki-Ma , Debeaux.
Quelquefois substitué au Plantago major.
vam;ria\i;i^.
Valeriana celtiga, kao-song; kau-suncf, F. P. Smith,
Cette Valériane (sorte de Spica-na?*d) , qui paraît venir du Ssetchuen ou du Chen-si, a des rhizomes couverts décailles sèches, brun rougeàtre, munis d'une quantité de radicules, à saveur amère, à odeur faible et non désagréable. On l'emploie comme carminatif, cordial, tonique et déodorisant ; on Fa préconisée contre la phthisie, la goutte et les enflures du pied. (P. Smith.)
PLUMB AC;I\KK Si,
Plumbago zeylanica, yen-lai-hung , F. P. Smith, 898.
On emploie les racines comme sudorifiques , sialagogues et vésicantes; elles sont vénéneuses.
Les semences sont antirhumatismales et antinévralgiques.
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