COMPOSÉES
Tussilago japonica, kouan-tong-hoa; guan-dun-chua , Tatarinov, 210; kwan-f unq-hwa , F. P. Smith, 276.
On tire du Chan-si et du Chen-si les inflorescences d'une espèce de Tussilago à fleurons jaunes et à bractées rouges, trèsemployées par les Chinois pour guérir la toux, diminuer l'asthme , chasser les phlegmes, et pour faire des lotions dans les ophthalmies. Ce médicament pénètre le cœur et les poumons , il apaise la soif.
On en fume aussi les feuilles dans les cas de toux chronique.
Inula chinensis, siuen-fou-hoa , Pen-tsao; siuen-hoa; sianfvrchua, Tatarinov, 367; siuen-fuh-hiva , F. P. S., 547.
Introduit en Chine au sixième siècle , V Inula chinensis se cultive dans le Chan-si et le Hou-nan. On vend la plante entière desséchée; elle a une saveur amère et aromatique et des propriétés toniques et laxatives. On la préconise dans le pyrosis.
Les feuilles et les racines passent pour vulnéraires et résolutives.
Les fleurs, plus estimées encore, pénètrent le poumon, le foie , les grands intestins et les uretères , en chassent les humeurs et les phlegmes ; on doit les donner à petites doses aux gens faibles.
Siegesbeckia orientalis , hi-kien, hi-kien-tsao ; hi-kien,kauhau, F. P. Smith, 1048.
Cette Composée, qui provient du Sse-tchuen et du Hou-nan, paraît jouir de propriétés émétiques et avoir une action heureus^ contre le rhumatisme.
Tagetes, tsin-tsan-hoa , Tatarinov, 456.
Xanthium strumarium, tsang-eul-tse; sy-eul, Pen-tsao;
çam'lh-çu, Cleyer, 114; can (zan)-czz, Tatarinov, 33;
tsang-urh-tsze, Hanbury, 63; si-rh, ts'ang-rhj F. P. Smith, 1274; tsan-eul-tze , Debeaux.
Cette plante , abondamment répandue dans les régions chaudes et tempérées du globe , se rencontre dans diverses parties de la Chine, où elle paraît avoir été disséminée par les toisons des moutons amenés du Nord. On emploie les bractées, munies de crochets, de ses capitules, comme toniques et antistrumeuses , antidiurétiques et antirhumatismales, Ses graines servent à faire une sorte de farine indiquée contre le rhume et les vomissements, et à donner une huile très-usitée pour l'éclairage. Ses feuilles et ses jeunes rameaux, qu'on mange en guise de légumes, sont indiqués dans les fièvres , l'apoplexie , les catarrhes , les rhumatismes et la lèpre. On prépare avec ses racines un extrait préconisé dans le traitement des ulcères, des cancers, des furoncles, elc. Ses fleurs sont également officinales. On fait aussi usage d'un insecte qui vit dans ses tiges.
Bidens leucorhiza , fang-fong.
Sa racine, acre, tiède, qui pénètre le poumon et en apaise la chaleur, est employée pour dissiper les esprits venteux.
Bidens parviflora, 1wuey~tchen-tsao ; guy-czzen-cao , Tata-
rinov, 217; kwei-chin-ts 'au , F '. P. Smith, 141.
La plante entière, broyée, est appliquée sur les piqûres de guêpe, de scorpion, de serpent, etc. ; elle passe pour un remède infaillible pour faire pousser les ongles.
Matricaria chamomilla, han-kiu-hoa; ye-kiuh-hwa, F. P4. Smith, 700.
On fait avec les fleurs des lotions pour les yeux.
Anthémis apiifolia, kien-tsien-kiu ; ttu~kiuh, hivang-kiuh, F. P. Smith, 73.
On en emploie les fleurs contre le rhumatisme , le catarrhe ,
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pour faire des lotions pour les yeux, etc. On leur substitue indifféremment les fleurs de Chrysanthemum et de Matricaria.
Chrysanthemum album, kiu-hoa; ku; je-tsiuy-chua, tsiuychua, Tatarinov, 226, 462; Mo; kiu, peh-kiuh-w'ha, F. P. Smith, 244; kiu-hoa, Merat, Delens (Matricaria Parthenium) ; ta-kiou-hoa, Debeaux (Pyrethrum sinense).
Presque toutes les espèces du genre Chrysanthemum, qui sont nombreuses en Chine , sont indifféremment employées comme toniques et sédatives ; on en fait des infusions qu'on utilise comme collyres; elles servent aussi à faire une teinture contre la débilité.
Incinérées , les fleurs de kiu-hoa sont insecticides et sont administrées, d'autre part, en poudre contre l'ivresse.
Chrysanthemum , houang -kiu-hoa.
Les fleurs sèches du Chrysanthème à fleurs jaunes sont desséchées et servent à faire des décoctions contre les maladies de la tête et des yeux , ou dans les maladies occasionnées par des fièvres ou la chaleur dans le corps.
Ptarmica sibirica , che; huang-cïïi.
Cette plante est cultivée dans le Chan-si pour ses racines, longues de six à huit pouces, d'un jaune blanchâtre, avec un anneau épais et une moelle centrale. On leur attribuait les vertus du ginseng ; mais aujourd'hui on ne les emploie plus que comme émollientes sur les ulcères , et comme toniques ; elles ont une saveur forte et agissent comme sialagogues. Les feuilles sèches provoquent l'éternument.
Calendula, kin-tsien-hoa ; kin-ts 'ieri'kiuh , F. P. S., 698.
Sesileurs passent pour carminatives , sudorifiques etlaxatives.
On en fait la base des collyres.
Aster , pe-kin-hoa.
Helianthus annuus, hiang-je-kouei; kouei-kouan. Ses graines sont huileuses.
Les Artemisia, ye-tsao (herbes de médecins), aï-isy , Tatarinov, 1, sont assez employées parles Chinois, qui leur reconnaissent une action heureuse contre les fièvres, la jaunisse, les affections des articulations, etc.
Artemisia abrotanum, yn-tchïn-kao , Pen-tsao; in-czen-chua , Tatarinov, 227; yin-ch 'in-hau , F '. P. Smith, 96.
On se sert des jeunes pousses dans F alimentation ; on en préconise le jus contre les catarrhes, la fièvre, la jaunisse et la dysurie.
Artemisia vulgaris, ngay-ye; rigai-ye, Debeaux.
Emménagogue, tonique et antispasmodique, elle est aussi usitée comme antileucorrhéique et antirhumatismale.
Artemisia dracunculus , tsin-kao, Pen-tsao; cin-chao , Tatarinov, 89; ising~hau,F. P. Smith, 97.
On en fait quelquefois usage comme condiment, et on en donne les tiges , feuilles , racines et semences comme anthelmintiques , arthritiques, et dans les maladies de la peau.
Artemisia indica , pe-ngai.
Artemisia moxa, pe-ngai, Pen-tsao; ngai; y-tsao; ye-tsao, M -ri gai , Debeaux; mok-sa; ng'ai-p'tsau, F. P. S., 98.
Cette Composée, sur laquelle tous les écrivains ont donné des détails en raison de la renommée dont elle jouit en Chine, est remarquable par le duvet cotonneux qui la recouvre. On en distin-
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gue trois variétés : 1° une épineuse, des montagnes, très-cotonneuse , dont on emploie les feuilles battues et nitrées à faire de l'amadou ; 2° une variété ordinaire, plus spécialement préconisée dans les maladies des femmes en couche , et dont les graines passent pour souveraines contre l'hémoptysie; 3° une variété sauvage , plus cotonneuse et à feuilles plus découpées que l'Armoise ordinaire, dont on recueille le duvet en automne. Pour les usages médicaux, on le roule en petites boules qu'on brûle sur la peau pour la cautériser. On prétend que l'effet est meilleur si on a enflammé le duvet avec une lentille ou un miroir; le cautère moxa, ngai-ho, est indiqué contre toutes sortes de maladies. 11 sert aux initiations bouddhistes.
On pend en général YArtemisia Moxa et VAcorus Calamus à la porte des maisons chinoises, le cinquième jour du cinquième mois. Elle passe pour avoir un effet magique contre les affections internes; mais on en fait aussi usage comme carminative, stimulante et résolutive.
D'après le docteur Williams , YArtemisia Moxa fournit un camphre limpide, soyeux, à cassure brillante, et qu'on emploie comme fébrifuge.
On a cru pendant quelque temps que le moxa était le produit de la piqûre d'un insecte qui développait sur la plante des galles jaunâtres et velues, et on trouve, dans la collection d'un juif, un spécimen avec cette indication qui fait partie du Musée de Leyde.
Artemisia annua, tsao-kaoj tsao-chu, Debeaux.
Fleurs et graines en infusions; tonique, fébrifuge et anthelmintique.
Saussurea (costus), mou-hiang ; mo-hiam, Cleyer; iuan-musian, mu-sian, Tatarinov, 208, 302; muh-heang, Hanbury, 102; put-chuk, Indiens; muh-hiang, kwangmuh-hiang , F. P. Smith, 112.
Cette racine, qui se récolte en immense quantité dans les mon-
tagnes du Cachemyre, arrive en Chine par la voie de Calcutta et Bombay; on dit cependant qu'on la trouve aussi dans le Hou-nan. Sa saveur est pungente, aromatique, et son odeur rappelle celle de Ylris. On en fait usage comme purgatif et comme agissant énergiquement contre les affections les plus graves.
• Atractylis alba, pe-chou; peh-shuh, yu-shuh, F. P.
Smith, 108.
On recueille dans le Kiang-sou et le Ngan-hoey des racines dures , tordues , charnues , arrondies , d'un pouce à un pouce et demi de diamètre , et offrant des fibres radicellaires au milieu de leurs tubérosités ; elles sont brunes à l'extérieur et ridées ; l'intérieur présente une texture ligneuse tendre et est mélangé de blanc et de jaune; odeur très-aromatique, ainsi que la saveur, qui est cependant moins prononcée. On en fait usage comme stomachique, tonique, stimulant et diurétique, sous forme de poudre, de pilules ou de teinture, contre la dyssenterie chronique, l'hydropisie, l'apoplexie, etc.
Atractylis rtjbra, tsang-chou, Pen-tsao; ts'ang-shuh, ch'ih-shuh, F. P. Smith , 109; tsang-shuh, Hanbury, 97.
Racines de la grosseur du doigt, rarement ramifiées, longues d'un à trois pouces, à épiderme rude, brun ou noirâtre. Elle produit quelquefois des radicules ; cassure blanc sale avec une partie corticale jaune; structure lâche avec des lacunes remplies d'une matière résineuse orange , soluble dans l'alcool fort; odeur aromatique moindre que la blanche; la saveur est chaude, aromatique et amère. Comme cette variété contient de la résine, qui manque presque toujours dans l'autre, elle est plus active et aussi plus estimée.
Atractylis, p'ing-shuh, F. P. Smith, 110.
C'est une sorte qui se présente en racines irrégulières, brunes, tordues , portant encore des traces de tige ; l'intérieur est mou et
brun, l'odeur est aromatique, la saveur douce et aromatique. Même emploi que YAtractylis alba.
Atractylis, pei-chou, Pen-tsao; peh-chu.
Cette espèce , très-voisine de YAtractylis rubra ou lancea, est cultivée en grande quantité dans le nord de la province du Hounan, où on en récolte la racine en automne, et où on la dessèche à un feu doux; sa saveur est douce et un peu aromatique.
Lepei-chou est tonique, digestif et réforcontant dans les cas de débilité.
Carthamus tinctorius, hong-hoa; hong-lan-hoa , Pen-tsao; hong-koua; houng-lan-hoa; hong-hoa; chun-chou, Tatarinov, 81; hang-lan-hwa , yeh-hung-hwa , F. P. Smith, 1007; hong~ho-tsy, houng-hoa-t'saij, chan-tan; hoanghoa, Debeaux.
Cette espèce, introduite du Turkhestan en Chine par Changkien , est cultivée surtout dans le Hou-nan et le Sse-tchuen : on fait avec ses fleurs rouges de petits gâteaux comprimés dont on se sert pour la teinture; on emploie les fleurs comme stimulantes, sédatives et emménagogues ; on les donne souvent pour obtenir Tavortement. Le Carthame passe pour pénétrer le cœur et le foie et obvier à la corruption du sang.
On prépare avec les fleurs un fard , yen-chi, en les traitant par Teau acidulée avec du vinaigre de prunes.
Les graines, hoang-tze, sont employées soit en nature, soit pour Thuile qu elles donnent , comme lénitives et purgatives dans l'apoplexie et Thydropisie.
En cas de disette, on mange les jeunes rameaux.
Cirsium, siao-ky; siao-tsy, Tatarinov, 358; siau-ki, ta-ki, ts'z-ki,F. P. Smith, 251.
l^es racines de Cirsium sont, aussi bien que celles des Cnicus,
Carduus et Centaurea, mangées soit seules, soit avec les rameaux et les feuilles , et passent pour nourrissantes , antiscorbutiques et astringentes; on en fait aussi des cataplasmes sur les furoncles et engorgements.
Cirsium lanceolatum, siuy-duan, Tatarinov, 371 ; suh-twarij cliuen-twan, F. P. Smith, 252; tchuen-touan.
Cette espèce, du Chan-si, du Chen-si et du Sse-tchuen, fournit des racines brunes contournées en petits fragments dont l'intérieur est blanc sale; la saveur en est douce et mucilagineuse, avec un arrière-goût amer. La plante entière passe pour tonique , vulnéraire et arthritique , et pour consolider les fractures des os et les ruptures des tendons. La racine est employée contre la diarrhée, les affections puerpérales et des organes génito-urinaires.
Carduus, ta-kij , Pen-tsao; da-tzi, Tatarinov, 147; ta-lri, F. P. Smith, 195, 251.
Cette racine, amère , douce , très-froide, contenant un peu de poison, pénètre dans les douze voies, ouvre les intestins et les îles , facilite les menstrues et agit sur Thydropisie ; on doit éviter de l'administrer avec la réglisse, yuen-hoa [Passerina Chamœdaphne) et hai-tsao (Helminthocorton) .
Lappa, nieou-pang-tsee; niu-ban-tsy, Tatarinov, 311. Les graines sont quelquefois employées en médecine.
ClCHORIUM INTYBUS et EMDIVIA, l'OU-tSOy; Vu-Udi, liU-lill, t'u,
lïu-may-cay , Tatarinov, 250; ku-marts'ai,¥. P. Smith, 237, 245.
Les Chinois mangent beaucoup de chicorée crue ou cuite ; elle passe pour tonique, antiscorbutique, sédative du cœur; ils la recommandent contre les furoncles et l'hématurie.
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L'écorce est préconisée dans la diarrhée, la dyssenterie et l'hématurie.
Les fleurs sont réputées efficaces contre le catarrhe et la jaunisse.
Scorzonera, tie?i-men-tong , meh-men-tung , F. P. Smith,
On en mange les racines, qui passent pour avoir les mêmes propriétés que YOphiopogon.
Lactuca virosa et sativa, pai-ku, seng-tsay, sheng-ts*ai; peh-ku, sang-t'sai, F. P. Smith, 629.
Elles sont mangées par les Chinois, qui les croient rafraîchissantes, diurétiques et laxatives.
Leontodon chinense, pou-kong-yn , Pen-tsao; pu-gun-in, Tatarinov, 323 ; p'u-kung-ying , F. P. Smith, 346 \pokou-tsao, Debeaux.
Cette Composée, dont on mange les pousses jeunes, passe pour tonique, apéritive, et pour augmenter la sécrétion lactée des femmes ; on en fait usage intérieurement et extérieurement contre les douleurs de dents, les morsures de serpent, etc.
Barkhausia repens, yii-houang-lien ; hou-hoiiang-Uen, Pentsao; chu-clman-lan , Tatarinov, 59; hu-hwang-lien , F. P. Smith, 117.
La racine est en morceaux irréguliers, noueux, d'un à deux pouces de long, plus gros qu'une plume, bruns ou noirs à l'extérieur, qui est couvert de cicatrices et de nodosités , à saveur trèsamère ; on l'emploie comme tonique , astringente et antipcriodique ; elle est indiquée contre le han des enfants. Elle pénètre le foie, la bile, l'estomac, est restaurante et antidyssentérique.
CAlIPANUIiACÉES.
Platycodon grandiflorum , hie-hong; kie-hen, tsie-gen, Tatarinov, 445; Mh-hang, kih-hung, F. P. Smith, 896.
Cette Campanulacée, qui croît au Sse-tchuen, dans le Hou-pe, le Hounan, le Chan-si, est préconisée comme tonique, astringente, carminative , pectorale et vermifuge ; elle pénètre le poumon et en apaise la chaleur. On mange ses jeunes pousses, et on fait surtout usage de ses racines , en morceaux courts , ridés et sillonnes , bruns , quelquefois moniliformes , gros comme le petit doigt, sans grande saveur ni odeur. On les substitue souvent, par fraude, au gin-seng.
Adenophora verticillata , cha-seng, Pen-tsao; sza-szen, Tatarinov, 386; sha-san, F. P. Smith, 20.
Cette plante , à fleurs blanches ou violettes , qui croît dans les montagnes de Yang-hin-chan et de Hoa-chan, se récolte à la seconde et à la troisième lune pour fournir sa racine laiteuse , qui a quelque ressemblance avec le gin-seng, auquel elle est quelquefois frauduleusement substituée ; cette racine se présente en morceaux pyramidaux, longs de quatre à huit pouces de couleur blanc grisâtre à l'extérieur, plissés, plus clairs et plus renflés que le gin-seng; l'intérieur est spongieux, blanc jaunâtre, et offre sur sa section transversale une disposition particulière du tissu , surtout dans les racines qui ne sont pas trop vieilles. En effet, la radiation irrégulière des couches du centre à la circonférence le fait paraître singulièrement plissé.
D'une saveur légèrement amère ou douceâtre , sans poison , le cha-seng est employé comme pectoral et émollient.
Campanula, tang-seng; tang-sang, fang-fang-san, F. P. Smith, 182,479.
On rapporte à un Campanula des racines qui servent à rem-
placer le gin-seng et qu'on trouve en morceaux coniques, brun sale, avec des plis et des fissures, longs d'un pied environ , cassants ou flexibles , avec des restes de radicules aux extrémités ; la coupe donne la même apparence que YAdenophora, mais s'en distingue par sa moelle centrale jaune clair; la racine est plus foncée, plus développée , et porte à l'extérieur des traces de suc concrète et brun.
On l'emploie contre la syphilis.
On dit que le gin-seng du Japon est très-fréquemment adultéré par les racines du Campanula glauca.
RUBIACÉES.
Galium tuberosum, houang-tsin.
Ce Galium, qui paraît être importé du Japon , fournit à la matière médicale sa racine , qui est jaune et ressemble à celle du tcharig-pou (Acorus terrestris) ; on s'en sert après l'avoir privée de son épiderme , l'avoir soumise neuf fois à la vapeur d'eau bouillante et l'avoir desséchée un même nombre de fois au soleil ; elle passe pour pénétrer les voies du poumon et de l'estomac, et pour dissoudre les flatulences et les phlegmes.
Rubia mungista , si-tsao-ken ; sian-cao-gen, Tatarinov, 87 ; tihiueh, si-ts'au-ken, F. P. S., 1000; tsien-tsao ,Dehea.ux.
Ses racines , qui sont très-employées comme tinctoriales , passent pour emménagogues et vulnéraires.
Rubia, ouei-ling-sien; wey-lin-sian, Tatarinov, 478; wey~ling-sien, hiueh-tang, F. P. Smith, 1000.
Les racines de ces Rubiacées indéterminées sont recommandées contre le rhumatisme et les affections syphilitiques ; quelques auteurs pensent que l'une d'elles est le Crucianella angustifolia.
Psychotria, tsaï-lien, Debeaux.
M. Debeaux rapporte à un Psychotria, qu'il pense être le P. elliptica, des racines analogues à celles de l'Ipéca ondulé, mais à écorce plus épaisse , à anneaux presque circulaires et à meditullium plus ligneux. Est-ce une plante chinoise, ou est- elle importée?
Uncaria gambir, pin-lang-kao ; pin-lang-kau , F. P. Smith, 464, 1222.
On l'importe des Archipels malai et indien, sous forme de pains cubiques, principalement pour servir pour la teinture.
On fait aussi usage des rameaux coupés, gow-tyn, Tatarinov,
Uncaria procumbens, tiao-tang; t'iau-t'ang, F. P. Smith,
On apporte du Hou-nan, du Chen-si, du Hou-nan, du Hou-pe et du Kiang-si, des fragments de cette plante, brun-rouge, munis de stipules recourbés, à saveur faiblement astringente, qu'on emploie dans les maladies des enfants , telles que la chorée, l'état fébrile , etc .
On en fait aussi une teinture qui jouit de propriétés analogues à celles de la teinture de Cachou. (F. Porter Smith.)
Gardénia florida, chan-tche-tsee , Pen-tsao; tche-tze; czzitsxj, Tatarinov, 130; shan-chi-tsze , F. P. Smith, 467; che-tsze, Hanbury, 80; tchang-pe-hoa> Mn-tze, Debeaux.
Les fruits sont oblongs , orangés , avec deux loges imparfaites , longs d'un pouce et demi à deux pouces, surmontés par les restes du calice qui se prolongent sur la surface du fruit en six côtes longitudinales ; les graines sont nombreuses et enveloppées dans une pulpe orangée.
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Ses fruits pénètrent le poumon , dont ils corrigent la chaleur ; ils provoquent l'urine ; ils sont émétiques , stimulants et diurétiques , et employés contre l'hydropisie, la jaunisse, les affections pulmonaires, etc. On en fait aussi usage à l'extérieur comme vulnéraires.
Les feuilles entrent dans la composition de cosmétiques.
Gardénia rubra, hoang-chi-tseu; hoang-tche; hung-chitsze, F. P. Smith, 468; houang-tche-tsee.
Cette espèce, qu'on trouve dans le Sse-tchuen, est remarquable par ses belles fleurs rouges; ses semences servent à la teinture.
Gardénia radicans, tin-lan; hwang~chi-tsze, muh-tan, F. P. Smith, 469.
Les fruits, larges, oblongs, brun orangé ou jaunâtres, longs d'un pouce et demi environ, portent six côtes longitudinales, restes du calice persistant; les graines, nombreuses, sont enfermées dans le péricarpe fragile, à deux loges incomplètes, qui était charnu à l'état frais ; elles sont acides et acres et teignent la salive en jaune foncé. Les fruits sont employés dans la teinture, et à l'état frais ils servent à faire des pulpes qu'on applique sur les tumeurs et les contusions.
Les fleurs servent , dit-on , à parfumer le thé.
iomc iiti i:s.
Les Chinois font un usage plus fréquent des Lonicera à feuilles persistantes que des Xylosteum, bien que ces deux genres soient également communs dans le pays; ils en emploient surtout les fleurs desséchées, qu'ils appliquent sur les ulcères pour en neutraliser la suppuration , sur les bubons ; ils s'en servent aussi fréquemment contre la blennorrhagie , l'hydropisie , la syphilis, en les faisant prendre à l'intérieur en infusions et sous forme de teinture.
Lonicera xylosteum , kin-yn-hoa; jin-tong; zen-dun, Tatarinov, 493; hin-yin-hwa, jin-t'ung , F. P. Smith, 552, 661.
On fait usage des fleurs , des rameaux et des feuilles.
Lonicera chinensis, kin-yn-hoa; hin-yin-hwa, F. P. Smith, 189; tsin-yn-chua , Tatarinov, 446; kin-yen-hoa, Debeaux.
Lonicera flexuosa, lao-hian-hoa, Debeaux.
Ses feuilles, conservées sèches dans les boutiques , exhalent quelquefois une odeur trèsrmarquée qui se rapproche de celle du tabac.
Sambucus nigra, hao-tong-chou ; ou-tchou-yu, tchou-fouhoa, Debeaux.
On en emploie les fleurs en infusion.
JAIMINÉES.
Jasminum sambac, mo-ly, Pen-tsao; mo-li-hoa; su-sing; moh-li; su-shing, ye-sih-min, F. P. Smith, 578; mo-lihoa, Debeaux.
Cette plante, originaire de la Perse et de l'Asie centrale, porte des fleurs blanches très-odorantes dont on fait usage pour parfumer le thé et plusieurs articles de toilette.
Les racines , qui sont vénéneuses , dit-on , servent à préparer une teinture sédative, vulnéraire et stupéfiante.
On fait avec ses fleurs une huile très-recherchée.
Jasminum nudiflorum , la-mei.
Jasminum officinale, ye-si-min; su-hing.
Nyctanthes arbor-tristis , hong-kio~hoa ; hung-mo-li, F. P. Smith, 765.
Recherchée pour ses fleurs, qui répandent, la nuit seulement, leur odeur fragrante, cette Jasminée sert aussi pour la teinture en rouge. On prépare avec ses fleurs une huile parfumée.
Olea fragrans, kouei-hoa; Louy-hoa; hwei-hwa, F. P. Smith; lan-hoa, Debeaux.
On mêle au thé ses fleurs très-petites à odeur forte et des plus suaves, et elles lui communiquent un parfum délicieux. Les Chinois confisent aussi ces fleurs. Ses fruits sont de petite dimension et quelquefois employés en médecine ; les feuilles , petites , sont persistantes.
Ligustrum lucidum, la-chou; tong-tsin, lah-shu, F. P. Smith, 1256.
C'est un des arbres à cire, tung-ts'ing; toujours vert, à feuilles ovales et pointues , à fleurs en thyrse , à fruit noir.
On fait une teinture du fruit et de Técorce contre le rhumatisme et des applications de ses feuilles sur les parties enflammées.
Ligustrum , niu-tchin-tsee.
Ligustrum rfeoTA, choui-la-chou; shwui-lah-shû , F. P. Smith, 1256 ; pi-la-tchong , tong-tsin-tchang , Debeaux.
Il fournit une partie de la cire végétale chinoise.
Fraxinus chinensis, tchou; ch'u, F. P. Smith, 104.
Les fruits, Técorce et les feuilles sont toniques et astringents. Les Chinois recherchent beaucoup son bois pour la fabrication de leurs cercueils.
Fraxinus longicuspis , tchang-Mang-ije , Debeaux.
On utilise comme astringentes et fébrifuges les feuilles et les
samares.
Forsythia suspensa? lien-Mao; lan-cio, Tatarinov, 255;.//enheaou, Hanbury, 84; lien-k'iau, F. P. Smith, 450.
Les Chinois considèrent comme diurétiques, relâchantes et emménagogues les capsules de cette plante.
IiO&ANIACEES.
Strychnos ignatia , liu-song-ko ; ku-go , Tatarinov, 248; leusung-kwo, Hanbury, 56; k'u-shih-pa-tau, F. P. Smith, 540; ta-foun-tze, Debeaux; kou-che-pa-teou.
Sous le nom donné par M. Hanbury, on vendrait à Han-keou, d'après M. F. P. Smith, les graines d'un pin, tandis que les fèves de saint Ignace y seraient inconnues. Nous avons cependant dans notre collection de vraies graines du Sirychnos Ignatia.
Strychnos nux vomica, ma-tien-tsee ; ma-cian-Uy, Tatarinov, 283; ma-tsiien-tsze , fan-muh-pieh , F. P. Smith, 764; ma-tsien-tze , Debeaux; fan-mou-pie.
Introduite en Chine des contrées mahométanes de l'Asie centrale , la noix vomique est souvent employée pour empoisonner les chiens ; sa vente n'est pas permise à des personnes non connues ; on en fait usage dans certaines fièvres et quelques affections de l'abdomen.
On la confond quelquefois avec les graines non dangereuses du Muricia Cochinchinensis .
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APOGYNÉEi.
Plumiera acuminata, ky-tan-hoa; ki-tan-hwa, F. P. Smith,
On emploie quelquefois le suc laiteux acre de plusieurs Plumiera comme purgatif drastique.
Apocynum juventus, ho-cheou-ou, Pen-tsao; che-szou-wUj
Tatarinov, 46; ho-shau-wu,F. P. Smith, 75.
Cette espèce, qui croît dans le Kiang-sou, le Chan-tong et le Kouang-si, est employée, feuilles, tiges et racines, en lotions sur les éruptions; mais on fait surtout usage de la racine, qui est amère, douce, pénètre les douze voies, restaure l'humide radical et les esprits, guérit les ulcères et les pustules, et qu'enfin on utilise pour teindre en noir les cheveux et la barbe. Cette racine se présente sous forme de morceaux plats , oblongs ou arrondis , de forme et d'épaisseur variables, offrant quatre ou cinq couches concentriques; l'extérieur est ridé et rouge-brun foncé; l'intérieur, ligneux et d'une teinte rousse ; sa saveur est amère et acre ; elle est tonique, astringente, vulnéraire, styptique et antiscrofuleuse. Le Pen-tsao ;v*i attribue la plus merveilleuse puissance pour conserver à l'homme une jeunesse prolongée , avec tous ses avantages portés au suprême degré.
AS€LÉPIADÉE§.
Pergularia odoratissima , ye-lay-hiang ; ye-lan-yang , F. P. Smith, 854, 860.
Plusieurs espèces sont alimentaires.
Asclepias curassavica, ma-ly-kiii; ma-li-kin, Debeaux. Emétique et purgatif.
Vincetoxicum , tsan-kio.
Gentiana asclepiadea (?), long-tan-tmo , lun-dan-cao, Tatarinov, 278; lung-tan-tsau, F. P. Smith, 474.
Le long-tan-tsao, qu on récolte dans le Chen-si, est sans doute le Gentiana asclepiadea mêlé à d'autres espèces ; on en emploie les racines , longues , nombreuses , brun-rouge , fixées à un rhizome court , contourné ; elles sont d'une couleur plus foncée que les racines de Gentiane européenne, ont une saveur amère assez agréable, et sont préconisées contre les sueurs nocturnes, l'hématurie , certaines ophthalmies ; on les considère , du reste , comme antiphlogistiques et antirhurnatismales , comme tous les amers.
Erythr^ea, long-tan; lung-tan, F. P. Smith, 221.
Employé comme amer rafraîchissant et contre les inflammations des articulations.
Limmnthemum nymphoïdes, hang-tsay ; mn-cay, tsin-sy-che-ie, Tatarinov, 453; sun-tsai; hang-tsai, F. P. Smith,
On le mange endépit de son amertume, et les médecins l'administrent à l'intérieur comme dépuratif dans les cas d'opacité de la cornée ; extérieurement, ils en font des applications sur les furoncles et les enflures.