‹ La matière médicale chez les ChinoisChapitre 6 sur 39 · SOUFRE · texte numérisé non relu

SOUFRE

Soufre, che-lieou-houang , lieou-houang , Pen-tsao; weilew-kwang , lew-hwang, Hanbury; shih-liu-hwang 3 F. P. S., 1112.

Généralement impur, cristallin, jaune pâle, il provient de la fusion de minerais recueillis dans des terrains volcaniques du Tur-fan et du Sse-tchuen, et porte des traces évidentes de la fusion à laquelle il a été soumis. Le soufre se dépose en fines aiguilles sur les parois des solfatares de Formose , où il est recueilli pour l'usage. Une grande quantité est aussi importée depuis longtemps en Chine du territoire de Satsuma, au Japon. (Taintor.) Le commerce du soufre n'est pas permis en Chine, excepté pour la fabrication des artifices, si profusément employés par les Chinois dans toutes leurs fêtes , religieuses ou non.

Les fleurs de soufre, lieou-houang-chouang (liu-hwang-shtcang, F. P. S., 1113), sont à peine employées par les Chinois.

Sous le nom de soufre rouge, che-lieou-che } che~ling-tche , F. P. S., 1114, on désigne un soufre préparé dans le Chan-si, qui, d'abord malléable, tombe plus tard en poussière, et qu'on emploie contre les rhumatismes, la leucorrhée et la métrorrhagie. Il sert aussi à la préparation du vermillon.

Le lieou-hoiiang-hiang , Pen-tsao , est un soufre à odeur forte du Hou-nan, qui est indiqué comme désinfectant et vermicide.

Bien qu'il passe pour dangereux, les Chinois administrent le soufre dans le rhumatisme , les fièvres ; ils l'emploient aussi comme anthelmintique. Mélangé à diverses substances, le soufre est usité en onctions contre la gale, diverses affections cutanées, les poux. On le brûle pour chasser les moustiques. On l'introduit aussi dans des vases , dans lesquels on met du vin qui acquiert ainsi des propriétés médicales.

La poudre à canon, ho-ijo; ho-ijoh, F. P. S., 498, passe pour vermifuge et détergente. On la fabrique avec le charbon du saule ou du Cunninghamia sine?isis.

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