‹ La matière médicale chez les ChinoisChapitre 7 sur 39 · ARSENIC · texte numérisé non relu

ARSENIC

Arsenic, py-chan, pi-szan, Tatarinov, 320.

Nous n'avons pas vu ce médicament, non plus que les deux suivants.

Acide arsénieux naturel, pi-hwang, F. P. S., 95; sin-shih, pih-sin, hung-pe, Hanbury, 28.

Minerai jaunâtre, cristallin, fournissant, par sublimation , une grande quantité d'acide arsénieux blanc, et qu'on emploie comme escharotique dans les affections strumeuses. (F. P. Smith.)

Acide arsénieux blanc, pi- chouang; pi h-shih, peh-sin-shih , F. P. S., 93, 94.

On préfère le produit raffiné au minerai naturel, quoique le Pen-tsao indique celui-ci comme supérieur. L'acide arsénieux est employé contre l'asthme, la dyssenterie et certaines formes de rhumatisme. Les Chinois le considèrent comme nuisible dans les maladies de la peau.

On ne doit pas le donner en même temps que le sang de mouton. On indique comme son contre-poison l'eau de phaseolus angulatus, lou-teou.

Réalgar, arsenic sulfuré rouge; Uee-houang, Pen-tsao; hiûm-hoâm, Cleyer, 176; siun-chuan, Tatar. , 369; hiung-hivang, hwang-kin-shik , ming-hiung , t'u-hiung , F. P. S., 971 ; siun-chuan; heung-htvang , Hanbury, 30.

Ce minerai, de couleur rouge, tirant un peu sur l'orange, ne s'est jamais présenté à nous que sous forme de fragments irréguliers, mais ayant conservé l'aspect cristallin. On l'importe du Yun-nan, du Kouei-tcheou et du Kan-sou. Plusieurs échantillons plus volumineux que je possède portent la marque évidente d'une

origine artificielle, et j'ai, en outre, un vase de réalgar qui m'a été donné par M. l'abbé Perny et qui évidemment a été coulé. On sait que ces vases sont employés par les Chinois , de même que par plusieurs peuples orientaux , pour en obtenir des purgations au moyen du thé, du jus de citron ou du vinaigre, qu'ils y ont laissé séjourner : ils se purgent ainsi souvent, mais très-souvent aussi ils se superpurgent. (Soubeiran.)

Nous avons aussi reçu, sous le nom de hiong-houang, un échantillon de réalgar, bien que le nom chinois, indiquant un corps jaune, semble devoir s'appliquer plutôt à l'orpiment.

Le réalgar passe pour mâle ou spermatique, yang y au contraire de l'orpiment, qui est femelle (gin); on le croit générateur de l'or. On l'emploie à l'extérieur contre les éruptions et les diverses affections de la peau. Il est usité aussi comme fébrifuge, anthelmintique, escharotique. Le Pen-tsao le préconise en fumigations contre la nymphomanie des jeunes femmes. Dans certaines localités du Hou-pe, on le met infuser dans une petite quantité de vin , qu'on boit au milieu du cinquième jour du cinquième mois comme préventif des cinq poisons animaux , et des influences malignes.

Les Chinois distinguent sous les noms de hong-sin, hong-sinshih, F. P. S., 972; hung-sm, Hanbury, 31; le réalgar cristallisé natif, plus ou moins pur. Ses usages sont les mêmes.

Orpiment, che-houang (serpent jaune), Pen-tsao; tszehwang,Y. P. S., 825; Uze-kwanq, Hanbury, 29; shihhwang, F. P. S., 503; my-hj-tsee.

Ce sulfure d'arsenic (la femelle jaune) n'est pas très-commun et ne se rencontre presque jamais qu'en petits échantillons. Les Chinois, qui lui attribuent des propriétés hyperboliques, présument que ce sont des sortes de bézoards provenant de certains serpents. Leurs médecins ne croient pas que l'ingestion de l'orpiment puisse déterminer d'accidents, et l'emploient fréquemment, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur, quoique moins souvent que le

réalgar; ils s'en servent comme escharotique , vulnéraire et expectorant. On en fait aussi un grand usage comme antipériodique. On l'importe du Ho-nan , du Yun-nan , du Kan-sou et du Outou-chan. On donne souvent sous ce nom du sulfate de chaux qui a été incinéré avec du suc frais d'aloès.

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