POTASSIUM
Perlasse, kien-cha; kien-sha, shih-kien, hwui-kien, F. P. Smith, 349, 920; tsao-kien, Debeaux.
On l'obtient par l'incinération des plantes herbacées, des Polygonées surtout, dans la province du Chan-tong et dans le Pe-tchi-li, mais on lui substitue fréquemment le carbonate de soude naturel de Mongolie ou du Thibet.
La perlasse est surtout employée pour fabriquer des savons grossiers.
Elle sert aussi à la fabrication du ferrocyanure de potassium ; pour cela les Chinois traitent les résidus animaux, poils, cornes, etc., et portent le tout au rouge avec de la perlasse et une certaine quantité d'objets de fer; ils cherchent du reste à tenir leurs procédés secrets.
Potasse nitratée, nitre, joo-smo, mang-siao, siao-che, Pentsao; pu-sia, Tatarinov, 325; siau-shih, mang-siau,
yen-siau, ho-siau, tsi-hwang , F. P. S., 1015; po-seaou, ivang-seaou, mang-seaou, Hanbury, 4.
En petits grains grisâtres, formant une matière pulvérulente.
Elle renferme toujours une forte proportion de nitrate de chaux et de magnésie. Quelquefois cristalline, elle a une saveur fraîche et un peu amère.
On rencontre le salpêtre près des endroits d'où l'on extrait le sel, et on l'obtient en Mongolie et dans le Kan-sou, par lixiviation des terrains et par l'évaporation des eaux de lixiviation. Il fait l'objet d'un monopole du gouvernement.
On le trouve souvent sur les murs humides, et on l'exploite pour la fabrication de la poudre et des feux d'artifice.
Il renferme toujours une certaine quantité de soude : on le confond quelquefois avec le sel de soude.
Le salpêtre est employé contre les tumeurs abdominales et la chaleur produite par le vent. 11 est aujourd'hui remplacé par le sulfate de soude. On s'en sert principalement en lotions dans les ophthalmies et dans les cas d'opacité de la cornée.