‹ La médaille miraculeuseChapitre 49 sur 65 · Lettre de sœur M · texte numérisé non relu

Lettre de sœur M

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« nous trompe, nous, malheureux protestants ! Que « de mensonges on nous débite ! Que Dieu est bon « de m'avoir sauvé de Terreur ! Que la sainte et douce «c Vierge Marie soit connue et aimée toujours... toute jours... et partout !... » Et il expira l. »

« Un sergent, assez âgé, atteint depuis trois mois d'une dyssenterie violente, fut trouvé un matin, par la sœur qui faisait la tournée des malades, tout noyé dans ses larmes. « — Hé ! qu'avez-vous donc, mon a brave, lui dit-elle, pour vous laisser aller à un tel « excès de douleur ? — Ah ! ma sœur, s'écria-t-il, « donnez-moi de la patience, car je n'en ai plus; « je suis désespéré. Je ne puis plus endurer mes te souffrances. Je me sens mourir au moment d'avoir ce ma retraite, au moment où j'espérais rentrer dans a ma patrie avec honneur et revoir ma famille. Il me ee faudra donc laisser mes os dans ce pays et mourir ce seul?... * Et, en disant ces mots, il sanglotait et se tordait les bras avec une désespérante violence. Et la sœur qui raconte ce fait nous disait, il n'y a pas longtemps : et A la vue des pleurs de ce brave soldat, ee de ses cheveux blancs et de ses nombreuses cicaee trices, je sentis mon cœur se briser. Cependant a comme mes larmes n'auraient pas tari les siennes, ee je tâchai, par d'autres moyens, de relever son coûte rage, et je lui promis une entière guérison s'il vou-

i. Lettre de sœur M., 9 juillet 1857.

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