‹ La médaille miraculeuseChapitre 50 sur 65 · LA -<F · texte numérisé non relu

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extrême pauvreté. Des arbres entiers étaient bientôt abattus, quand il fallait cacher et dissimuler les fentes et la nudité des baraques transformées en chapelles. Si on avait laissé nos soldats libres, dans leur enthousiasme ils auraient pillé et ravagé lesjardins des Turcs pour orner les sanctuaires de la Reine du ciel.

« Dans les ambulances de Péra, quelques-uns des plus zélés soldats, sergents et inférieurs, voulurent offrir à Marie un hommage solennel de leur dévouement et de leur reconnaissance. Ils choisirent un cœur pour en être le symbole. Toutes les balles extraites de leurs blessures furent données et réunies pour en composer leur petit cœur d'offrande. Mais voilà qu'un soldat, singulièrement inspiré, s'écrie avec enthousiasme : « Camarades, que faisons-nous? a Comment ! nous allons offrir à la sainte Vierge un « cœur schismatique ! car toutes ces balles sont « russes! — C'est vrai, répond un autre, ces balles « sont russes, il nous faut des balles françaises : « allons demander aux Russes celles que nous leur « avons envoyées sans compter. — Oui, mais vous « ne pensez donc pas, réplique un troisième, que ces « balles sont teintes de notre sang ! — Eh bien, nous « les mêlerons, reprit un quatrième ; les balles frange çaises formeront le centre. » Et là-dessus ils allèrent, sans perdre- de temps, demander quelques balles françaises aux Russes, qui en avaient du reste la charge d'un homme. Ceux-ci en donnèrent volon-

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tiers; le cœur fut fondu, les noms y furent in^

lation du régiment, et l'offrande faite à :e au milieu des plus ri mations c:

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tection de Marie. Cette circonstance a ranimé notre confiance. Nous circulons librement dans les rues, malgré le sifflement des projectiles. »

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