‹ La médaille miraculeuseChapitre 5 sur 65 · I . ! rie de la ché ir Labour : la réal · texte numérisé non relu

I . ! rie de la ché ir Labour : la réal

fidèle de cette parole de Nôtre-Seigneur dans II. tngile : h Je vous rends t de ce

que voua avez caché ces choses aux i lu siècle

pour les révéler aux humbles et aux petits, i Jamais B Dieu ne turent mieux a couvert dans une âme sous le double manteau de ['humilité et de la simplicité.

Pendant quarante-six ans, elle s'est livrée à des lui obscurs et pénibl . as chercher d'auti

lion que celle de plaire à Dieu; elle 'îcti-

fiée dans l'ombre par une fidèle correspondance à la • et L'exactitude aux pratiques de la vie

mune. ! qu'elle recevait du ciel n'ont

t enflé les merveilles

par la médaille, elle n'a jamais dit une le qui put taire - mer qu'elle savait quel-

que chose de plus que tout le monde a ce sujet, dirait-on pas qu'elle avait pris pour

le ['Imitation : ■ Aim /; t.-

pour rien » ? Comme à ces traits on reconnaît bien la véritable fille de l'humble Vincent de Paul !

Quelle gloire doit posséder dans les cieux celle qui, durant toute sa vie, s'est efforcée de se tenir dans l'abaissement !

Il semble que déjà, dès maintenant, nous voyions quelques rayons de cette gloire. Les obsèques de Thumble servante des pauvres ont ressemblé à un triomphe; par une exception presque inouïe, son corps est resté au milieu de sa famille spirituelle; son tombeau est souvent visité par des personnes de toutes conditions, qui ont la confiance de se recommandera son intercession, et plusieurs affirment que leurs prières ont été exaucées. Enfin cette notice biographique mettra au grand jour ce que sœur Catherine a si soigneusement caché, afin que la promesse de Notre-Seigneur soit accomplie: Celui qui s'humilie sera exalté.

Marie, Porte du ciel.

Par son concours à notre rédemption, la Vierge noub a ouvert le ciel et Dieu veut encore que nous y arrivions par elle.

CHXPÏTRK If

action toujours ma nhle disparaître au x\nr

commencement du u- —Marie ipj — Motifs et impor-

tance Je cet:. — L'Imm .on.

| aihc de la ires-sainte Vierge Marie est S aussi ancien que le christianisme, <>n en

J y trouve les traces, dès l'origine Je L'Eglise,

chez tOUS les peuples oui ;le. Du-

rant les premic ache dans l'obscurité

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1 la profanation des infid* mais lorsque 1 1 aui persécu-

nglante duisit au grand jour et dans

tout l'éclat de H r 1 c beauté II pril SUItOUl une

nierveilleu au cinquième

que le concile d'Ephèse eut proclamé la maternité divine de Marie et eut par là sanctionné les hommages exceptionnels qui lui sont rendus au-dessus de tous les saints.

L'image de la Vierge-Mère se répandit avec profusion dans le monde chrétien, elle devint Pornement des églises, la protection du foyer domestique et l'obje:; de la piété des fidèles. Ce fut principalement à cette époque qu'on vit disparaître à peu près partout les derniers vestiges du paganisme. La Vierge immaculée, la Mère pleine de tendresse, la Reine des Anges, la Patronne de l'humanité régénérée remplaça les vaines idoles qui depuis des siècles avaient entretenu la superstition , avec son cortège de vices et d'erreurs.

Tout catholique admet que le culte rendu par l'Eglise à Marie repose sur des fondements inébranlables; la foi et la raison s'accordent pour le justifier. Dieu lui-même a voulu l'autoriser par des faits, il s'est plu très-souvent à récompenser la dévotion des serviteurs de Marie par des marques sensibles de sa puissance, par des grâces extraordinaires, en un mot par de vrais miracles. Par une disposition de sa providence, il a établi que l'intervention de Marie se trouverait dans la conduite de l'Eglise et dans la sanctification des âmes, comme elle s'est trouvée dans les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption. Son rôle de médiatrice entre le ciel et la terre l'obligera fréquemment à faire sentir son action, à montrer les

56 ACTION DE MAkiE DANS L 'ÉGLISE.

ques donne lien à une observation digne de remarque, c'est que la foi dans une contrée est en proportion de la dévotion que les fidèles ont pour la sainte Vierge. On peut dire aussi que lorsque Dieu veut ranimer la foi au milieu d'un peuple, il charge Marie d'y manifester sa bonté et sa puissance.

Tous les siècles ont apporté à l'Eglise des preuves de plus en plus évidentes de l'intervention de Marie ; il y a des époques où elle semble se prodiguer, on dirait qu'elle tient à vivre familièrement avec las hommes et que ses délices sont de converser avec eux.

En d'autres temps, au contraire, elle paraît se retirer, ne plus s'occuper de notre monde, elle ne donne plus de signes de son action. Nous en avons un exemple frappant qui est encore proche de nous. Un siècle et plus se trouve privé de l'intervention sensible de Marie, l'histoire n'a point à enregistrer dans cette période une seule de ses apparitions, pas un pèlerinage nouveau n'a été fondé, pas une grâce signalée n'a été obtenue par l'intercession de la Mère de miséricorde. S'il y a quelques faits de cet ordre, ils sont du moins très-rares et ils sont restés fort obscurs. Ce siècle déshérité par la sainte Vierge fut le dix-huitième, auquel il faut ajouter les trente premières années du dix-neuvième.

A cette époque où le rationalisme impie s'efforce d'effacer jusqu'à la notion du surnaturel, ou les vérités

[es mieux établies sont attaquées, oii le niveau de la vertu s'abai rmi les chrétiens et les caractères

amoindris via de la société,

croirait que Marie, fatiguée de L'ingratitude des

hommes, a résolu de les livrer à leur

de le M conduire le monde suivant les

leur | : ite elle ne renonce

mission de médiatrice en laveur de l'I glise, elle veille sur sa grande famille adoptive, elle écoute prières que ses fidèles serviteurs lui adressent; mais elle reste invisible, elle ne donne plus aucune de ces marques de tendre H elle était si prodigue aux

de loi.

sait quelle^ lurent le- de l'aban-

de Marie et comment c. BS qui voulaient se

sr de Dieu gouvernèrent la société. L'histoin leur règne de feu, de et de

naturalisme révolutionnaire et impie ;ea dans le dix-neuvième siècle, il exerce em aujourd'hui une déplorable influence; mais cependant il rencontre des protestations, l'ordre surnaturel fifirmé hautement. Srités de l.i t<>i sont d4

6C d'ardent LVÎCtiofl

respectée e; . I . e:i vè

d'un bout du monde i l'autre.

re conteste, mais il compte des SUj - qui

AU besoin \. Ientleursang pour le soutenir. [

difft pect humain, le scepticisme railleur

disparaissent peu à peu, pour ne laisser plus en face de FEglise que des amis sincères ou des ennemis déclarés. C'est un progrès que personne ne saurait méconnaître.

D'où vient ce changement? Quelle est la date d'une résurrection si consolante?

La cause en est sans contredit l'infinie bonté de Dieu, mais l'instrument, pourrait-on le méconnaître? N'est-ce pas la très-sainte Vierge Marie? Son intervention n'est-elle pas visible depuis quarante ans? Oui, c'est Marie qui a opéré cette étonnante transformation, et c'est par la médaille dite miraculeuse que cette série de merveilles a été inaugurée.

C'est en i83o que Marie, pour la première fois, depuis un siècle et demi, montre le désir de se réconcilier avec la terre.

C'est le premier signe du pardon qu'elle accorde aux hommes, après avoir gardé un si long silence.

C'est l'annonce d'une ère nouvelle qui va commencer.

L'apparition qui eut lieu le 27 novembre, dans la chapelle de la maison-mère des Filles de la Charité, à Paris, paraît tout d'abord de peu d'importance, ce fait devait cependant avoir un immense retentissement dans l'avenir et des conséquences incalculables. Comme un ruisseau qui cache sa source au pied d'une montagne, mais qui reçoit à mesure qu'il avance de

ibreux affluents et devient enfin un fleuve ma tueux qui féconde les provinces et k . qu'il

. ainsi La vision de [a médaille a été le point

de départ d'un mouvement reli. ^nd au-

jourd'hui dans le monde entier, faisant justice vieilles erreur-. iraniK .

tions systématique- a la vérité, mettant en lumière le vrai christianisme, la vraie Eglise, la vraie rendant a Marie Immaculée, Mère de Dieu et Mère

homme . hommages de vénération, d'amour et de dévouement me elle n'en a jamais

depuis la prédication de I ;ile.

[a Lecteur Connaît déjà par la notice de sœur Catherine l'humble fille que Mari choisir pour sa

vieille. I era dans le chapitre qui suit le

Î1 détaillé d<

i vous dit que CCI événement fut l'aurore d'une ère nouvelle, le signal du réveil de la dévotion à lans le monde entier. Cette tendre Mère ellemême sembla vouloir, a force de a\ii- • lire oublier a : ont elle

>ur punir leurs ofifena

I n C :. -; eil rapide sur les développements du culte de Marie, depuis un demi-Mecle. sutura pour li i : rtir l'exactiiude de cette affirmation.

daille, I peine frapj indit par mil-

i nt au .instrument d'une multi-

tude au point que la

- lui donna le nom de médaille

60 ACTION DE MARIE DANS l" ÉGLISE.

leuse, nom qui lui est resté et que de nouveaux miracles justifient chaque jour de plus en plus, comme le prouvera la seconde partie de cet ouvrage. — Mais cette médaille n'était pas seulement destinée à opérer des miracles, elle avait un but plus élevé, elle avait une signification dogmatique et devait populariser la croyance à V Immaculée- Conception de Marie.

Autant qu'il est possible de pénétrer les adorables desseins de la Providence, tout porte à croire que T Immaculée-Conception est une de ces vérités dont la proclamation se rattache au salut des sociétés modernes et doit avoir pour le catholicisme les conséquences les plus étendues. C'est le complément de la gloire de la très-sainte Vierge; même avec l'incomparable prérogative de la maternité divine, il manquerait quelque chose à sa grandeur, s'il n'était pas reconnu qu'elle a été préservée de la tache originelle. Déposée en germe dans les Saintes-Ecritures, conservée par la tradition , enseignée par les Pères et les saints Docteurs, soutenue par les Pontifes romains, solennisée , dès les temps anciens , dans plusieurs églises , adoptée instinctivement par la piété des fidèles, et traduite sous les formes les plus gracieuses par le pinceau et le ciseau des artistes chrétiens, cette croyance reçut, au moyen de la médaille, le cachet d'une dévotion populaire. La prière révélée par la sainte Vierge elle-même : O Marie, conçue sans péché, prie% pour nous qui avons recours à vous, cette prière répétée à l'infini par toutes les bouches, depuis l'en-

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