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expira dans les meilleures dispositions, en invoquant le saint nom de Marie.
« Beaucoup d'autres suivirent son exemple, et revinrent à Dieu avant de mourir. »
« M. Huis, homme de trente-cinq ans, quoique persuadé de la nécessité du baptême, différait de jour en jour à le recevoir. Je savais qu'il avait peu d'attrait pour notre sainte religion, et je n'osais pas trop lui en dire sur ce sujet. Néanmoins, voyant la mort s'avancer à grands pas, je mis une médaille sous son oreiller, en priant la sainte Vierge de faire le reste. Le lendemain, je lui donnai à boire, et, comme je le quittais, il m'appela : « Ma sœur, me dit-il, que dois-je « faire avant de quitter la terre? » Je lui dis qu'il fallait se repentir de ses péchés, parce que le péché était le plus grand mal, qu'il avait été la cause des souffrances et de la mort de N.-S. J.-C, dont la bonté est infinie, et qui est toujours prêt à nous pardonner, même au dernier moment, si nous revenons à lui avec sincérité. Je l'engageai à se jeter avec confiance entre les bras de ce Père miséricordieux, qui désirait vivement lui ouvrir les portes de la Cité éternelle, et j'ajoutai qu'il était absolument nécessaire d'être baptisé. Il m'assura qu'il croyait tout ce que je lui avais enseigné, et il répéta avec ferveur les actes de foi, d'amour, de contrition et de résignation à la volonté de Dieu. Voyant qu'il entrait en agonie, je lui
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pour nous, il ne put retenir ses larmes : « Oh \ « s'écria-t-il, pourquoi ne m'a-t-on jamais appris « cela? Oh! si je Pavais su plus tôt! Comment ai-je « pu vivre, jusqu'à présent, sans connaître et aimer « mon Dieu ? » Je le préparai alors à recevoir le sacrement du baptême, en lui faisant sentir combien était grande la miséricorde de Dieu, qui Pavait amené à l'hôpital, afin qu'il pût se préparer à mourir saintement. Il comprit cela et beaucoup plus encore, car la grâce parlait à ce pauvre cœur, qui était vraiment pénétré de la douleur de ses fautes. « Je voudrais aimer « Dieu, disait-il, mais je suis si misérable! je vou- « drais prier, mais je ne sais pas comment ! Ma sœur, « priez pour moi, s'il vous plaît. » Je lui promis de le faire, et lui offrant une médaille de la sainte Vierge, je lui dis que s'il voulait la porter, la Mère de Dieu, qui a tant de pouvoir auprès de son divin Fils, intercéderait pour lui. Il l'accepta avec bonheur, la mit à son cou, et répéta : « O Marie, conçue sans péché », ainsi que d'autres prières pour obtenir la grâce d'une bonne mort; puis, il me demanda quand je le ferais porter à la rivière. Il croyait qu'on ne pouvait pas être baptisé sans être plongé dans l'eau. Je lui expliquai la manière dont l'Eglise catholique donne ce sacrement, Ainsi que les dispositions nécessaires pour le recevoir : chaque parole était écoutée avec avidité. « Priez pour moi, ma sœur, me dit-il, venez près de « moi, afin que je puisse bien vous entendre; car je « ne sais pas prier par moi-même. » Il répéta avec la