‹ La médaille miraculeuseChapitre 7 sur 65 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

APPARITIONS DE LA SAIN li: VIERGE

A SŒ1 R (.Al li! RINE

Première appai .'induit la sœur à la chapelle. — Marie

me appât *ur un globe, le*

qu'on . ic médaille. — l: lième ipparition : Marie le >a

.11 Je.

t .: « itherine était ce des

iparitions vie La sainte Vierge, elle rapj

unTaffl la'1 ^c v'vc v"'x a ' :1 directeur ce qu'elle i vu et entendu, et celui-ci avait soin d'en prendre [u'il parût n'y attacher aucune Imp

i eur n'eut jamais la p€0 rire elle-mèir, l

muni surnaturelles; elle s*« dt inca-

pable, et d*aillc lie aurait cru manquer a lhu-

milii

ce qu'elle avait dit, M. Aladel lui ordonna de mettre par écrit, autant qu'elle pourrait se le rappeler, tout ce qui s'était passé en i83o. Elle obéit, malgré ses répugnances, et traça le récit de la vision du cœur de saint Vincent, tel qu'on l'a lu plus haut, et celui des apparitions de la très-sainte Vierge.

Elle écrivit de nouveau, par obéissance, en 1876, une relation des mêmes apparitions.

Enfin une autre copie, sans date, fut retrouvée, après sa mort, parmi ses papiers.

Ces trois écrits concordent parfaitement pour le fond; mais ils diffèrent assez dans les détails pour qu'il soit manifeste que l'un n'a pas été copié sur l'autre.

C'est d'après ces autographes, où l'on n'a corrigé que les fautes de style et d'orthographe, que nous publions les Apparitions.

Il est à regretter que les notes de M. Aladel aient été presque entièrement détruites; on y trouverait sans doute des détails intéressants; ce qui nous en reste est peu considérable.

Avant de donner le texte de sœur Catherine, il faut remarquer d'abord que la première vision ne regardant à peu près que la sœur elle-même et les deux communautés de Saint- Vincent, M. Aladel n'a pas jugé à propos d'en parler. En outre, le récit de la vision de la médaille, tel qu'il a été publié dans les premières éditions de la Notice, paraît de prime abord différer assez notablement de celui de la sœur. Mais on verra

Première apparition de la Sainte Vierge

A sœur Catherine Labouré, fi Ile de charité. D'après un tableau peint sur les indications de sœur Catherine. (Voir l'explication à la table des gravures.)

plus loin que ces divergences ne sont qu'apparentes,

et que, pour le tond, L sont i.

tique

îerine, déjà favorisée d< nscéle

souhaitait ardemment, sa ua:\c simplici .

la très-sainte Vierge. Pour obtenir cette grâce, elle s'adressa a son bon ange, à saint Vincent, à la sainte Vierge elle-méi

Le iB juillet . veille de de saint Vin-

cent de Paul, la directrice du séminaire tit une instruction sur la d oints et à la sainte Vierge, qui augmenta encore son désir. Sous cette

impr . la jeune sœur se couche en se recom-

mandant a son bienheureux père saint Vincent, :e que ses vœux vont être exauc

Vei e heures et demie, elle :id appeler

par - / .ntué trois fois de

suite; pendant ce tei: liant tout a tait, elle

entr'ouvre ^n\ rideau du ai part la voix : qu'a-

perçoit-elle I n jeune enfant, d'une beauté ravissante; il peut de quatre à cinq ans, il est lié de blanc, et de >a chevelure bl LUSSÎ bien 'échappent vmis lumineux qui éclairent tout — Ve«

dit-il d'un hapelle,

la sainu . | — . M

elle-même s. lut Catherine qui couJiait dam

grand dortoir) , on va m'entendre, je serai découverte... — « Ne craignez rien, reprit l'enfant, répondant à sa pensée, il est onze heures et demie, tout le monde dort, je vous accompagne. »

A ces mots, ne pouvant résister à l'invitation de i'aimable guide qui lui est envoyé, sœur Catherine s'habille à la hâte et suit l'enfant, qui marchait toujours à sa gauche, «portant des rayons de clarté y* partout où il passait; et partout aussi les lumières étaient allumées, au grand étonnement de la sœur. Sa surprise redoubla en voyant la porte s'ouvrir dès que l'enfant l'eut touchée du bout du doigt, et en trouvant l'intérieur de la chapelle tout illuminé, « ce qui, ditelle, lui rappelait la messe de minuit ».

L'enfant la conduisit jusqu'à la balustrade de communion; elle s'y agenouilla, pendant que son guide céleste entrait dans le sanctuaire, où il se tint debout, sur la gauche.

Les moments d'attente semblaient longs à sœur Catherine; enfin, vers minuit, l'enfant la prévient en disant : « — Voici la sainte Vierge, la voici !... » Au même instant, elle entend distinctement du côté droit de la chapelle un bruit léger, semblable au frôlement d'une robe de soie. Bientôt une dame, d'une grande beauté, vient s'asseoir dans le sanctuaire, à la place occupée ordinairement par le directeur de la communauté, au côté gauche du sanctuaire. Le siège, l'attitude, le costume, c'est-à-dire une robe blanche un peu jaune avec un voile bleu, rappelaient la repré-

\ vl TR CATHERIN

■lion Je sainte Anne que l'on voit Jans un I plaa l ndant -

' therine était là, luttant intérieurement contre le Joute.

S lldain le petit enfant, prenant li i'un

homme, parla très-fortement et fit Ire Je

ères, lui demandant m la Heine du ciel n'était atre à une pauvre mortelle sous telle forme qu'il lui plaisait.

A ces mots, toute hésitation cesse, et, ne suivant plus que le mouvement Je son cœur, I r se pré-

cipite aux pieds Je la sainte Vierge, posant familièrement les main- ux, comme elle l'eût fait i mère.

« En ce moment, dit-elle, je sentis l'émotion la plus Ce Je ma vie, et il me serait impossible Je l'exprimer. I tinte Vi m'expliqua comment je lis me conduil s mes peines, et, me mon- • de la main gauche le pied de l'autel, elle me dit de venir me jeter là et J'y répandre mon c<eur. ajoutant que je recevrais la toutes [< -ions dont j'aurais besoin. Puis elle me Jit [ i enfant, je rc tt d'une mission ; r

; bien ncs, nuis VOUS les sunnnn-

j h ::h\ niais- VOUS aurc~ la

point; dite implicii \nc \ Vous

« sons, rendez-en compte à celui qui est chargé de a votre âme. »

ce Je demandai alors à la sainte Vierge l'explication des choses qui m'avaient été montrées. Elle me répondit : — « Mon enfant, les temps sont très-mau- « vais; des malheurs vont fondre sur la France; le « trône sera renversé, le monde entier sera bouleversé « par des malheurs de toute sorte. » (La sainte Vierge avait l'air très-peiné en disant cela.) « Mais vene\ au « pied de cet autel; là les grâces seront répandues sur « toutes... sur toutes les personnes qui les demande- « ront, les grands et les petits.

« Un moment viendra où le danger sera grand; on « croira tout perdu; là je serai avec vous, ayeçcon- « fiance; vous reconnaître^ ma visite, la protection de « Dieu et celle de saint Vincent sur les deux commit- « nautés. Aye\ confiance, ne vous décour a ge\ pas, je « serai avec vous.

« Il y aura des victimes dans d'autres communau- « tés. » (La sainte Vierge avait les larmes aux yeux en disant cela.) « Dans le clergé de Paris, il y aura des a victimes. Mgr V archevêque mourra. » (A ces mots, ses larmes coulèrent de nouveau.) « Mon enfant, la a croix sera méprisée, on la jettera par terre, on ou- .( vrira de nouveau le côté de notre Seigneur; les rues « seront pleines de sang; le monde entier sera dans la « tristesse. » (Ici la sainte Vierge ne pouvait plus parler, la douleur était peinte sur son visage.) A ces mots, sœur Catherine pensait ; — « Quand cela arri-

A SŒUR CVTH 7 I

— El une lumière intérieure lui indiqua distinctement quarante ans.

Une autre version écrite également de sa main porte quarante ans, et dix, et après, la paix. \ M. Aladel lui dit : — Y ^crons-nous, vous et moi r

Si nous n'y sommes pas, répliqua la simple tille, d'autre >nt. »

I.i lainte Vierge li chargea encore de transmettre à son directeur plusieurs recommandations touchant mimunauté des Filles de la Charité ; lui annonçant qu'il serait un jour revêtu d'une autorité qui lui permettrait d'exécuter ce qu'elle demandait !. Puis elle reprit encore une foi

Mais de grands malheurs arriveront, le danger • fronde cependant ne craignes; point, taprotec-

• tion de Dieu est toujours la d'une manière partieulière, et saint Yineent vous protégera. La sainte

Vierge avait toujours l'air triste. Je serai moi-même i avec vous; j'ai toujours l'teil SUT VOUS, je vous ae-

rderai beaucoup de . I tute .

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