‹ La Médecine à Grenoble: notes pour servir à l'histoire de l'École de médecine et de pharmacieChapitre 20 sur 45 · L-B. DisDiER, 1. Goulaud · texte numérisé non relu

L-B. DisDiER, 1. Goulaud

Enregistré au greffe civil de la Cour du Parlement, aydes et finances de Dauphiné, par moy cotiseiller secrétaire du roy y maison et couronne de France^ greffier civil en ladite Cour de Parlement, soussigné^ en suite de son décret du Si février 1666. — GUCHET.

La corporation des apothicaires comptait parmi ses membres plusieurs hommes bien placés et puissants, entre autres if ar/in Coulaud ou CoUaud^qxA venait d'être consul, qui était apothicaire de Lesdiguières, et qui avait la confiance de Marie Vignon. C'est lui que la dame de Moirans désire se voir porter garant, dans un marché assez louche (i) d'ailleurs qu'elle avait fait avec messire fjiurent d'Areod (2), doyen de l'église cathédrale de Gap : ce dernier avait promis à Marie Vignon. qui avait accepté, 200 pistoles, si elle obtenait de Lesdiguières la grâce de son frère Loys d'Areod, prisonnier du duc de Savoie, à Turin. Ce Martin Collaud était donc un très notable du corps des apothicaires.

Les médecins ne pouvaient manquer de s'organiser de la même façon : Les corporations de médecins, qui, avant la Révolution, existaient dans un grand nombre de villes, aussi bien qu'à Paris, portaient le nom de collèges; expression quin'avait alors nullement le sens que nous lui donnons aujourd'hui et qui signifiait, simplement, assemblée, réunion, fusion d'hommes liés par des statuts communs, pure corporation professionnelle. Les membres de ces collèges prenaient le nom d'agrégé, sans que ce mot évoquât la même idée que les termes actuels A'agrégé et d'agrégation dans les Facultés. On était agrégé au collège lorsqu'on faisait partie de la corporation, lorsqu'on y était affilié. Ceux-là seuls pouvaient exercer dans la ville où était le collège, qui s'y étaientfaitagréger etpoury êtrereçu, il fallait un certain nombre de formalités, notamment des examens. Cela limitait sans doute la concurrence et avait les inconvénients de tout corps

(1) Voir Marie Vignon et Lesdiguières^ par Pilotde Thorey, in le Datiphiné.

Avril 1895.

(â) On peut se demander si ces d'Areod n'étaient pas des descendants directs ou indirects de maître Pierre Areod.

se recrutant lui-même, mais cela élevait évidemment le niveau di's méitecius dans la ville.

Tout médecin qui voulait s'établir à Grenoble devait donc passer IVxamen devant le collt-ge de IJrenoble, de (juplque Faïuilti- qu'il vint: Astruc Tuloiina m^me contre celte injure faite aux médecins de Montpellier et àv t'ariE;inaig i une certaine époque, les docteurs delà faculté de Paris furent exemptés d'examen, A Uordeaus. les médecins professeurs de l'Université même de Bordeaux, à la faculté de médecine, devaient passer un examen pour être admis dans le collèg» (1) de cette ville.

C'est en l(i08 qu'une commission donnée par le roi au premier Président du Parlement de Grenoble. Artbus Primier, seigneur de Saint-André, l'autorisa à s'entendre • avec les conseillers de cette cour, des gentiisbommes, de notables l)ourgeois, soit de cette ville, soit d'autres lieux de la province . et avec François de Fongerolles , médecin ordinaire du rtti, et tel autre médecin qu'il jugera à propos de choisir, ù l'etTet de dresser uii règlement pour la midtcine (2) >. En même temps, les médecins de Grenoble demandèrent et obtinrent l'autorisation de s'organiser en collège de médecine. Adoptés en 1608, les statuts de ce collège furent homologués par le Parlement le 29 avril 1620.

En lisant ces statuts, on voit que le collège de médecine de Grenoble contenait en germe plusieurs institutions qui. séparées depuis par la division du travail et développées chacune de son côté, sont devenues dans notre région l'association des médecins, le syndicat des médecins, les sociétés savantes de médecine, enfin l'Ecole de médecine. Nous verrons que le collège de Grenoble, celui de Bordeaux, ceux de bien d'autres villes, étaient df véritables petites Ecoles de médecine^, vérilables corps enseignants en même temps qu'associations profession nelles.

Mais la Faculté de Paris elle-même, qu'était-elle d'abord, sinon le collège des médecins de Paris, coroprenant tous les docteurs de h ville ! Ceux-là seuls pouvaient exercer II Paris, qui y étaient agrégés, et c'est dans cerollétre professionnel qu'on prenait chaque année un certain nombre de médecins qui, sous le nom de docteurs-régents, devaient faire les cours de la Faculté et enseigner la médecine. Quant k l'examen prol>aluire la de Faculté, il était fait par tout le collège. La Faculté n'était qu'une émanation du collée.

Il faut donc voir dans le collèg'' des médecins de Grenoble, fundé en

(Il Pery ; Hî^toii-e tie la Fni'uili' de Uoritt'aiu;.

(2) Arel,i-fH <lri lr.,ir,U.<l.-s, U. ■i';;2.

50 LA MÉDECINE A GRENOBLE. - Dr A. BORDIER.

1608, plus directement encore que dans l'Université du siècle dernier et surtout que dans celle de Humbert, le véritable embryon de notre Ecole de médecine et de pharmacie. J'espère montrer, dans la suite de cette étude, cette lente, mais non douteuse évolution.

La première assemblée tenue pour l'adoption des statuts (i) était présidée par le doyen du collège Louis de Villeneuve, médecin du roi. Il signe Ludovicus Villenovanus^ medicus regius.

Les membres du collège sont Nicolas Villeneuve (Nicolaus VUUnovanusJ^ DM;

Antoine Davin (Antonius DavinusJ^ medicus regius.

Raphaël, D H.

Cuveiller (CuvUlenus), D M.

André Audibert (Andréa Audibertus), D H.

Benoit (Benedictus), D H.

Jean Tardin fJohannes TardinuêJ, D H.

Almeras fAlmeratiusJ, D H.

En tout 9 membres.

Le règlement commence par la déclaration suivante (2) :

Hœc 8unt privata colley ii Doctorutn medicorum Statuta, quitus ad majorem Civitatis splendorem, artis dignitatem^ mutumn pcicem et concordiam alendam, nec non a aolitis Empiricorum et Circulatorum incursionibus ordinem vindicandum^ se et posteros solemni et inviolabili juramento vinciri voluerunt : Anno 1608.

Pour apprécier l'importance de cette déclaration, il faut se reporter à une époque où le charlatanisme des empiriques et des médecins ambulants fcirculatoresj dépassait de beaucoup ce que nous pouvons voir aujourd'hui.

Formalités à remplir pour être agrégé :

Quicumgue, post adeptum Doctoratûs honorem prensarit Gratianopoli Medicinam facere, Doctot^um Medicorum Decanum adibit^ et quœ hâc in parte sit sua mens aperiet, à quo,[Consilio indicto et habito, Collegarum pariter responsum expectabit.

Consilio dimisso, Doctorum Medicorum quemquè Domi intra pHvatos pmnetes invisetj horum Suffragia rogabit, amicitiamquè sibi conciliare sataget.

Excellente habitude d'urbanité, mais la dernière phrase a le tort d'ouvrir la porte trop aisée à des... politesses peu compatibles avec la dignité.

(1) Pilot : Histoire municipale de Grenoble.

{i) Les statuts que je reproduis ici ont été publiés par Abin Gras. — Bulletin de Société de statistique de l'Isère. Juin i8i4.

LA M8DKCINE A GBENOBLB. — D' ,

Voti l'omjias faclus,tuti Collegiu Vipluinala Dodarutiis et Litteyaii exhibebit, ut dehixtuvn inltrvonat jitdinum,nùin oer» anl aubremtm fuerînt, et à'qua UnivrrgUata aine dolo emanerint,et uHàcùmLUterU extiilicbU pariter attentat ionem Uagistratiu loei aut locorum^ ubi MetliciriaM feceril, se pei- lex annos Medieinam faelUante cutnlauile et approbalione po»t adeptaa DoctaratCu Littenta, ut Lugduni et in reliquia (iallUe CiPitatibu» obseruatur.

Le diplànie de docteur en iiiédecinu délivré par les Uiùversilcs était donné si racilemeiit. ijiie les jeunes docteurs n'avaient aucune expérience clinique: le stage de six ans était donc nécL'Ssalre pour faire oiontir le viens proverbe < Nouveau médecin, cimetière bouta »; et encore il arrivait assez souvent que le collège, tout en recevant le candidat, ne lui donnait pas de suite l'autorisation d'exercer pleinement la médecine : il lui imposait l'obligation de suivre encore pendant denx ans, avant d'avoir son diplôme, un praticien de la ville qu'on lui désignait. Il en était de même à Bordeaux oi'i, eu l5D-i, un candidat est reçu par le collège (1), à la charge de ne pas pratiiiuer pendant six mois pour les cas graves, sans faireappelcr d'autres médecins, et d'aller deux Tuis par semaine, pendant un an, à l'hôpilal.A Paris.il arrivait demi>meque,lorsquete/tcefu:i^ét3iI re(:u, qu'il s'était rendu à Notre-Dame, où le clianceller de rUniversitô lui avait conféré le droit d'exercer la médecine et 1 ui avait remis son diplôme, le collège lui imposait encore un stage de deux ans, sous un docteur-régent.

On arrivait enlin à l'examen, qui était sid)i en présence du Parlement en latin. La matière de l'examen était tirée air sort par le doyen.

Obi v«ra juAicatm fuertnl, ad examen admitlelur, proût loti Collegio oùum I fiterU: Poatea lejiaa ali^Hta exAphortamia Htpocrati» enueUandua prmhebiittr: Pottremô tnorhus nliquii' ei pro}<0Hetur ut in promptu elextemplû eju» Diagno- »im, iVOfltiiwiM rt Therepeiam cj-ptieet.

J'ai dit plus liaut qu'à la Faculté de Paris, l'examen de doctorat n'était pas rail seulement par les doctein-s-régents : tons les membres du collège présents choisissaient parmi eux cinq membres, chargés de faire l'examen. Chacun interrogeait h la ronde pendant une demi-heure, (Coriieu.)

^i Mil» ad rngtUa rfiiponiiiaC.nUegiaêatinfcrrrit, ia aijgregabitur;et InDottorum I Mcdicorum GralianopoUtnnum numerum rnponetur, /l'jeicd'M priûa Jura- ) mtnio infra icripta ; afit eu Lege ut in Collegi^ iinpenaita pernoliiit nutntnoa

toa $i'x: Hia peraelit^ omna» Iloeturea Mediei eiim am/il&aiburttur, et ei à I Ihicano, •■J" Coltegii CDimilio, aeaaionia locit» poulremif* imsiynabitur, qui eunt I tnonebit ul ila ne g<-ral vrya Symtiyiilaa, rellifutaque oinnea, ut neminem l facti pii-nîteat.

: W<,loi

■ ,1e lu Fiu-ultt i/c t

52 LA MÉDECINE A GRENOBLE. - Dr A. BORDIER.

Comme à tout nouveau venu, on faisait au jeune praticien la portion congrue de la clientèle.

Qui ultimus aggregattts fuerit, suœ receptionis libellum cUtestatorium, à Decano accipiet signatttm, et toto suie hujus augurationis anno gratis Ptochodochij et cœteros urbis hujus pauperes segros inviset, qui ipsi commonstrati fuerint, eisque Medicam opem gratis prœstabit.

VÎI

L'article vu des statuts est extrêmement important : Il nous montre qu'à Grenoble, les professeurs agrégés du collège (c'c5tait leur titre) faisaient,- lorsqu'ils étaient désignés par leurs collègues, de véritables cours, lectures ou conférences, pour l'instruction des chirurgiens et des apothicaires. Ils faisaient même des dissections.

Nullus, ne rogatus quidem, se immiscebit ChirurgiSy aut Phat*tnacopolis, aut ipsorum Ministris prœlegere, aut pùblicis dissectionibus Cadaverum prmesse, sine totius Collegij veniâ, ni velit perfidus censeri, exauctorari et à consuUationibus privariy et si antè receptus fuerit ex Collegarum albo deleri, atque ab eorum consortio colloquioque arceri.

Le collège était donc à l'occasion, non seulement une association professionnelle, mais un véritable corps enseignant, y sA déjà dit que la ^acuité de Paris, formée par l'ensemble (peu nombreux) (i) des docteurs-régents choisis dans le collège, n'était qu'une émanation du collège de Paris.

A Grenoble, les cours ou conférences aux pharmaciens et aux chirurgiens étaient réglementaires ; mais, afin que cet enseignement ne fut pas confié à des mains indignes, le collège tenait expressément à désigner, le jour de la saint Côme et de la saint Damien, ceux d'entre ses membres qui lui semblaient les plus dignes.

L'article XVI ajoute d'ailleurs plus bas :

Quot-annisy die diois Cosino et Dainiano dicatâ, totum Collegium. conveniet ad deliberandum de duobus Doctoribus eligendis, quorum alter Chirurguis, alter verô Phannacopolis prœlegat.

Il en était de môme dans tous les collèges de médecine; c'étaient de véritables écoles professionnelles de médecine et de pharmacie : à Bordeaux, où existait cependant une faculté de médecine, en 1633, c'est un professeur même de l'Université de cette ville qui se lève, et demande pourquoi le collège des médecins n'a pas, comme d'habitude, désigné deux des siens pour faire un cours aux chirurgiens et aux pharmaciens.

« Il ne convient pas, dit-il, que se soient seulement les professeurs de la

(i) Il n'y eut d'abord que deux professeurs à la Faculté de médecine de Paris. En 16iU ils étaient trois. I!s étaient quatre en 1G4G.

:fiDLC!NK A. GRENOBLE. — Dr A, BORDIER.

faculté i(iii faiisent des coui-s (1) *• Dans la mému ville, en 1081, ce sont les cJiirurgieiis eux-nidines r|iii viennent se plaindre de ce que le collège de médecine u'a pas, cette année, désigné deu\ des siens pour Taire le conrs i eux et aux apothicaires (S). Le cours fait aux chirurgiens était uu coui's d'analiimie, celui des pharmaciens, un cours de hotaniqiie i3).

Un collège de médecins était tellement bien une école, doublant nue association professionnelle, mais une école, qu'à Bordeaux encore, en n07, les membres du collège de la ville furent appelés, conjointement avec les professeurs de la Faculté, à donner leur avis au sujet d'une vacance de chaire (4).

J'insiste sur ce caractère erueignanl des anciennes associations professionnelles de médecins, parce qu'il a été généralement méconnu. Nulle, part, rependant, plus que dans la science médicale, le côté profe-^ionnel ei le coté lliéonque ou enseignant nu sont plus unis. Gavarret reconnaissait d'ailleurs ce service reudu dans nos vieilles provinces, par leurs collèges de médecine, lorsqu'il disait (5) : « Avant 1789, il existait dans un certain notnbro de villes, des collèges ou sociétés de médecine et de chirurgie, établissements d'enseignement de second ordi'e, qui comprenaient des cours d'analomie, de chirurgie, d'accouchements, de pharmacie et de botanique... Lorsque la loi du 18 aortt 1792 supprima ces anciennes institutions d'enseignement médical, avec toutes les corporations enseignantes, la plus complète liberté d'exercice de la médecine se trouva établie *.

J'ai tt^nu a montrer qu'à Grenoble, à une époque plus reculée encore que le pensait peut-être Gavarret, le cotlige des médecin» faisait des cours d'anatomie et de ce que nous nommerions aujourd'hui la matière médicale^

il est peut-être regrettable qu'on ait brusquement supprimé ces anciens collèges : comme les corporations, qui ont disparu avec eux, ils avaient en eux de bons éléments, qu'on eut pu utiliser, sans faire table rase, pour avoir ensuite tout à recommencer dans nos provinces, où une centralisation excessive avait tout détruit.

11 n'en fut pas de même en Angleterre, ce pays classique de l'initiative individuelle et de l'autonomie ; une foule d'associations locales, purement professionnelles au début, sont devenues, chez nos voisins, la base de fa-

(2) l'ery : Uùtaire de la Faeulld de Bordfaus^. (1) l'ery : toc. cil.

(2i Pery: loe. cit.

(3) Pery : Ujc cit.

(il Ga'Brrpl; Hnppnrt *ur l'eiifeiiinetnctit de la t, champ, tam III noùt 18811, p. 739,

. Recueil de Beau-

r4 LA MÉDECINE A GRENOBLE. - D^ A. BOHniER.

cultes et d'universités : la Faculté d'Edimbourg, par exemple, n'était d'abord qu'un collée de médecins qui ne donnait pas de grades. Encore aujourd'hui, une foule de collèges médicaux continuent à conférer des grades, sans être des corps enseignants. Ils sont restés de véritables corporations, ce qui ne les empêcha pas cependant de devenir célèbres. 11 suffit de citer le collège royal de médecina de Londres ; le collège des chirurgiens d'Angleterre ; celui des médecins d'Edimbourg; le collège de médecine en Irlande; la société des apothicaires de Londres. Le diplôme de membre, comme jadis ici, n'est délivré qu'après examen ou justification des titres acquis dans une université ou dans un autre collège; les fellows se recrutent parmi les membres et ne sont que les administrateurs du collège. Chez nous les collèges de médecine étaient de même des corps examinants, conférant une maîtrise locale; ils étaient, par surcroit, et dans beaucoup de villes, à Grenoble par exemple, des corps enseignants. L'enseignement qu'ils donnaient formait des chirurgiens et des apothicaires; on peut donc dire, étant donnée la situation des chirurgiens à cette époque, qu'ils instruisaient déjà ceux que nous nommerons plus tard les officiers de santé.

J'ai dit que les collèges de médecine jouèrent en outre le rôle de nos syndicats médicaux. Ils faisaient plus : ils constituaient ce qui nous manque et ce possèdent les avocats, une sorte de conseil de l'ordre.

Les articles suivants en sont la preuve et peuvent passer pour un véritable code de la bonne confraternité.

Nullus Doctor Medictis in Aggregatorum numerum relcUuSj nec alius quiaquant Medictta œgros, alteri commissos, interoiset, sivè per se, sivè per interposUas personnas, nec de nomine famaquè detraheijut per illius dispendium rem saam faciat,

Si duo aut plures Medici ad segimm accersUi fuerint, non poterit ullus illormn prtescriptionibns aliquid addere absqtiè mutuo consensu.

5i jurgium aut dissidium aliquod Mer Doctores Medicos inciderit, res ad Jhkanum referetur, ut ille per se vel ex Collegij cotisilio litem componat,

Sï quidf prsetèr décorum, ab aliquo Collcgarum commissum ^tietnt, is, cui mnmum innotuerit, illum beuevolè et amicè officij admonebit ; et si admonitus mm ut decet se gérai, id toti CoUegio deferet, et tanquàm Refractarixis ab eo muldà aliq^ià in paupcres erogaudâ miilctabiter,

Sî CoUegio lis mota fuerit^ aut Collegium judicarit è re sua esse eam intenod 9uam authoritatem lutandam adversùs eum, qui jura Collegij violare

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