LA MÉTHODE EXPERIMENTALE ET LA PHYSIOLOGIE
le plus sûr, aussi bien dans la théorie que dans la pratique.
A la vérité, l'art médical peut s'aider utilement de la méthode expérimentale ; mais l'expérimentation est fallacieuse, suivant le mot d'Hippocrate. Et d'ailleurs, le médecin étant obligé d'apprécier dans chaque maladie les analogies générales qui la rapprochent des maladies qu'il connaît déjà théoriquement ou par expérience, et les caractères particuliers qui la distinguent, mede7-i oportere, et communia, et propria intuentem, répète Gelse ; l'essentiel pour lui est de tirer une connaissance parfaite de la nature humaine, de l'art môme qu'il exerce. Or, la connaissance de la nature humaine, telle qu'il convient au médecin de la posséder, ne peut venir que de la médecine étudiée en elle-même, et non en dehors de son objet. C'est un principe qui remonte à Hippocrate, et d'une certitude absolue aux yeux du médecin philosophe.