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LA COUCHE DOULOUREUSE

Une maison connue étoit toute en rumeur, Voisins, gardes, servants, invoquoient saints et saintes ; La dame du logis se sentoit en douleur Pour accoucher. Falloit entendre ses complaintes ! Falioit voir les soins de l'époux.

Mais très époux et portant mine D'un être débonnaire et doux !

Aux moindres cris il conjurait Lucine De regarder en pitié

Sa moitié.

La maligne femelle Crioit encore de plus belle.

L'accoucheur actif travailloit., Et l'époux bénin sanglotoit.

Assez souvent on compte sans son hôte ; Vous allez voir : « Mon cher petit mari, Dit la femme souffrante au bonhomme attendri, Ah ! ne pleure pas tant, va ; ce n'est pas ta faute.»

LA NOUVELLE ACCOUCHEE

Après dix mois de mariage.

Lise vient de faire un garçon, Et par ses cris et son tapage, Elle en instruit tout le canton.

« Ah ! dit alors toute étonnée, La naïve et simple Myrthé, Ne cria pas tant l'autre année. »

CONSON.

LE PARNASSE HIPPOCRATIQUE

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