REVUE CRITIQUE
faits, faussé les observations, truqué les totaux de leurs statistiques.
En réalité, Ihypothèse de la contagion par le microbe est un non sens, elle ne sert qu'à cacher aux yeux des fidèles Taffreux vide de la doctrine, elle rend le problème des étiologies impossible à résoudre et de plus n'explique rien. En effet, il existe toute une série d'affections qui, de l'aveu même des plus fougueux bactériologues, n'ont rien à voir avec le microbe et qui cependant possèdent cette particularité d'être elles aussi contagieuses.
Je veux parler de la folie, dont Lasègue a démontré la contagiosité, que WoUemberg a expliquée par une véritable infection psychique.
Je veux parler de ces épidémies de danse de Saint-Guy en 1374, de celles des Nonnains au XV« siècle, de celle de Loudun, des convulsionnaires de Saint-Médard, en 1724. Je veux parler surtout de ces nombreuses observations où Féré signale de curieux exemples de chiens contagionnés par leurs maîtresses et devenant agovaphobes ou ne pouvant plus supporter certaines odeurs.
Il existe donc une véritable infection, une véritable contagion psychique et comme l'élément bacillaire ne peut nullement être invoqué, il s'ensuit que l'hypothèse de la contagion microbienne est insuffisante et partant incapable de nous faire comprendre le phénomène de la contagion.
Pour en saisir le mécanisme, il nous faut revenir aux données du vitalisme, mais d'un vitalisme débarrassé des légendes et du merveilleux. Ces données ne sont d'ailleurs que les corollaires des principes généraux servant à expliquer le phénomène vital. Je vais essayer de les développer succinctement. Depuis longtemps, j'ai démontré que l'acte respiratoire, suffisant pour expliquer l'oxygénation du globule sanguin, ne l'était plus du tout lorsqu'il s'agissait d'expliquer le phénomène vital ; mais qu'il convenait dans ce cas, de faire intervenir, en plus des élémentschimiques contenus dans l'air atmosphérique, oxygène, azote, etc., etc., des agents physiques, des énergies, des forces électro-magnétiques, forces vitales, dont j'expliquerai la composition dans d'autres articles. Ces énergies, c'est l'être qui va, par le moyen de son système nerveux ganglionnaire, les puiser dans l'ambiance. Il en prend en quantité suffisante pour assurer le bon fonctionnement de la machine et l'intégrité de ses éléments cellulaires, il les rejette plus ou moins modifiés aussitôt qu'il s'en est servi.
Il existe donc un expir et un inspir lluidique et ceci revient à dire que l'Etre rayonne une force, un fluide. Cette proposition se trouve surabondamment démontrée par les oscillations de l'aiguille du biomètre de Fortin, laquelle se meut dans un sens lorsqu'on lui oppose la main droite et dans un autre lorsqu'on lui oppose la main gauche, également par les expériences de Luys et de Baraduc.