‹ La medecine anecdotique, historique, litteraireChapitre 51 sur 122 · ACTUALITÉS · texte numérisé non relu

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à mélanf^cr des pus avec des pourritures et des humeurs d'animaux malades, mettre en bouteilles cachetées, cirées, étiquetées, ces délicieuses mixtures, et les inoculer j^alammentdans le sang- de ses semblables, semer dans tous les pays, avec cette sereine désinvolture que donne la simplicité d'âme, les semences de ces fleurs bénies qui se nomment la Peste, la Lèpre, la Tuberculose, etc., pour appeler ce genre de sport une profession et demander au médecin de vous perfectionner dans ce genre, m'est avis que c'est dépasser les saines limites de la joyeuseté et des privautés permises.

Pour mon compte, je préfèrede beaucoupune bonne histoire de microbes comme celle par exemple que l'on me place sous les yeux et qui se trouve dans le journal La Petite Seringue du Bosphore^ organe de l'Institut impérial de bactériologie, sous la signature eh., eh ! ! ma foi, de Remlinger. C'est plus qu'une histoire, c'est un Roman tout un roman qui se déroula nous dit-il, sous les verres de son microscope : « C'était un joli Bacillus Prodigiosus qui, avec son ami Termo et son autre amy Lobactcr, poursuivaient de leurs déclarations brûlantes

trois sémillantes bactéries en vue d'une association. Les

affaires allaient bon train, et l'on cherchait un petit coin dans les champs verts du microscope pour s'aimer, s'agglutiner et procréer tout au moins un un petit abcès ; quant au moment pathétique apparurent avec les maris, que dans le monde microscopique on appelle aussi des coccus, des bons coccus, une escouade de gendarmes sous forme de phagocytes, pour juger du flagrant délit. Vous voyez d'ici la colique de Lobacter, de Tei-mo et même de Prodigiosus qui, sons lâcher leurs toxines dans la crainte d'être englobés et puis mangés, comme des voleurs se sauvèrent hors des champs du micros • cope : » C'est pour cela, nous dit l'auteur, que l'histoire se termine ici. Telle qu'elle est, je l'avoue, elle me réconcilie avec Remlinger ; car elle dénote chez lui, en môme temps qu'une certaine tendance à la poésie, un excellent caractère, un vrai fond de candeur, d'innocence, d'ingénuité, et en lui tendant la main, je lui exprimerais plus chaleureusement ma sincère satisfaction, si je n'étais en ce moment abasourdi par les cris d'un de ces oiseaux bavards, auteurs de la psitt... psitt... psit... auteurs de la psitt-acose, encore une joyeuse invention des dévoués bactériologues. Et c'est sans doute par hypnose, automatisme ou suggestion que je me sens obligé de demander à Remlinger, maintenant qu'il a digéré mon petit moiccau de prose.... As-tu bien déjeuné, Jacquot ? Bouchkr.

lies Femmes-Médecins aa XVUr Sièele

MADEMOISELLE BIIIERON

(Deuxième article, voy. fasc. VI, 1*-><>1.)

Dans un premier tirticlo (l), j'ai relevé et corrigé quelques erreurs commises par les bioi^raphes de Mademoiselle liiheron ; aujourd'hui j'en veux si<;ualer une (2) qui surpasse toutes les autres. C'est dans le Dictionnaire de botanique de Bâillon qu'elle se trouve : on y lit (t. I, p. 3GS) que Barbeu-Dubourg « s'était occupé des champignons et en avait commencé une collection avec le concours de Mlle Biberon [sic], à laquelle il dédia le genre Biberonia [ve-sic) ».

Curieux de savoir ce qu'était ce genre Biberonia, qui ne figure dans aucun Nomenclator botaniciis, }ii[ feuilleté toutes les publications de Barbeu-Dubourg, et j'avoue n'avoir pas perdu mon temps. En effet, j'ai trouvé dans son Botaniste français i3; non pas le genre Biberonia, mais un champignon des environs de Paris, dénommé <( Biberon » ; de [)lus, j'ai déniché dans sa joyeuse Gaieite cVEpidaure '\\], les articles suivants qui corroborent singulièrement ceux que j'ai exhumés l'an dernier :

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