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MAITRES DE LA CHIRURGIE

can dont la racine avait presque autant de vertus que les feuilles du tabac, et « une infinité de simples rares, exquis et doués de singulières vertus » (1).

Nicolas Rasse Des Neux mourut le 17 novembre 1581.

Jérôme Delanoue, parlant des frères Rasse des Neux, qui furent, dit-il, ses « maistres et pédaguogues en la médecine [sic) et chirurgie soit théorique ou practique », les proclame « excellans médecins [sic], chirurgiens et braves simplistes » et les met au nombre de « ceulx qui ont fleury et qui ont eu la médecine [sic] et la chirurgie en commandement et desquels la mémoire est recommandable» (?).

{\) L'Agriculture et Maison rustique do MM. Charles Estienne et Jean LiÉBAUT, docteurs en médecine. Edition dernière. A Lyon, par Jacques Du Puys, 1582, folio 129, verso.

La plante de Mechoacan était cultivée à Paris, au dire d'Estienne et de Liébault, « es jardins médicinaux de Messieurs maîstre Nicole Rasse, le docte et bien expérimenté chirurgien, et Pierre Quthe, le sçavant et soingneux apothicaire. A ce propos, je rappelle que les simples étaient jadis étudiés et cultivés par les médecins, par les chirurgiens, par les apothicaires,, par les religieux, etc. Un des premiers traités de botanique publiés en Angleterre : The Herball, or generall historié of plantes (London, 1597), a pour autour un chirurgien, Joiin Gerarde.

En 1761, on trouvait à Paris une quantité de « jardins médicinaux » : le jardin des Apothicaires, rue de l'Arbalète ; le jardin cultivé ci-devant par feu M. de La Lerre, grande rue du Faubourg-Saint-Jacques ; le jardin entretenu dans la rue des Boucheries, Faubourg-Saint-Germain, par M.Helie, maître chirurgien de Saint-Gosme ; le jardin de M. Royer, marchand épicier-droguiste ; le jardin des plantes usuelle^, des Religieux de la Giiarité rue des Saints-Pères, etc. La nomenclature de ces jardins se trouve dans un article de la Galette d'Epidaure, du IG mai 1761, que j'ai reproduit dans le numéro d'avril 1902, du Bulletin des sciences pliarmacologiques {t. VI, p. 146).

(2) Manuscrit de Jérôme Delanoue, coté Ms. 89 b, folio 40 recto. (Extrait de Janus, 15 août 1902).

lies anciennes annonces médico-pharmaceutiques

QUELQUES ANNONCES MÉDICO-PHARMACEUTIQUES EXTRAITES DU « MERCURE DE FRANGE ».

Le sieur Delac, rue de Bourbon, à la Villeneuve, chez le sieur Quinson, perruquier, peint les cheveux, sourcils et paupières de la couleur qu'on désire ; il arrête leur chute en 24 heures, indique les moyens de les conserver, en fait venir à ceux qui en manquent, et donne la façon de le faire à ceux qui veulent eux-mêmes en faire l'expérience. Le prix des bouteilles, soit pour la peinture des cheveux, soit pour arrêter leur chute, est de 7 1. 4 s. Il guérit les cors aux pieds et le mal de dents, et distribue une eau qui prévient ce dernier mal, et une poudre qui facilite aux personnes le moyen de s'arracher leurs dents elles-mêmes. {Mercure de France, avril 1771, premier volume, page 200.)

Baume huileux. — Le sieur Brasseur vend et administre un Baume huileux immanquable pour la guérison radicale de toutes sortes de playes, comme ulcères les plus invétérés, chancreux et fistuleux, mêmes des playes gangreneuses dans telle partie du corps qu'il s'en trouve ; il guérit en peu de tems les panaris les plus désespérés ; il fait mûrir et aboutir les abcès et autres tumeurs, et en termine la guérison.

Il est un puissant remède pour les blessures, si profondes qu'elles puissent être, parce qu'il déterge et attire le sang extravasé ; il est également bon pour les entorses, foulures, meurtrissures et différentes douleurs de rhumatisme. Il en envoie aux jeunes personnes de province, la quantité convenable à la nature de leurs maux, avec la manière d'en faire usage, qui varie suivant les différents cas.

Sa demeure est rue Feydeau, la troisième porte cochère à gauche par la rue de Richelieu ; on le trouve tous les matins jusqu'à neuf heures, et depuis midi jusqu'à deux, [ilercure de France, avril 1771, premier volume, page 200.)

Esprit de vinaigre anti-pestilentiel, bon pour toutes les maladies contagieuses.— Le sieur d'Albert, botaniste, originaire de l'Allemagne, compose le véritable esprit de vinaigre anti-pestilentiel, dont ses ancêtres, qui exerçoient avec succès l'art de la médecine en Allemagne, lui ont laissé le secret ; cet esprit de vinaigre opéra des

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