‹ La medecine anecdotique, historique, litteraireChapitre 83 sur 122 · N NON CES MEDICO-PHARMA CE UTIQ UES · texte numérisé non relu

N NON CES MEDICO-PHARMA CE UTIQ UES

prodi<res et devint très célèbre en 1635. lorsque la peste ravagea le duché de Luxembourg. Ce fléau cessa tout à coup dans la paroisse où ce spécifique souverain parut pour la première fois ; sa réputation et ses heureux effets s'étendirent de là dans toutes les contrées de l'Empire; et le peuple, d'une voix unanime, le nomma par excellence, Vinaigre du Saint-Esprit, pour donner une idée de ses vertus presque divines, si l'on ose parler ainsi.

Après avoir soumis à l'examen des maîtres de l'art la composition de ce vinaigre, et les avoir mis en état de juger eux-mêmes de son efficacité, le sieur d'Albert, muni de leur approbation, croiroit manquer à ses concitoyens, à l'humanité entière, s'il ne communiquoit pas un antidote aussi sûr et aussi nécessaire en tant de circonstances de la vie. Deux raisons l'engagent à faire ce présent au public. 1° de garantir ceux qui s'en serviront de toutes maladies contagieuses quelconques ; 2° de préserver les personnes qui, par état ou par devoir, sont obligées d'approcher des malades attaqués de flèvres malignes, de fièvres pourpreuses, de la petite vérole, enfin de toutes les maladies épidémiques.

L'usage en est facile ; il ne s'agit que de s'en laver la bouche et les mains tous les matins, de s'en frotter lés narines et les tempes dans le courant de la journée ; par l'attention de s'en servir de cette manière, on n'a jamais à craindre le mauvais air.

Les bouteilles de poisson ne sont que de 30 sols, afin que tout le monde puisse en profiter.

Il compose également un vinaigre spécifique contre les maladies contagieuses des animaux domestiques, approuvé par l'école royale vétérinaire ; l'usage est de leur frotter la langue et les gencives tous les matins.

Le dépôt est aux Quinze-Vingts, à côté de laporte de la rue Saint- Nicaise, dans la petite cour à droite. On trouvera du monde tous les jours et à toute heure, excepté les dimanches et les îêies. {Mercure de France, avril 1771, premier volume, page 201.)

Le sieur Lebrun, marchand-épicier-droguiste, rue Dauphineaux armes d'Angleterre, magasin de Provence et de Montpellier, hôtel de Mouy, continue de débiter avec succès differens remèdes approuvés qu'il tire des Chymistes Anglois et autres,

Sçavoir :

l"Les tablettes pectorales d'Archbald pour la toux, les rhumes opiniâtres et l'enrouement. La boëte est de 24 s.

2" Les vraies emplâtres écossoises pour la guérison des corps des pieds. La boëte est de 30 s.

3" Le véritable taffetas d'Angleterre noir et blanc, pour les coupures, brûlures, et crevasses. La pièce de sept pouces se vend 20 s.

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4° Les teintures du sieur Greenough, fameux chymiste de Londres, l'une pour nettoyer, blanchir et conserver les dents, l'autre guérit les maux de dents ; chaque flacon se vend 30 s.

5" r.e ruban de santé pour purifier le mauvais air des appartemcns renfermés et des chambres de malades, ;}',) s., la boëte.

6° Les tablettes pectorales de baume de Tolu, pour remédier à la phtysie commençante, calmer la toux et consolider les vaisseaux du poumon. La boëte est de 3G s.

7° Le véritable élixir de Garrus si connu pour ses rares vertus. • Les bouteilles sont de 3, 6 et 12 liv.

8° L'essence de perle et la perle dentifrice pour les dents, inventée et préparée par M. Hemet. dentiste de S. M. la Reine d'Angleterre et de la Princesse Amélie. Lessence de perle et la perle dentifrice se vendent 3 liv. chaque. [Mercure de France, avril 1771, premier vol. p. 203.)

Topiques pour les maladies de Curèthre.

M. Forget, chirurgien à Paris, rue des Tournelles, près la Bastille, ayant inventé un nouveau topique pour les maladies de Turèthre, qui est en môme tems antivénérien, l'a soumis au jugement de la Faculté de Médecine ; la Faculté en conséquence a nommé MM. Dionis et Garnier pour en examiner la composition, et voici l'extrait du rapport qu'en ont fait les trois commissaires. « Nous soussignés, etc., nous nous sommes transportés chez le sieur Forget, le 14 février 1769, où nous avons examiné scrupuleusement toutes les drogues qui entrent dans la composition de ses remèdes, et après lui en avoir vu faire sous nos yeux toutes les différentes manipulations avec la dernière exactitude, nous avons reconnu ce remède curatif, supérieur et différent d'ailleurs de ceux qui ont paru jusqu'à ce jour, d'autant plus qu'il n'y entre aucuns caustiques ni aucunes drogues inflammatoires. Ce remède est doux et bénin ; le malade peut lui-même s'en faire l'application, sans craindre aucun accident ensuivant l'avis de l'inventeur ou celui du médecin qui l'indique. Nous en avons dressé notre rapport, que nous avons fait à la Faculté assemblée le premier avril dernier, en lui protestantqu'elle ne se commettra pas en approuvantun remède aussi nécessaire qu'utile au public, et d'autant plus avantageux aux médecins qui sont dans le cas de l'ordonner, que nous en connaissons la composition. Sur notre rapport, la Faculté a approuvé ce remède, et a rendu un décret à ce sujet : ce que nous certifions. A Paris, ce premier mai 1769. Signé Dionis, docteur régent et ancien professeur de la Faculté de Médecine ; Garnier, docteur médecin, premier médecin du Roi en chef et inspecteur aux Isles du Vent ; et Garnier, docteur régent et professeur d'anatomieet de l'art des accouchements. Et dont l'original est déposé chez M. Pouletier, notaire, qui en a donné acte pour preuve d'authenticité. »

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Les personnes qui voudront lui écrire sont priées d'affranchir leurs lettres.

Son adresse est rue des Tournelles, première porte cochère à gauche, en entrant par la place de la Bastille, entre uq notaire et un charcutier. {Mercure de France, avril 1771, second volume, p, 207.)

Pommade pour le teint.

Mademoiselle Conseilleux a le secret de faire une pommade, dite de toute beauté, qui ôté les rides et qui conserve toute la fleur et la fraîcheur de la première jeunesse, même dans l'âge le plus avancé ; elle donne l'éclat et la vivacité à la vue ; elle ne fait aucun tort à la peau ni aux dents ; au contraire, elle rafraîchit le teiut, le blanchit, et lui rend sa première fraîcheur.

Elle a une odeur très agréable. Cette pommade est unique en ce qu'il n'y a rien à craindre pour le linge, ni la dentelle, qu'elle ne graisse ni ne salit.

Ladite demoiselle Conseilleux avertit que pour la facilité de chacun, elle a des pots, à 24 s., à 36 s., à 3 livres,etc.; les pots seront cachetés de son cachet, et son nom est imprimé sur les pots. Elle avertit aussi que cette pommade peut se garder sans se gâter 5 à Bans.

La demeure de la dite demoiselle Conseilleux est présentement, rue du Regard, faubourg Saint-Germain, chez M. Bunele, peintre en caresse, à Paris. {Ibid., p. 205.)

Stomachique liquide du S" Ray, privilégié du Roi, et de la commission royale demédecine.

Le S' Ray, dont le zèle pour le bien de l'humanité ne se ralentit point, voit avec satisfaction ses études et son travail couronnés par les plus grands succès : il n'entreprendra pas de faire d'éloge de son remède et d'en vanter l'efficacité.

Le S"" Ray avertit que toutes ses bouteilles seront étiquetées : Stomachique du S"" Ray, ainsi que son adresse, à Paris ; son nom sera de sa main sur les étiquettes ; on le trouvera aussi gravé sur son cachet, qui coëfferala bouteille, en très petit caractère : c'est une règle que le sieur Ray a établie pour la sûreté. Elle est exécutée chez lui, ainsi que dans tous ses bureaux établis dans différent'^s villes du royaume.

L'on donnera un imprimé avec chaque bouteille, pour indiquer la manière d'en faire usage ; le dit imprimé sera signé du S"- Ray, et dans les différents bureaux où l'on en fera la distribution, ils seront aussi contresignés par eux.

Le prix de la bouteille de poisson qui contient huit à neuf prises, est de trois livres.

Il distribue aussi la Crème de Beauté, dont il est inventeur. Elle

A NNONCES MÉDICO-PHARMA CE U TIQUES ;.. Oy .

est si parfaite pour la peau, qu'il est impossible de s'appercevoir que beauté qu'il lui donne vienne de l'art. Cette crème entretient la peau dans sa fraîcheur, et lablanchit ; elle rcparele désordre qu'auraient causé les dilTéreutes drogues que Ion aurait pu mettre sur son visage, telles que pommades ou autres prétendus secrets dont on se sert, et qui, le plus souvent, sont très nuisibles au teint. Les Dames qui usent du rouge, après l'avoir ôté, doivent en user le soir et le matin avant de mettre leur rouge, et dans l'espace de peu de jours elles seront surprises de l'effet qu'aura produit la Crème de I^eauté du sieur Ray, qui conserve la beauté, smpèche les rides et sillons qu'elle détruit. La bouteille de demi-septier se vend 24 livres.

Le sieur Ray demeure rue Chapon au Marais, la première porte cochèreà gauche en entrant par la rue Transnonain. On le trouve tous les matins jusqu'à midi ; il y a toujours du monde pour en faire la distribution.

Il prie ceux qui lui feront l'honneur de lui écrire, d'affranchir les lettres, aiasi que l'argent qu'on lui fera tenir, pour faire les envois qu'on exigera de lui.

Le S'- Ray continue toujours avec le plus grand succès son topique pour les entorses et foulures de telle nature qu'elles soient.

(Mercure de France, Mars 1771, p. l'J2),

Perceur d'oreille.

Le sieur Boutheroux Desmarais, marchand orfèvre, bijoutier, jouaillier, donne avis qu'il perce les oreilles des Dames toutes les deux à la fois en un seul coup, et aussi promptement qu'un éclair, en y mettant les boucles d'oreilles tout de suite. Le tout, avec très peu de douleur. Il demeure rue et vis-à-vis de l'Hôtel de Bussy : on le trouve toujours chez lui, et il va en ville lorsqu'il en est requis. (IbicL, p. 217.)

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