I. Virg.,Biico/. m
pouvaient, suivant la remarque de M; Naudet, que séduire et énerver la jeunesse romaine, en lui promettant des Thaïs fidèles et d'honnêtes Bacchis. Plante n'a d'autre but que de ridiculiser les travers ou de flétrir le vice ; il aime le mot propre et ne craint pas le nu. Au moins il ne vous prend pas en traître ; dès les premiers mots vous êtes averti de vous tenir en garde, et si vous allez plus loin, c'est que déjà vous n'avez plus rien à perdre, ou mieux plus rien à craindre. Est-il bien sûr, en effet, qu'il y ait encore de mauvais livres en grec ou en latin? Dans ceux qu'on voudrait qualifier ainsi, l'homme de goût ne cherche que les beautés littéraires, l'archéologue les interroge comme les débris fossiles d'une création éteinte; l'historien .y retrouve les témoins encore éloquents d'une civilisation qu'on croit loin de nous ; le philologue n'y voit plus que des mots et des formes grammaticales ; quant au médecin, de tels livres ne sont pour lui que des recueils à! Observations et des études de mœurs. Du reste, il y a bien des genres dans le réalisme, comme il y a bien des nuances dans l'idéalisme. Ainsi le réalisme dans Plante est sans danger , parce que l'auteur n'y a point mis d'arrière - pensée , du moins c'est là mon impression; il est presque chaste dans sa. nudité, tandis que le réalisme de Martial, par exemple, impudent, effronté, d'une indécence avouée et provocante, ne mérite que notre mépris. Mais continuons notre revue des poètes latins; rentrons dans notre sujet par la porte dorée, je veux dire par Horace
sous LA RiPCBLlQUB. 4!