‹ La médecine;Chapitre 27 sur 125 · Epig. IX · texte numérisé non relu

Epig. IX

sous LA RÉPUBUQUE. 93

nus qu'ils vont chercher des consultations. c*est à ses parois qu'ils suspendent leurs ex-voto :

Nunc, dea, nune succurrere mihi, nam posse mederi Picta docet teuiplis niulta tabella tuis ^

Il est vrai que le vocabulaire technique est assez riche dans les vers de Catulle et de Tibulle ; mais c'est précisément la propriété trop exacte des termes, le réalisme malhonnête qui m'éloignent de ces poésies. Il y a bien aussi quelques recettes bonnes à noter, mais quel moyen de dire à quoi elles servent? Les Elégies de Properce nous sont également interdites, et d'ailleurs, au milieu de ses langueurs et de ses angoisses amoureuses, le poëte ombrien confesse que la médecine ne peut rien à ses maux et que le duvet ne saurait les adoucir :

Nec eget hic medicis, non lectis mollibus aeger '.

Juvénal me laisse en une grande perplexité. D'après ma théorie, je ne devrais pas craindre de l'aborder; mais Juvénal a une telle réputation, et je suis si peu sûr que ma théorie morale sur les poëtes anciens soit du goût de tous mes lecteurs, qu'il m'a semblé plus prudent de m'a bstenir. A chaque vers, l'ombre impure de Messaline se dresse devant moi ; cependant ce n'est plus en moraliste, mais en médecin, qu'on doit désormais traiter la femme de Claude, M. Ménière l'enlève à la classe des débauchées du plus bas étage pour la ranger parmi les beaux cas d'une forme bien connue de

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