‹ La médecine;Chapitre 45 sur 125 · De dogm. Ilipp, et Plat,, vu, 2, t. V,p. SOT · texte numérisé non relu

De dogm. Ilipp, et Plat,, vu, 2, t. V,p. SOT

ET DE SES DOCTUINES PlilLOSOPUlQUES. 85

conlraire, ce qui nous semble mauvais. Comme nous avons, par notre nature, un double penchant vers le bien et vers le mal , la philosophie, en nous instruisant de ce qui est vraiment bien et vraiment mal, nous rend purs-de toute mauvaise action. »

En élevant si haut le rôle de la philosophie, le mé* decin de Pergame ne faisait que consacrer la tendance morale des dialogues de Platon. La suite de ce paragraphe nous montrera qu*il reste le plus souvent fidèle aux doctrines du chef de TAcadémie; toutefois nous le verrons à la suite d*Âristote admettre des principes d'un ordre inférieur (doctrine du yi^/e-miYîew), et, le plus souvent, ne trouver d'autre sanction morale, d'autre critérium de la vertu, que le tempérament du corps.

Comme il avait adopté les trois âmes de Platon, Galion devait admettre aussi ses quatre vertus cardinales: la tempérance pour Tâme concupiscible, le courage pour Fâme énergique^ la sagesse ou la science pour Tàme ratioîinelle, enfin la justice, qui consiste dans la proportion convenable, ou l'harmonie, entre les facultés de ces trois âmes. Nous lisons, en effet, dans un ouvrage déjà plusieurs fois cité* : aSilemeilleurestun, si la perfection est une, il est nécessaire que la vertu de la partie rationnelle de Tâme soit la science, et si cette partie rationnelle existe seule dans nos âmes, il ne faut pas chercher d'autres vertus ; si , au contraire, il y a en outre l'âme courageuse, il est nécessaire qu'il y ait également une verlu correspondante ; de même s'il y

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