‹ La médecine;Chapitre 48 sur 125 · Ibid,, p · texte numérisé non relu

Ibid,, p

ment cette proposition qai semble détruire toute la doctrine précédente : a Presque tous les enfants sont mauvais ; il n'y en a que très-peu qui soient disposés à la vertu. »

Mais si les enfants sont tous mauvais, cela doit dépendre d'autre chose que de leur tempérament, lequel diffère suivant les individus. Galien, tâchant de détruire cette contradiction, prétendait que le mal est dans Tâme irrationnelle et le bien dans Tâme rationnelle, encore peu développée chez les enfants *. a II est clair, poursuit-il, que les enfants ont un penchant pour le plaisir et pour la victoire ; parvenus à un âge plus avancé, ils en ont un naturel pour le beau; ils sont honteux quand ils font du mal, ils se réjouissent des bonnes actions, ils recherchent la justice et les autres vertus, et font beaucoup de choses suivant les idées de ces vertus; tandis que, lorsqu'ils élaient encore petits, ils vivaient selon leurs passions, et ne se souciaient en aucune manière des commandements de la raison. Nous avons trois penchants naturels, selon la forme de chacune des parties de notre âme : un penchant au plaisir, à cause de Tâme concupiscente ; un penchant à la victoire, à cause de Tâme courageuse ; un penchant au beau, à cause de Tâme rationnelle. Ëpicure ne considère que le penchant de la partie la plus mauvaise do Tâme; Chrysippe uniquement celui de la meilleure partie, disant que nous n'avons de penchant que pour le beau, ce qui est, bien entendu, la même chose que 1« bien; il ne fut réservé qu'aux anciens philosophes de considérer les trois penchants. »

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