‹ La médecine;Chapitre 5 sur 125 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

les spirîtualistes qui croient à la réalité de ce principe.

Dans une science où tout en définitive procède de l'observation, il faut bien que l'observation fasse d'abord tous les frais et prépare à la raison tous les matériaux donl elle doit tirer profit. Pourquoi demander à la médecine plus qu'à la chimie, qui est une science indépendante de la philosophie proprement dite. Pourquoi, encore une fois, demander à la oiédecine humaine plus qu'on n'exige de la médecine vétérinaire , puisque le terrain est exactement le même? Que l'âme soit un principe surajouté dans l'homme et que ce principe lui donne la supériorité sur la nature entière, cela ne change rien aux conditions essentielles des problèmes de physiologie et de pathologie.

A plus forte raison, je ne saurais comprendre la prétention de quelques médecins, qui invoquent; les décisions des conciles ou les opinions des docteurs de TÉglise, et qui, au besoin, demanderaient un certificat d'orthodoxie pour exercer la médecine. Non, il n'y a pas plus de médecine cathoUque que de médecine protestante, de médecine juive ou de médecine païenne. Non, mille fois non, la théologie n'a rien à faire avec la médecine. La médecine peut fournir de bonnes solutions à la casuistique, mais la casuistique ne décidera jamais une question de médecine. En un pareil sujet , un texte de saint Ambroise , de saint

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