‹ La médecine;Chapitre 6 sur 125 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

Grégoire ou de saint Thomas, ne vaut pas plus qa\m texte d'Aristote. Invoquer le dogme du péché originel pour établir les premiers principes de Tart de guérir, cela peut être fort édifiant pour les bonnes âmes, mais cela peut surprendre un homme de science qui, sans remonter aussi haut , regarde la maladie comme une conséquence des mouvements mômes de la vie, puisque tout ce qui vit souffre et meurt; penser autrement , c'est livrer la médecine à tous les hasards des discussions qui partagent les hommes sur l'origine du bien et du mal en ce monde. Ce n'est même plus de la médecine, mais de la dogmatique. ' J'ai remarqué que ce sont particulièrement les sectateurs d'une doctrine nouvelle qui, de nos jours, mêlent si pieusement et à haute dose les textes de l'Écriture ou des Pères aux textes de nos auteurs. J'en ai cherché longtemps l'explication ; je crois l'avoir trouvée ; mais je ne voudrais pas la donner, dans la crainte d'offenser à la fois l'homœopathie et la religion. Cependant, comment ne pas s'indigner quand on voit les globules associés aux influences fluidiques et aux médailles bénies? Il semble môme qu'on appelle cela un acte de foi, une chaîne aux extrémités de laquelle se trouvent d'un côté une âme, de l'autre des esprits bienheureux qui la protègent. S'il en est ainsi, j'ai grand'peur que ce ne soient ni une âme ni des esprits de lumière qui tiennent les deux bouts de cette chaîne. On ne doit pas permettre

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