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près d'un quartier, a pu « contribuer autant que les lettres parfumées aux vapeurs qui avaient incommodé le roi. »

En 1639, il est question de lassitudes; en 1660, de faiblesse et d'étourdissements; en 1662, les symptômes se caractérisent, a Le roi se trouva en une douleur de têle sourde et pesante, avec quelques ressentiments de vertige, maux de cœur, faiblesse et abattement : » en 1664, il y a des a mouvements confus, des vertiges et faiblesses de <ous les membres ; » en 1665, les vertiges augmentent; mais durant la campagne de Flandre, où le roi n*est plus guère exposé qu'aux fatigues de la guerre, les vertiges disparaissent, et Vallot ne manque pas de s'en attribuer tout l'honneur. Au retour, le 24 mars 1 668, il y a de grandes fêtes, des réunions galantes et de somptueux dîners à Saint-Germain pour le baptême du dauphin, etie 27, le roi éprouve successivement « des syncopes d'estomac, un choléra-morbus avec des violences extrêmes, une forte dyssenterie et des tournoiements. » En 4 670, le roi, la reine et toute la cour étaient partis de Saint-Germain pour les réjouissances de Chambord ; « en suite de fortes chaleurs, S. M., ne s'étant pas bien ménagée y se trouva fort embarrassée de pituite, et était menacée d'un plus grand orage que de coutume du côté de la tête, qui pouvait causer des vapeurs, » et qui en causèrent en effet. Durant une partie de Tannée 1670, le roi est en proie à de petites ou à de grandes attaques de ses vapeurs pour avoir négligé les conseils de son médecin. A la fin de la même année, gardant plus exactement son régime de vivre et s'abstenant d'ailleurs de tout ce qui était contraire à sa

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santé, S. M. n'eut plus de si fréquentes rechutes de ses vapeurs.

Enfin, le « pauvre Vallol, que l'affection et l'inquiétude avaient amené mourant en Flandre auprès de S. M., après s'être bien défendu, » abandonnait en mourant la charge de premier médecin à d'Aquin, qui reprend le roi comnie Vallot l'avait laissé, c'est-à-dire avec ses fâcheuses vapeurs, et il déclare aussitôt (cette vue était pleine de justesse) que le moyen le plus assuré de protéger le cerveau est d'empêcher paries purgatifs réitérés les amas d'humeurs dans les voies inférieures, et d'en éviter la génération par l'usage de l'eau de fontaine. Le roi est en conséquence largement abreuvé et généreusement purgé : cependant d'Aquin, ne trouvant pas une explication suffisante dans la chaleur excessive du foie de S. M. qui avait tari un nombre infini de nourrices, ajoute, non sans une certaine finesse, « que si le cœur du roi voulait donner des nouvelles, nous apprendrions que, quoiqu'il soit plus maître de lui-même que tous les héros qui notis ont précédés, la chaleur néanmoins de son sang et la sensibilité de ses esprits ne laissent pas de lui exciter des mouvements et lui produire des passions comme aux autres hommes. » Il y a du progrès de Valet à d'Aquin : Louis XIV est devenu un homme et il en a toutes les passions et toutes les infirmités!

En 1672, quand Boileau chantait le passage du Rhin et promettait à Louis XIV de le conduire dans deux ans aux bords de l'Hellespont, d'Aquin remarque que, par suite du soin qu'elle donne aux araires de r État y S. M. a perdu ce la commodité et l'envie de

faire de l'exercice; » à trente-quatre ans le grand roi était déjà lourd! On note alors une certaine plénitude qui cède aux purgatifs. L'année 1674 débute par des « vapeurs vertiginales, telles que le roi est contraint de chercher où se prendre et à s'appuyer pour laisser dissiper cette méchante halenée qui se portait à la vue, affaiblissait les jarrets et attaquait tellement le principe des nerfs, que par moments le roi ne pouvait marcher sans être soutenu. » Louis XIV avait alors sur les bras la Hollande, TEmpire, presque tous ses alliés, et madame de Montespan ; il partit au printemps pour aller mettre le siège devant Besançon et devant Dôle; « quand la réduction de la province lui donna occasion, faute d'emploi, de se venir délasser à Versailles, sa santé se trouva si bonne qu'il n'eut besoin d'aucun secours; » mais les fêtes « enivrantes » de Versailles ramènent les plaisirs et les indigestions, et du même coup les bâillements, les nonchalances, les pesanteurs de tout le corps, les angoisses d'estomac *, les violentes vapeurs, les tournoiements, les sommeils agités et des cauchemars c( à faire mal à la gorge à force de crier. » En 1683, les vapeurs s'accompagnent d'une manière de frisson dans la peau ou deviennent suffocantes après un flux de ventre. En 1685, les étourdissements et les vertiges sont tels, que, tout couché qu'était le roi, le lit lui paraissait tourner ^, et que cette impression fâcheuse lui donna fort longtemps la peur de retomber dans cet accident. En 1711, au

1. Fagon dit, p. 265, qu'on appelle vulgairement vapeurs ces angoisses et ces nonchalances.

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