I". THÉORIE DU POULS
Toute chose renferme deux principes natnrcis de vie appelés yang et yn (chaleur primordiale et humide radical), dont les esprits (l'air) et le san<{ sont les véhicules. Ces deux noms yuny et yn ont servi à composer le nom de l'homme, qui se dit jin. Principes essentiels à l'existence, ils doivent être dans un équilibre constant, un accord, une union parfaite. De leur altération, de leur corruption, de leur désunion naissent les troubles et les alTections morbides.
(1) .Votre intention était d'abord do supprimer ce rliapitre, qui ne fait que reproduire des notions déjà publiées par de savants auteurs, tels que Qeyer, du Halde, tben Rhyme, etc., dont les écrits sont ronnus dans tonte l’Pàirope. Alais nous avons pensé c|uc , dans un ouvra, qc destiné à faire cnnnaitre tout le système médical d'un qrand peuple , il ne convenait pas d'entrer en matière sans donner une idée de la théorie et des principes sur lesquels s’appuie ce système. Kn outre , comme nous avons pu , pendant notre séjour à Tien-tsin et à l’ékiujj, vérifier, avec l’aide des médecins les plus renommés du pays , l'exactitude des travaux dont nous avons parlé plus haut , nous avons eu soin , après cette vérification , d'élaqiier ce qui ne nous a pas paru exact , en ajoutant des faits trisi-iinportants qui avaient été oubliés. .Vous avons tiré la plupart des détails de ce premier chapitre des meilleurs ouvrages chinois , parmi lesquels nous citerons principalement le Tchiii-kieou-ta-lching (traité sur l'ariiponctiiro) , par Tchang-kotig-kin , célèbre médecin qui vivait sous l’empereur Kang-hi,
MÊDECIXK DES CHIXOIS.
De inènic qu’il existe trois agents par exrellence, ou trois puis- . sauces produetriecs, tau-Uaÿ, savoir ; le ciel en haut, la terre en bas, et l'homme au milieu, participant de la nature du ciel et de la terre, de mthne le corps humain peut être divise en trois parties ou régions. La première, noniincc chang-lsiao , s'étend depuis la tète jusqu’il l'orifice supérieur de l’estomac et comprend les poumons, la poitrine, le cœur, l’enveloppe du cœur, etc. ha deuxième région, appelée Icliong-tsiao (région médiane), désigne tout ce qui se trouve entre forificc de l’estomac et le milieu de l'ahdoinen, c’est-à-dire estomac, rate, foie, fiel, etc. La troisième région, /lia- Isifio (région inférieure), part du milieu du ventre et finit à la plante des pieds, comprenant reins, vessie, uretères, intestins, etc. Au-dessus la région des nuages, au milieu la région de la pluie, et au bas celle des lacs et des étangs.
La chaleur innée (ijuiuj), d'une nature dilatante, expansive, toujours en mouvement, raréfiante et apériante, tend sans cesse à gagner les régions supérieures , tandis que l’humide radical yn , d’une nature lourde, ennemie du mouvement, raréfiante, restrictive et opériantc, cherche au contraire à descendre vers les régions basses.
Leurs sièges naturels sont , pour la chaleur innée : les intestins, le Gel, les uretères, l’estomac; pour l’humide radical : le cœur, le foie, les reins, les poumons et la rate. On donne le nom de membres aux sièges naturels de l'humide radical, et celui d’en- ^ traillcs ou intestins aux parties où réside la chaleur vitale. Des rapports mutuels existent entre les membres cl les entrailles. Ainsi l’intestin grêle a un grand rapport avec le cœur, le fiel avec le foie, les uretères avec les reins, le gros intestin avec les poumons , l'estomac avec la rate , et la troisième région avec la porte de la vie ou le rein droit.
La chaleur vitale et l'humide radical passent dans les autres parties du corps par le moyen des esprits vitaux (air) et du sang, dont la circulation est soumise à des règles déterminées. La circulation, l'animation, commencent avec le jour cl durent sans interruption pendant vingt-quatre heures, c’est-à-dire pendant l’espace ♦ d’un jour et d'une nuit. Le nombre normal de tours parcourus par
THKORIK DU POULS.
les esprits vitaux et le sang dans ce laps de temps est 50. Ou compte pendant ces vingt-quatre heures 10,500 respirations, inspiration et expiration. Dans une respiration, l'air et le sang circulants font G pouces de clicniin; dans un jour. Kl, 000 pouces. Le plus long chemin qu'ils aient à parcourir dans le corps humain n'est que de 1,G20 pouces.
Le corps humain, avec scs nerfs, scs muscles, scs veines et ses artères, ressemble à une espèce de luth ou instrument harmonique, dont les parties rendant divers sons, ont par leur forme, leur structure et leur usage, une sorte de tempérament qui leur est propre, et c'est par le moyen des pouls différenls, qui sont comme les touches et les sons divers de cet instrument, qu'on peut juger de leur altération. IjC mouvement produit le pouls, et ce mouvement est causé par le flux et le reflux du sang et des esprits vitaux, qui sont portés partout par douze voies ou canaux. Tout ce qui meut pousse quelque corps mobile, et tout ce qui est mû cède ou résiste. Or comme le sang et les esprits vitaux sont dans un mouvement continuel, qui pousse et presse les vaisseaux, dans lesquels ils sont portés, il faut nécessairement qu'il y ait des hatteinents de pouls en certaines parties du corps. Ces battements servent à indiquer la nature du sang et des esprits, et la source du mal. Afin de pouvoir mieux faire connaître les dispositions des sources principales de la vie (membres et entrailles), la nature a placé dans la tète, qui est le siège de tous les sens qui font les opérations animales , des indices qui sont très-utiles aux médecins pour pouvoir établir leur pronostic. Ainsi la langue fait connaître l'état du cœur, les narines celui des poumons, la bouche celui de la rate, les oreilles celui des reins, et les yeux celui du foie.
Le niédecin peut alors tirer de la couleur du visage, des yeux, des narines et des oreilles, du son de la voix, de l'aspect de la langue et des saveurs qu'elle sent ou désire, des conjectures véritahles de l'état du tempérament du corps et de la vie ou de la mort du malade.
Chez la fomme et chez l'enfant, il existe également certains signes apparents qui servent à indiquer la nature et la gravité de l'alTection.
MÉDECIVE DES CHIX'OIS.
il existe encore deux autres grands principes sur lesquels repose la théorie médicale chinoise : 1* le mécanisme du corps humain est tout hydraulique, c'est-à-dire que la libre circulation du sang, des humeurs et des esprits vitaux, et l'équilibre respectif qui modifie leur mouvement et leur action réciproque, étant tout à la fois le poids et les roues du corps humain , la santé ne subsiste que par cette circulation et cet équilibre, ou ne se rétablit que par leur rétablissement ; 2° l'air qui entre sans cesse dans le sang et les humeurs par les poumons étant comme le balancier qui tempère et entretient leur fluidité , celle-ci ne peut se rétablir ou subsister que par lui ; d'où nait cette conséquence : que la circulation des liquides dans le corps humain ayant à vaincre les deux grands obstacles de la pesanteur et du frottement , que cette circulation pouvant en outre être génée par l'influence des causes extérieures, tout ce qui tend à diminuer ou à corriger ces obstacles peut aider à rétablir cette circulation lorsqu'elle est altérée. De là l'utilité de ï acuponcture, qui, au moyen de la pénétration des aiguilles, augmente l'activité et le ressort de l'air nécessaire à la fluidité des liquides , et aide les humeurs et le sang à vaincre les engorgements qui gênent la circulation et engendrent la douleur.
§ 11. DRS ORGANRS RSSRNTIRLS.
Le corps humain renferme cinq organes essentiels, ou membres principaux, qui sont ; le cœur, les poumons, les reins, le foie, la rate ou l'estomac. Chacun de ces cinq organes correspond à un élément, à une planète, à une saison, à une partie du jour astronomique et à une région. En outre il a une cause, un effet, un contraire, un non contraire.
Le cœur est le viscère le plus parfait du corps, il est le frère aillé de l'intestin grêle. Sa mère est le foie; son fils, l'estomac ou la rate. 11 a pour contraires ou ennemis, les reins; pour non contraire ou ami, le foie. Il correspond a la partie du ciel appelée ly et à la planète nommée Mars. Dominant on été , il est soumis à l'élément du feu. Sa région est la région méridionale; son temps astronomique, l'heure de midi. Il prédomine sur le front, le sang, la langue et la paume des mains ; il règne et se meut dans la mer
DES ORCAXES ESSEXTIELS.
du sang; la langue sert à faire connaître ses mouvements; les odeurs dérivent de lui ; sa couleur est la couleur rouge crèle (U coq; sa saveur, la saveur amère; son odeur, l’odeur des objets brûlés; sa voix, la voix du rire; son humeur, la sueur. Il aime le millet et la chair de mouton; il déteste la chaleur et une trop grande méditation, qui le blessent. Il ressemble à la fleur de nénuphar non éclose. Placé au-dessous du poumon , il s'appuie contre la cinquième vertèbre, son poids moyen est de 1 2 leang ; il est percé de sept trous et de trois fentes; il renferme 3 ko (I) de suc Gn. Son canal de communication avec les autres viscères s'appelle sinking ou eheou-chao-yn. Ce canal part du centre du coenr et Gnit au petit doigt de la main, où il se réunit au canal de l’intestin grêle. Lorsque ce canal est plein , il y a mauvaise réplétion d’humeurs peccantes : le malade rêve fantômes, monstres, etc. Lorsque ce canal est vide, le mal vient d’inanition , et les rêves sont alors des rêves de Gammes, de feu, etc. La fonction du cœur, comme celle des intestins grêles, est de recevoir, contenir et améliorer. Le cœur reçoit le chyle, le perfectionne et en forme le sang. Sa destruction, qui entraîne la mort après un ou deux jours, est indiquée par la rétraction de la langue devenue noire, par la tuméfaction de la paume de la main , sur laquelle on ne peut plus distinguer aucune ligne, par la contorsion des yeux, et enfin par un pouls tout particulier dont nous parlerons plus tard.
Le cœur a pour adjoint ou frère ainé l’intestin grêle, dont la fonction est de recevoir les aliments pour les digérer et les convertir en chyle. L’intestin grêle pèse 2 kin (2) 14 leang; sa longueur est de 3 Icliang (3) 2 Iche; sa largeur, de 2 Isun 1^2. La longueur de sa tête est de 8 fen 1/2. Il forme 16 courbes, commençant par la gauche, et contient 2 leou (4) 4 c/iing d’aliments et G c/iing 2 ko 1/2 d’eau. Il est percé de deux trous dont l’un communique avec l’estomac et f autre avec le gros intestin. Son canal de com-
(t) 1 ko = 0 litre 08 cent.
(2) 1 kin = .588 grammes; 1 kin =: 16 leang.
(3) 1 tcliang ■= 3 mètres 14 cent. = 10 Ichc = 100 lsun=: 1,000 fen. fV) 1 leou = la mesure de 120,000 grains de millet = 10 ching
= 100 ko = 1,000 yo.
MKDECIXE DES CHIXOlS.
inunicalioo s'appelle siao-lchamj-king ou cheou- lai- gang , comniencc à l'index de la main e( finit à la tète près des narines, où il aboutit au ranal de l'estomac. La destruction de l'intestin [p-èlc entraîne avec elle une mort prompte qui ne dépasse pas le sixième jour. Les eheveux hérissés et secs comme de l'étoupe, une sueur abondante et persistante, sont des symptômes qui indiquent cette destruction (1).
Le poumon a pour mère la rate ou l'estomac; pour fils, les reins; pour ennemi, le coeur; pour ami, le foie. 11 correspond à la partie du ciel appelée kouan~yu et à la planète nommée l'énm. Dominant en automne, il est soumis à l'élément métallique. Sa région est la région occidentale; son temps astronomique, l'iicnre du soir. Il prédomine sur la peau, les pores, les cheveux, les narines, les épaules et les esprits vitaux (air). Les narines et les humeurs expectorées servent à faire connaître son état. I<es sons et la voix dérivent de lui. Sa couleur est la couleur trh-hlanche ; sa saveur, la saveur âcre; son odeur, l'odeur de la chair fraîche; sa voix, la voix des pleurs; son humeur, la morve ou l'humeur qui coule par les narines. Il aime le riz et la chair de cheval; il déteste le froid. La tristesse, les alimcuits froids, le repos ou le sommeil, ou le parler trop prolongés le fatiguent. 11 pèse 3 kin 3 Uang ; il est divisé en sortes de feuilles qui sont au nombre de huit et dont deux forment les deux oreilles; il s'appuie contre la troisième vertèbre ; il est percé de vingt-quatre petits trous par où s'échappe l'air; il est comme un couvercle pour les autres viscères ; il est lié par la partie su|(érieure avec le gosier au moyen d'un vaisseau ayant neuf articulations; il renferme beaucoup d'air et peu de sang; son canal de communication s'appelle fey-king ou cheou-tai-yn . Ce canal commence à la poitrine et finit aux mains, lorsqu'il est plein, le malade rêve eomlwt , guerre, armes, soldats, etc.; lorsqu'il est vide, les rêves sont des rêves de plaines, mer et campagnes, etc. La froideur de la peau indique la froi-
(t) L'enveloppe du cœur (tin-pao) cri une peau qui enveloppe le cœur et qui conlieiil une matière graisseuse jaiindlre. Le sin-pno est lié au poumon par de pi'tils fitaniciils ou nerfs très-fins.
DKS ORGAXKS ESSFATIELS. 7
dciir (lu poumon. Sa deslruction entrainc. la mort très-prompte, qui est annoncée par la siVIieressc de la peau et du corps, par la chute des clieveux, la bouche ouverte, l'oppression extrême et par un pouls particulier. l#a fonction principale du poumon est de faire marcher le sang et d’évacuer les flegmes et autres matières.
Le poumon a pour adjoint le gros intestin, dont la fonction est de pousser et d’évacuer les matières grossières et impures. Le gros intestin pèse 2 kin 12 leang ; sa longueur est de 2 Irhang 1 tche; sa grosseur, de 1 yn. Il forme seize courbes commençant par la gauche; il peut contenir 1 leoii d’aliments, 6 rhing 12 d'eau. Il est percé de deux trous, dont le premier lui sert A cetm-, miiniquer avec le petit intestin; le deuxième, appelé kong-men , est celui par lequel s’échappent les matières fiVales.
Le gros intestin a un canal de communication appelé la-khangking ou cheou-yang-ming, qui va des mains à la tête. Sa deslruction est sans remède. Un flux continuel de sang indique cette destruction.
l.es reins et la vessie ont pour mère le poumon; pour fils, le foie; pour ennemi, la rate ou l'cstoinac; pour ami, le eœiir. Ils correspondent A la partie du ciel appelée kieou et A la planète nommée Mercure. Dominant en hiver, ils sont soumis A l’élément de l’eau. l.Æur région est la région boréale; leur temps astronomique, la nuit. Us prédominent sur les dents, les oreilles, les poils et les os. I.«s oreilles indiquent leur nature; les liquides dérivent 'd’eux. lÆiir couleur est la couleur noire; leur saveur, la saveur salée; leur odeur, l’odeur de chair en putréfaction; leur voix, la voix des sanglots; leur humeur, l’iirinc. Ils aiment les fèves, les pois, les légumes et la chair de porc; détestent la sécheresse. Une crainte trop grande, un froid extrême, l'humidité, une action violente et prolongée, des aliments trop salés les fatiguent. La v(‘ssie pèse 5 leang; sa largeur est de î) Isiin ; elle peut contenir !) r/iing 1) ko d’urine; la largeur de son orifiee est de 2 feiin 1/2. I/CS rognons sont doubles, ils pèsent 1 kvi 1 leang; ressemblent A des haricots et s’appuient contre la quatorzième vertèbre. La fonction des reins et de la vessie est de filtrer et d’évacuer les matières liquides; l’urine SC forme dans les reins au moyen du sang qui arrive dn cœur;
Digilized by Goc^le
MKDEr.I.VK DES CHIX'OIS.
lorsque l’urine est formée , elle est versée dans la vessie par des canaux conducteurs.
Le canal de coinmunicntion des reins s'appelle chin-hing ou l$o-fhao-yn, part des pieds et aboutit à la poitrine. Lorsqu'il tst plein, le malade rêve qu'il a mal aux reins, qu'il est très-fatigué; lorsqu’il est vide, le malade croit en rêvant qu’il nage avec peine, qu’il est sur le point de se noyer, etc. Lorsque ce canal est trop écliaulTé, les matières fécales sont difficilement évacuées et les urines deviennent très-épaisses. Lorsqu'il est trop froid, l'évacuation est trop répétée. La destruction de la vessie entrainc avec elle une mort très-prochaine qui se présente du quatrième au septième jour, et qui est annoncée par les dents sèc/ies, la face noire, les yeux jaunes, les reins tombants, et une sueur abondante et persistante {!).
Les reins et la vessie ont pour adjoints les uretères, dont le canal de communication, pang-kouang-king ou Iso-tay-yamj , commence à la tête et finit aux pieds. Les uretères descendent des reins à la vessie. Ce sont des canaux qui conduisent l'urine des reins dans la vessie. 11 y en a un pour chaque rein.
La rate et l'estomac ont pour mère le cirur; (mur fils, le poumon; pour ennemi, le foie; pour amis, les reins. Ils correspondent à la partie du ciel appelée keou et à la planète nommée .S'alume. Dominant à la fin de chaque saison, |>cndant les dix-bnit derniers jours de chaque saison , ils sont soumis à la terre. Leur région est la région comprise entre les quatre régions. Ils prédominent sur la chair, la bouche, les lèvres, les bras et les pieds. La bouche sert à faire connaître leur état ; les saveurs dérivent d’eux; leur couleur est la couleur jaune; leur saveur, la saveur douce; leur odeur, les odeurs douces et suaves; leur voix, la voix du chant; leur humeur, la salive. Ils aiment le froment et la chair de bœuf, détestent la tieJeur. Trop d'aliments , trop de fatigue, trop de travail, trop de souris et trop de douceur les fatiguent.
(t) Le rein droit s'appelle miug-men , porte de la vie; il est le réservoir séminal. C'est an rein droit ipi'il faut attribuer principaleinent le changement du sang eu semence. La vessie sert de récipient à i'iiriuc, comme les testicules servent de récipients é la semence.
DES ORGANES ESSEVTIELS.
Lti rate pèse 2 km 3 Uang ; elle est large de 3 tsun, longue de 3 tsun ; elle renferme 1/2 kin de graisse et s’appuie contre la onzième vertèbre. L’estomac pèse 2 kin 14 leang ; sa longueur est de 2 tche G tsun ; sa grosseur (au milieu) est de I tche 5 tsun. il peut contenir 2 leou d’aliments et I teou 5 ching d'eau. Il est percé de deux trous dont le premier reçoit les aliments qui viennent par le san-lstao, conduit qui aboutit au gosier, et par lequel s’échappe et pénètre l’air respiratoire. Le deuxième trou sert de passage aux aliments qui pénètrent dans le petit intestin. La fonction de l'estomac est de recevoir les aliments, les broyer, les administrer et les préparer à la digestion. Le canal de communication de la rate s'appelle py-Atn^ ou tso-tai-yn, et va des pieds au cœur. Lorsqu'il est plein, le malade rêve chant, fêtes, etc.; s’il est vide, les rêves sont des rêves se rapportant à des rixes, à des repas, etc. l<a destruction de la rate cntruinc la mort après douze ou quinze jours; mort qui est annoncée par la bouche froide, les pieds tuméfiés, une chaleur excessive dans les lombes et un flux de ventre sans fin.
Le canal de l’estomac se nomme oey-king .ou tso-yang-ming, et communique de la tête aux pieds. Sa destruction est suivie de la mort, qui enlève le malade du cinquième au neuvième jour. Les symptômes qui l'annoncent sont une très-grande douleur aux reins, une fatigue extrême, l'impossibilité de se baisser, la contorsion des lèvres et un pouls tout particulier.
Le foie a pour mère, les reins; pour fils, le cœur; pour ennemi, le poumon, et pour amis, la rate et l’estomac. Il correspond à la partie du ciel appelée chin et à la planète nommée Jupiter. Dominant au printemps, il est soumis aux arbres. Sa région est la région orientale; son temps astronomique, le matin, il prédomine sur les muscles, les nerfs, les veines, les ongles et les yeux. Les couleurs dérivent de lui; sa saveur est la saveur acide; sa couleur, le bleu; son odeur est l’odeur qui se rapproche de celle du bouc; sa voix, la voix du gémissement; ses humeurs, les larmes, il aime la graine de lin cl la chair des volailles. Il déteste le vent. Une promenade trop prolongée journellement, 1a colère et les choses trop acides, le fatiguent. Il pèse 4 kin i leang, est divisé eu sept sortes
MKDECIXK DES CHIXOIS.
de feuilles dont trois se trouvent à gauche et quatre à droite. Il s'appuie contre la neuvième vertèbre. Son canal de communication s'appelle kan-king ou ho-kiuc-yn, et va des pieds au poumon. Lorsqu'il est plein, le malade rêve forêts, montagnes; lorsqu'il est vide, les rêves sont des rêves de gazon, d'herbes, {.a chaleur au foie produit la tristesse; le froid indique un manque d'esprits vitaux (air). La fonction du foie, comme celle du fiel , est de servir à la filtration des humeurs. La destruction du foie est suivie de la mort après le huitième jour. Face bleuâtre ou livide, yeux enfoncés et troubles, sueur abondante et sans fin, tels sont les symptômes qui annoncent celte destruction.
Le foie a pour adjoint le fiel , qui pèse 3 leang 3 chou et qui renferme 3 ko de suc fin ; il ressemble à un vase fait pour contenir du vin. Il a un canal nommé lan-king ou tso-chao-yang, et qui va des mains à la tête. Le fiel détruit, le malade meurt le septième jour.
En dehors des cinq grands viscères que nous venons de décrire, les Chinois reconnaissent comme nécessaires aux fonctions des grands viscères, troisv/byers (san-lsiao) , qu'ils divisent en foyer supérieur, foyer du milieu et foyer inférieur. Le premier est lié à la région du cœur, au-dessous duquel il est placé ; son principal effet est de retenir et de serrer; sans lui, le cœur et les poumons ne pourraient gouverner l'air et le sang. Celui du milieu est lié à la région du sierniim. Il est placé à -i Isun au-dessus du nombril. Il ne retient ni ne pousse. Son effet est de cuire et de broyer. Sans lui l'estomac ne pourrait digérer les aliments. Le foyer inférieur est placé à un [>oucc au-dessous du nombril. 'Il est |)ercé de deux trous par lesquels passent les aliments. Son effet est de séparer, de pousser. Sans lui le foie et les reins ne pourraient séparer ni filtrer les liqueurs. 11 est l'adjoint du rein g.iuchc {tmiig-meii}.
§111. DFS KI\C ou VOIFS DF TH .<t \ S M I $ S I 0\.
Nous avons dit plus haut qu'il existait douze sources principales de vie, à savoir : le cœur, le foie, les deux reins, le poumon et la rate, sièges de riiiimide radical ; les intestins (gros, grêle) , le fiel, les uretères, l'estomac, le san-lsiao; sièges de la chaleur vitale. Xous
DES KIXG 01 VOTES DE TRA\S\IISSIO\.
avons (lit égnlomenl (|uc res douze sources étaient liées entre elles par des canauv de coinniunicalion , à travers lesquels circulaient le sang et les esprits vitaux. Ces canaux, qui servent aussi a la transmission de la chaleur vitale et de riiumidc radical dans toutes les parties du corps, ont vingt-trois petits râiueaiix placés obliquement ou transversalement, par où la vie et la vigueur se distribuent dans tout le corps.
Les douze canaux principaux se nomment kiity. Ainsi fey-king est le vaisseau du poumon; ouei-king, vaisseau de l’estomae, etc. On les a également désignés en indiquant les points extrêmes où ils aboutissent, tels que mains, pieds, sièges de cbaleur vitale, sii‘ges d'humide radical,. et en faisant connaître la qualité de la cbaleur ou de rbiimide radical transmis par chacun d'eux. Ainsi le vaisseau du poumon fry-king s’appelle aussi rheon-tai-yn, c'est-à-dire vaisseau du grand humide radical aboutissant à la main. Ce vaisseau commence .vu-dessus du sein, se rend par un affluent au gros intestin (avec lequel il est lié), revient à l'orilice de l'estomac, monte au diapbr.vgiTie , gagne le poumon, ensuite contourne l'aisselle sur nne longueur d'environ 7 hun, traverse l'arrièrc-bras, le coude, du cété du corps, fait une sorte de détour pour gagner l'avant-bras, entre dans le tsun-keou (premier endroit) où l’on tàle le pouls, monte le long du pouce et finit à l’extrémité de ce doigt, aboutissant au coin de l’ongle (partie interne, semblable à une feuille de poireau) ; son rameau part du point où la main est attachée au bras, pénètre dans l’index et se relie avec le yang-ming de la main ou canal du gros intestin.
Iæ vaisseau du gros intestin (ta-trhang-king ou cheou~yang-ming , ou vaisseau de la cbaleur brillante commençant à la main) prend son origine au coin de l’ongle de l’index de la main, dévie un peu en traversant l’os appelé Irhe-keou, traverse la jointure du pouce et de l'index , monte entre les deux nerfs principaux , le long de l'avant-bras du cùté opposé nu corps, gagne le coude, l’arrièrebras , parvient à l'extrcmilé du dos , au commencement de l'épine dorsale, et enfin arrive au sommet de la tète, an point où les six espèces de chaleur vitale viennent se réunir dans le canal nommé to-mc. Du sommet de la tête, le canal du gros intestin descend et
12 MÉDKCIXK DKS CHIXOlS.
vient finir au-dessous du nez, près des narines. Là il trouve un petit vaisseau qui traverse le cou , descend au poumon , ensuite au diaphra<|me, et enfin arrive au ^ros inicstiii. Le rameau du ta- Ichamj-king part du point nommé kue-pan ( point de jonction du cou avec les épaules), monte vers les joues, traverse la bouche entre les dents, et enfin finit au point appelé hie-keoti , entre les narines et la lèvre supérieure, où il se réunit au canal de l'estomac, Uo-yang-ming .
Le canal de l’estomac (oey-kiug ou ho-yttng-ming, canal de la chaleur brillante aboutissant au pied) commence au-dessous des yeux près des narines, pénètre dans la bouche, en traversant le milieu des dents supérieures; de là remonte par les joues vers les oreilles, et arrive au point où finissent |iresqiie les cheveux. Là le canal rencontre un de ses afiluents qui descend vers le gosier, traverse le kue-pan, le diaphragme, et arrive à l'estomac en communiquant par une autre petite voie à la rate, avec laquelle l'estomac est lié. Le canal de l'estomac, à partir du point où finissent presque les cheveux vers les oreille.s, descend en passant sur les tempes, gagne le kue-pan , dévie un peu , passe au milieu des seins et arrive un peu au-dessous du nombril; de là il fait une nouvelle déviation au moyen d'un de scs afiluents, qui commence à l’orificc inférieur de l'estomac , traverse le bas-ventre, se réunit à son afiluent au point de jonction de la cuisse et du ventre, descend ensuite le long de la cuisse et vient finir dans le pied au doigt du milieu, près de l’ongle, où il se termine en prenant la forme de la feuille de poireau. Il a trois rameaux. Nous en avons déjà décrit deux. Le troisième commence au pied, partie convexe, arrive à l’extrémité du pouce, et là se réunit au canal de la rate (Iso-lai-yn).
Le canal de la rate [py-king ou Iso-tai-yn, vaisseau de la grande humeur radicale coinjiienyant au pied) part de l'extrémité du pouce du ])ied (partie interne), traverse sur le côté la seconde articulation du pouce, gagne la jambe, la cuisse, le ventre et arrive à 1a rate elle-même, où, par un affluent, il communique avec l'estomac. De la rate, il monte vers le diaphragme, traverse le fiel, contourne le sein et finit à un point sur le côté de la poitrine nommé hy-tsee ou la-pao. Son rameau part de l'estomac, où
DES KIXG Ot VOIES DE TRA.VSMISSIOX.
jl 86 sépare du canal, monte vers le diaphragme, traverse le cœur et se réunit au canal du cœur, cheou-chao-yn.
Le vaisseau du cœur {sin-ktny ou cheou-chao-yn, ou canal de l’humeur radicale diminuée, tiiiissant à la main) commence au cœur lui-même, se dirige vers le poumon, tourne ensuite, gagne la jointure du bras avec l'épaule , court le long du bras et Gnit à l'extrémité du petit doigt. L'n de ses rameaux part du cœur et aboutit à l’intestin grêle. Son rameau principal part du point appelé chao-tchong , prés du cœur, monte vers les yeux et se réunit de nouveau au canal près du poumon ; le quitte un peu plus loin et aboutit comme le canal à l’extrémité du petit doigt, où il SC réunit nu canal de l’intestin grêle, siao-tchang-king .
Le canal de l’intestin grêle (iiao-tchang-king ou cheou-taiyang), canal de la grande chaleur commençant à la main, part de l’extrémité du petit doigt, court le long du doigt, le long du bras à travers les deux nerfs principaux, arrive au point d’attache du bras à l’épaule, traverse l’épaule, pénètre dans le gosier, au point de jonction du cou avec l’épaule ; monte ensuite vers les joues entre les yeux et les oreilles , et Gnit près du lobe de l’oreille. Ln de scs rameaux part du point de jonction du cou avec l’épaule, se dirige vers le cœur avec lequel l’intestin grêle est lié, gagne ensuite la poitrine, l’estomac, et arrive à l’intestin grêle. Les deux autres rameaux partent du même point que le premier, et montent comme le canal vers les joues , où ils se réunissent à la voie principale des uretères ou de la vessie, pang-kouang-king .
Le canal de la vessie ou des uretères ( pang-kouang-king ou tsotai-yang, canal de la grande chaleur finissant au pied), commence à la partie antérieure de la Ggurc, au-dessous de l’œil, près du nez; monte nu moyen d’un rameau le long du front, pénètre jusqu’à son sommet, va jusqu'au cerveau, redescend ensuite, traverse le cou, longe le dos, dévie par un affluent vers les reins et la vessie, gagne ensuite la partie postérieure de la cuisse, contourne le pied et finit à l’extrémité du petit doigt. Son rameau principal part des épaules, descend le long du dos, près de l’épine dorsale, traverse la rate où il reçoit un autre affluent du même king qui va des reins aux fesses, continue ensuite sa route et
JIKDKCIXK DKS CHINOIS.
aboutit à l'exlréraitc du petit doi^t du pied , où il sc réunit à la voie priiiripale des reins {r/iin-kiiiy).
Le vaisseau des reins (rhin-king ou Iso-chao-gn , canal de l’huiiiide radical diniimié comiiicnçant au pied) part du dessous du pied (partie médiane), monte en suivant le talon, le mollet, la partie postérieure de la cuisse , <!a;)ne au moyen d'un ailluent les urelères ou la vessie, traverse les reins, le foie, le poumon, et Gnit au milieu de la {mitrine. Son rameau principal part du poumon, traverse le cœur et linit au milieu de la poitrine, où il se réunit au canal de l'enveloppe du cœur [sin-puo-king).
Le vaisseau de l'enveloppe du cœur (sin-pao-king ou cheou-kiucyn, canal de l'Iiumide radical défectueux Gnissant à la main) commence près de l'aisselle à peu de distance du sein , se rend par un de ses affluents à la source de l'envclojipe du cœur, gagne ensuite le bras le long duquel il descend, entre dans la paume de la main et Gnit à l'extrémité de l'annulaire. Il communique par ses aGluents avec les trois régions du corps. Son rameau principal part de la paume de la main et Gnit à l'extrémité du petit doigt, où il se réunit au canal du tan-Uiuo ou clieou-chao-yang .
Le vaisseau du tan-lsiao ou clieou-cliao-yang, canal de la chaleur diminuée, cumniencant a la main, part du point de jonction du petil doigt, tourne à gauclie, traverse la jointure du bras avec la main, monte le long du bras, de l'épaule, et Gnit à la partie antérieure de l'oreille, au point où l'on sent battre le pouls. Il communique au moyen de scs allluents avec l'enveloppe du cœur et la poitrine. L'n de ses rameaux part de l’enveloppe du cœur et se dirige vers la tête, où il aboutit à la partie antérieure de l'oreille. L'autre rameau commence à la partie antérieure de l’oreille et se dirige vers les yeux, où il sc réunit au canal du Gel.
Le canal du Gel [tan-king ou Iso-c/iao-gang, canal de la chaleur diminuée Gnissant au pied) commence à la partie antérieure du visage au-dessous de l'œil , passe en faisant quelques détours audessus de l'oreille, descend ensuite le long de la gorge, traverse la poitrine, le côté, la cuisse, la partie convexe du pied, et finit à l'extrémité du quatrième doigt, lu de scs rameaux part de la gorge, se dirige vers la poitrine, vers le foie, auquel est lié le fiel.
DES KIVG OD VOIES DE TRAXSMISSIOX.
vers le Gel, et Giiil par gagner la cuisse et les fesses. Un autre rameau part de la partie convexe du pied , traverse le pouce et se réunit nu l$o-kittr-yn.
Le canal du foie [kan-king ou Iso-kiuc-yn) commence ù l’extrémité du pouce du pied, au point nommé snr»-mnro, près de la deuxième articulation ; monte en traversant la partie convexe du pied , le tibia, la cuisse; arrive au ventre, à l'estomac ; contourne le fiel et finit au-dessous du sein. Un de scs rameaux se dirige vei-s le foie, le fiel ; monte en traversant le gosier, la figure, et arrive au front et au sommet de la tête, où il se réunit au canal nommé to-me. Un autre rameau part du foie et se dirige vers le poumon, où il se réunit au canal de ce viscère.
£n résumant ce qui vient d'être dit, on voit que six canaux sont employés à transmettre dans toutes les parties du corps la chaleur vitale plus on moins intense ; que six canaux sont chargés de communiquer rhiimidc radical plus ou moins fort; que trois canaux de l'humide radical commencent à quelque partie du corps et finissent à la main ; que trois autres canaux de l'humide radical partent des pieds et aboutissent à quelque source de la vie; que trois canaux de la chaleur vitale transportent cette chaleur de la tête aux pieds ; enfin que trois canaux de la chaleur vitale commencent à la main et finissent à la tête.
En dehors de ces douze grandes voies , il en est deux autres très-importantes qui aident considérablement à la circulation. La première, appelée U>-mc ou réunion de chaleur vitale, ou bien encore mer des pouls de Ut chaleur, commence ù l'extrémité inférieure de l'épine dorsale au périnée, longe le dos et monte vers l'occiput, traverse le cerveau et finit au-dessus des dents supérieures, à la lèvre. La deuxième voie, appelée «'«-wc, commence au-dessous du bas-ventre, traverse le ventre, l'estomac , la gorge, et finit près des yeux; on la nomme réunion de l'humide radical.
loi partie antérieure de la tête est parcourue par cinq petits vaisseaux. I,e premier, ou vaisseau du milieu , se relie dans sa partie supérieure au-dessus des lèvres avec le grand canal, nommé to-mr ; passe par le nez et les lèvres, et se réunit ensuite au vaisseau
MKDKCI.VK DKS CHIXOIS.
appelé siii-mr. Le rfcuxiènic et le troisième se relient dans la partie supérieure avec le tso-tai-yang, roinniencent aux yeux, de chaque côté du nez, et se relient au-dessous du nez avec le cheou-yangming. Le quatrième et le cinquième commencent à l'os saillant des joues, communiquent des deux côtés avec le cheou-la-yang, dans leur partie supérieure, se lient au Iso-rliao-yang, contournent l'oreille et se réunissent an cheou-rhao-yang .
On distingue sept petits vnisseaux à la partie postérieure de la tête. Le premier, celui du milieu de la tête, se relie avec le lo-mc et se bifurque en deux branches formant les deuxième et troisième vaisseaux. Le quatrième et le cinquième se relient avec le Uo-tai-yang. Le sixième et le septième communiquent avec le tto-fhao-yang .
Les vaisseaux du cou se divisent également en sept petits vaisseaux, qui se relient, le premier, celui du milieu, avec le lin-nu-; le deuxième, avec le Iso-ynng-miiig ; le troisième, avec le clieouyang ming ; le quatrième, avec le rheou-tai-yang ; le cinquième, avec le Iso-chao-yang ; le sixième, avec le cheou-chao-yang, et le septième, avec le tso-ta-yang.
Les petits vaisseaux de 1a poitrine et de l'abdomen se divisent ainsi : le premier, vaisseau du milieu, qui ronnnuniqiie avec le tin-mr; le deuxième et le troisième, avec le Uo-chao-y» ; le quatrième et le cinquième, avec le Iso-yang-ming ; le sixième et le septième, avec \e l»o-la-yn ; \c huitième et le neuvième, avec le Uo-kiuc-yn , et enfin le dixième et le onzième, avec le tto-chaoyang.
Dans le dos on distingue quatre petits vaisseaux communiquant avec le tso-ta-yamj, et un cinquième, celui du milieu, communiquant avec le lo-mc.
Les petits vaisseaux du bras sont à la partie postérieure : le premier, celui du milieu, communiquant avec le c/ieou-c/iao-yaiig ; le deuxième, avec le chemi-yang-ming ; le troisième, avec \c cheoula-yang. A la partie antérieure, sont : le premier, celui du milieu, se reliant avec le cheou-kiur-yn ; le deuxième, avec le eheoula-yn ; le troisième, avec le cheou-c/iao-yn.
Les vaisseaux de lajambe sont : à la partie postérieure, le premier,
IXKLIEXCE DES ÉLÉUEXTS SIR LE CORPS HI MAIX.
celui du milieu, communiquant avec le t»o-chao-yang ; le deuxième, avec le tto-yang-ming ; le troisième, avec le t$o-la-yany. A la partie antérieure, le premier, celui du milieu, se reliant avec le Uo-chaoyn; le deuxième, avec le bo-kiuc-yn , cl enfin le trobième, avec le tto-la-yn.
§ IV. — INFMIKXr.8 DBS KI.KURNTS SltR I.R CORPS HI MSIS.
Le corps de l'homme , sa santé , peuvent être altérés par cinq causes extérieures , qui sont l'eau, le bois, le feu, la terre et les métaux , et que nous nommerons ilémenlt. Il existe entre ces éléments cl les cinq membres principaux, reins, foie, co>ur, poumon, estomac, un rapport, une sympathie qui ne doit jamais être troublée. Le copur tient de la nature du feu ; outre sa couleur naturelle, qui est rouge, il est souvent en effervescence, surtout en été, où les maladies qui raffertent sont les plus communes. Le foie parlicipc de la nature du bois; les reins, la vessie et l'uretère sont dominés par l'air et l'eau; le poumon est soumis aux métaux , et l'eslomac à la terre.
Suivant l'ordre de la création , le ciel produisit l'air et l'eau fertilisante ; les bois et les plantes poussèrent ensuite et donnèrent naissance au principe igné, et par suite au feu; du résidu de la combustion fut formée la terre , qui engendra les métaux ; les métaux continuent à alimenter l'air et l'eau, l'eau alimente les bois et les plantes. Ainsi se perpétue l'ccuvre de la création , dont les bases sont si parfaites et dont les parties s'harmonisent si bien, que nul ne peut prévoir la fin de cet ensemble admirable que l'on appelle univers. 11 en est de inéinc du corps humain et de son organisation , qui , créée sur le modèle de l'univers , concourt pour sa part, comme tout ce qui a vie, à maintenir l'équilibre général, sans pouvoir se soustraire aux lois qui régissent la nature. Les reins, source du principe aqueux, et la vessie, cette mère (comme disent les ouvrages chinois) , communiquent leurs qualités au foie, comme à un fils; le foie communique également avec le coeur, le cœur avec l'estomac, l'estomac avec le poumon, et le poumon avec les reins. Maintenant, comme l'eau peut éteindre le feu, que le feu peut dissoudre les métaux, que les métaux
MKDKCI.VE DKS CHINOIS.
peuvent détruire le bois, que le bois peut couvrir la terre, que la terre peut absorber l'eau, de même les qualités réfrigérantes des reins et de la vessie éteignent ou dimiiiuenl la chaleur du cæiir; la chaleur du Cœur u une iiilluence analogue sur le poumon ; le pounion sur le tempérament subtil du foie, le foie sur l'estomac, l'estomac sur les reins et sur la vessie. Kn outre, romme le bois ne peut avoir d'action destriiclivc sur les métaux, ni la terre sur le bois, ni l'eau sur la terre, ni le feu sur l'eau, ni le métal sur le feu, de même un élément ne peut détruire un de ses membres sympathiques.
Chacun des cinq membres recevant alors de son élément syiiipalliique un degré plus ou moins grand de chaleur vitale ou d'humide radical, les douze sources de la vie et les différents canaux de transmission participent à toutes les inllucnces des causes extérieures. Des accords et des oppositions de ces éléments avec les principaux organes naissent donc les altérations de la santé et les maladies. Il en résulte encore que les éléments étant soumis aux influences atmosphériques , les cinq membres se trouvent également soumis à ces mêmes influences. L'année liinaire^es médecins est divisée en quatre saisons et vingt-quatre époques , et chaque époque en quinze jours. La première eoiniiience à uotre mois de février. Chacune de ces saisons a une action dominante sur un des membres. Ainsi le printemps, dont l'empire sur le bois , les plantes et les vents est incontestable , domine sur le foie, qui tient de la nature du bois; l'été, temps de la chaleur, domine sur le cœur; l'automne agit sur le poumon; l'hiver sur les reins, et la lin de chaque saison, les dixhuit derniers jours des quatre mois lunaires, troisième, sixième, neuvième et douzième, ont une grande influence sur l'estomac. I,e8 différents effets produits par les éléments et par les saisons sur le corps sont déterminés principalement par les pouls, dont les percussions ou les battements , en même temps que la nature, servent à faire connaître l'état de sauté ou de maladie, et toutes les dispositions du corps. Aussi, dit le texte cliinois, pour reconnaître une maladie et juger si elle est mortelle ou non , on ne peut rien faire de mieux que d'examiner le pouls.