‹ La médecine chez les ChinoisChapitre 38 sur 103 · MKDKCIX'E DES CHI.VOIS · texte numérisé non relu

MKDKCIX'E DES CHI.VOIS

(3G’),y/«-.wiÿ (30*), hoa-che (30»), cha-jin('iG*)\ pulvériser et faire (les pilules dont on prendra chaque jour 1 4», 72.

Frotter avec Ao((-.se/)ÿ-/iY/o. — Koti-senfj (36«), liimi-jin (30»), kin-fat (l 1*,04), et avec huile faire onguent.

§ XV. — h'oii-kiii-kieii ou t/eou-lsre (taches de virus, blessures, nerf sec).

Il arrive quelquefois, à la suite d'un accident syphilitique, que, sur la poitrine, les seins, les pieds et les mains, apparaissent de trè.s-petites pustules rouge ciiivri-, devenant ensuite jaunes ; peu à peu elles atteignent le volume d’un gros pois, et après un certain temps relui d’une balle ordinaire de fusil. Kn s’excoriant, elles mettent à nu une espèce de nerf ayant la forme d’un bouton de fleur, avec une racine très-petite. Cr'plialalgie, lassitude, fièvre continuelle, vomissements, douleur à rcstomac, soif, constipation, diarrhée, urine peu abondante, rouge, quelquefois comme de l’eau de riz, tels sont les symptômes communs à cette affection.

Traitement ; Couper la racine des pustules avec un fil et prendre sien-faiifj-ho-ming-yn. — Kin-yn-hoa (II*, 04), fany-fong (7«,3()), pe-tsee (7*,3lî), tany-kouei (7*,3(î), tchin-py (7*, 36), kan-lxfio {kiai) (11», 06), trhunn-pe-mou (7 *,36), tien-hoa-fen jin-liifiny (I l*,04), mo-yo (II*, 04), chan-kinny (4*), jujubes (I l»,0i); faire bouillir et boire.

En cas d’excoriation, inellrc àcxms yue-pe~lr/iin-tchou-san. — hitiy-katiy-kou kin-fen (3», 68), perles (3); pulvériser.

§ XVI. — Chancre, au nez.

1' Py-liny. — Il arrive quelquefois, après la guérison imparfaite d’un chancre, que dans le nez se forme une ulcération tantôt apparente, tantôt cachée. Le nez ne tarde pas à enfler et l’air a de la difficulté à sortir par les narines ; le malade mouche des mucosités épaisses, jaunes et fétides; douleur très-vive au front, enflure des joues et des lèvres, lassitude extrême, envies continuelles de vomir; souvent rulcération attaque les os et détermine un écoulement d’une odeur insupportable; on voit meme parfois une partie du nez, ou le nez tout entier, rongé par le chancre.

. MALADIES VÉXÉIUEWES. 281

Traileuicnl : Tchin-lchou-ouan. — (perle) (7>,3C),

tchou-cha (11», 04), liioiuj-houang (3«,G8), In'n-fen (3»,G8), toiig~ lui (3», 08), hou-fen (3»,{>8), kan-fhoui-che (3», 08), tan-fan (3», 08), jou-hiang (3», 68), mo-yo (3», 08), musc (3», 08), ouolieou (20»); pulvériser, et, avec miel, en faire des pilules grosses eoninic un pois, dont on prendra une cliacpie matin.

InsuITlcr en inèinc temps une partie de la poudre dans les narines; y ajouter également un peu d’eau et en injecter les narines.

2* Py-yuen. — Mêmes symptiimcs que py-ting, seulement écoulement continuel de mucosités fétides et purulentes , et peu de temps après de jnatières mêlées de sang. L'os ne tarde pas à être attaqué, et la séparation des deux narines se trouve rongée par fulcèrc; le malade éprouve conslaniincnt des vertiges.

Traitement : hi-so-ho-tiang-oiian — Hn-siaiig {vnchic», (leurs et feuilles (30»), réduire en poudre et en faire des pilules, dont on prendra chaque jour 1!)»,40 dans un peu d’eau saturée de tsang ou Isee.

A l’apparition des matières mêlées de sang, prendre /jcn-Zo-so/;ssf-liotw-tang pulvérisé (I I»,04) dans un peu de vin.

Dans le cas on la cloison du nez tombe , employer pou-îchongy-ki-lang (vu).

3° Py-ny. — Cette ulcération attaque principalement le nez des enfants, et plus rarement celui des adultes. Les symptômes sont les suivants ; en(liiresdes narines, qui sont violacées; rupture des deux ailes , écoulement de mucosités purulentes et mêlées de sang, démangeaisons insupportables.

Traitement ; Tso-tie-san . — Tso-sic, yu-kin, san-lsee, kan-tsao (chacun 3», 08); faire bouillir et boire.

Dans le ras où il y a rupture, employer kin-ko-san. — Ko-fen' (I!)»), Isin-lc (4»), rhe-kao (1!1»), kin-fen (7», 30), houang-pc (7», 30) ; réduire en poudre, humecter avec de l’huile et frotter.

■4° Py-trhonang . — Xez d’abord sec avec prurit continuel dans l'intérieur des narines; petites tumeurs grosses comme une graine de sorgho; le nez ende énormément et devient très-douloureux; dans le cas où on n’arrétc pas les progrès du mal , un abcès avec

m MtlDECIXE UES CHIXOIS.

rupture se produit, at-conipagnc d’un écoiilenient de murosilés purulentes et fétides.

Traiteiiicnt : Houang-tsin-lang. — Hounng-(sin (7*, 30), kaii-hao (3 s, 08), me-toug (-4*), san-pe-py (i*), tche-Uee (7», 30), lien-lxio (Il>,04), tr/ie-rlid kie-kaiig po-Ao(i^), kin-kiai-

fAo«i (7*,30) ; faire bouillir et boire; insufller dans les narines Icliou-fha-ling-jony-san. — Tchou-cha (I \^,i)\),ping-pien (7»,30), houang-lien (3*. 08), cke-kao (3«,08); réduire en poudre.

Dans le cas où la douleur au nez est trés-vivc, frotter avec l'onguent houang-lien-kao. — Hoiianij-lien (11», 04), iang-koueiouei (1!)5,4ü), seny-ty (3«,08), houuny-pc ( \ l•,04), kinny-hoang (11*, 04); faire bouillir ces sub.staiiees dans 500» d'huile; ne garder que l'builc, à laquelle on ajoutera /(onn»^-/r< (14’).

5" Py-lr/ie. — l’etiles taches dans le nez, augmentant peu à peu et iinissanl par devenir des lunieurs très-grosses, violacées; nez bouché, frissons, vertiges, soninoleiice et lassitude.

Traitement : Hing-y-isin-fey-y . — Hing-jiit (3*, 08), kan-tsao (3», 08), cke-kao (7», 30), Irlie-mou (4«), trhe-lnee (Il>,04), hoiiany-lsiii (11*, 04), pi-pa-yc (3>), cliitiy-ma (0>,45), po-ho (4»), me-lony (7», 30) ; faire bouillir et Imire.

Ces tumeurs, par l'effet du remède, sont déplacées et portées en dehors des narines; les frotter alors avec nao-ckasan. — Xaocka (3’, 08), kin-fen (11®, 04), kiony-kovang (1 1’,04), /«nÿ-pien (]!)’); réduire en poudre, ajouter un peu d'eau.

0° Py-Ickoii. — N'ez cnilé, peau violacée, douleurs trè.s-fortes, narines dures, quelquefois très-dasques, avec suiiilemeiit de matières séreuses jaunes ; peu de temps après crevasse, avec écoulement de liquide jaune purulent d'une odeur fétide ; pruritcontinuel, douleur nu front; en toussant écoulement plus abondant de mucosités purulentes, joues enllées, quelquefois pus coulant par la bouche.

Traitement : Tsien-kiii-lo-loii-laiig . — Im-Io (7«,30), hee-lxiao (11", 04), posiao rhubarbe (30»), kan-lsao {i’), ma-

koiiang (3», 08), kouang-lsin (7», 30), pe-Iien (7«,3G), lien-tiio (1 1",04), (3»), gingembre, po-ko (3", 08); faire bouillir

et boire quatre ou cinq tasses de suite.

Prendre ensuite sie-foiig-ko-miiig-yn (vu), auquel on ajoutera

MALADIES VÊXÉRIEWES.

Isee-tsee (Ils.Oij, mou-lohg jm-ho (II"), kiei-kang

En ras de crevasse, (o-ly-leou-long-taug . — Jtii-seng (S*,(i8), ]M‘-tc/iou (4*.05), trhuen-fhan-kia (3’,G8), pe-lsee (7*,3(>), ching-ma (3®), kan-tstio {kùii} (ll»,Oi), lang-koiiei (ll’.Oi), lioiiaiig-hin two-AfVe-/*w (3«,(>8), ttin-py (3«);

faire bniiillir cl boire; inelire sur la crevasse lien-lo-tan (vu).

§ XVII. — yany-mey-trhoang (ulcère en forme de framboise).

On distingue sous ce nom divers accidents vénériens caraclérisés par l'éruplion de pustules de forme semblable à celle de In framboise {ynng-mei). Cette affection est très-conta;[icusc et peut se communi(|iier sans qu'il y ail coït infectant. Elle apparaît quelquefois en même temps qu'un chancre se montre sur la verge ou dans le vagin. Les prodromes sont : Gèvre, douleur dans tous les membres, urine coulant goutte à goutte. Ces prodrome^ sont suivis de l'éruption de petits boutons rouge obscur aux aines; ces boutons gagnent peu à |veu les cuisses, les aisselles, l'anus, le bas des reins, cl enfin envabissent tout le corps. D'abord d'une dimension assez petite , ils augmentent insensiblement et se couvrent soit d'écailles, soit de croûtes noirûtres ; réunis par groupes à peu de distance l'un de l'autre, ils prennent la forme d'une framboise; la peau est dure entre ces deux tumeurs; dans chaque groupe on distingue une tumeur plus grosse que les autres, d'où coule souveiit unematière séreuse et fétide, formant des croûtes.

Quelquefois cette affection se déclare après la guérison imparfaite d'nn accident vénérien : elle s'annonce par un prurit général, des douleurs dans les os, de petites taches rouge cuivré disséminées par groupes de quatre, cinq ou six, et séparées par un petit intervalle. Ces ladies augmentent progressivement de largeur et d'élévation et finissent par se réunir; chacune d’elles est entourée d'une aréole rouge qui djsparait lorsque les taches sont réunies ; un autre cercle entoure alors le groupe; dans chaque groupe une des pustules domine les autres; en cas d'ulcération, il coule un fluide jaune, séreux et fétide, et le malade ressent une douleur très-vive.

UKOECINE DES CHINOIS.

Dans le ras où cedc affeclion sera coiTiiminiqufe par un coiilacl autre que celui d'un coït infectant, elle sc déclarera par des denianyeaismis, de petites ladies blanrliessur tout le corps, cl en plus l’randc quantité sur le front; au bout de quelques jours les tacites augnientent et sc couvrent de croûtes noirâtres ; quelquefois des ulcérations sc forment.

Trnitenieut : Troii-lioii-fliroii-fonf/san. — Chan-tsee-ma (7»,3G), hf-teuu (7’,3(î), tstfiiig-lio (11", (H), tou-ho (II", 04), lo-hoti-laao (ll",0i), Isee-jioii-lao (lô"), lou-han-rhe (10"), /loiiei-lsre (II", 04), sucre (10"), ko-lo-jo (10»), gingembre, jujubes; faire bouillir, boire tous les jours; éviter tout refroidissement.

Si le malade est robuste, lui àonnev yatuj-mei-y-ki-snn. — Ma- /loiiany (3",G8), ouei-ling-lsien (20"), rhubarbe (25*), tsiang-ho (10"), pe-hee (10»), tchuen-chan-kia (10*), kùi-gn-kwi (10«), /i«o-/.w( 1 1",04), tsnn-leou (19^), Jhng-Jbng ( 1 1',04) ; faire bouillir et boire.

Autre remède ; Kieou-long-tang . — Moii-hiamj, jou-hiang (11», 04), ;»o-yo { 1 1»,04), eul-lcha (11»,04), hine-kiui (II", 04), pn-tcou (10*); pulvériser avec miel, faire des pilules comme un petit pois, en prendre neuf chaque jour.

Autre remède : Seng-ma-kieou-tan-tang. — Seng-ma (7»,3G), tsao-lsrr (3>,(>8), loti-fou-ling (1 livre), pe-lsee (3G»), kiai-knng (11», 04), pe-rhao (11", 04), isiang-ho (11", 04), nicon-sy (10*), faire bouillir et boire; mettre sur les pustules tnoui-yun-sau. — lün-fen (3G"), che-kao (72"), tan-fan (10"), tong-len (1!)»); pulvériser avec huile et faire onguent.

Autre onguent : Tehuensiao, hing-jin, pe-faii, ki-ngai, kin-yiiliofi , fatig-Jbiig (chacun 11", 04); pulvériser et humecter avec huile.

Autre onguent: Fang-fong, tcliang-eul-tsee, ly-kou-py, kin-kiai, hon-srng , si-sy (chacun 1 10»); pulvériser et humecter avec huile.

Autre remède pour le traitement du yang-mei-tr/ioniig ; Piiigpien (1*,84), kin-fen (3», 68), mercure (3»,G8), ou-kong (3»), pan-mao (3"), yn-lc/iou (3»,G8); pulvériser avec huile, faire un onguent ; mettre en meme temps de cette poudre dans du papier, l’evposerau feu et placer la tête du malade au-dessus des vapeurs.

Aulre remède* : Tong-liii (vert de gris), alun, même qnanlilè; pulvériser, frotter.

Moyen pour se préserver de la maladie précédente, dans le cas où l'on est forcé d’avoir des rapports avec un individu qui en est atteint: h'oii-lcl.oiig-oiiati . — Hiong-honang(\\)>), Irhtten-kiao [ I!)®), hing-jiii (lOI)’;; réduire eu poudre, et avec de la farine en faire des pilules dont on prendra quinze chaque jour.

§ XV 111. — De rimpiih.iiinre de l'homme et des moyens d'y remédier.

Différentes causes s’o])posent ù la génération ; les unes sont particulières à riiomnie, les autres appartiennent à 1a constitution de la femme. L’homme peut être impuissant, soit parce qu'il est privé des organes ou d’une partie des organes de la génération, soit parce que les testicules sont trop petits, soit parce que les parties génitales n’out plus la force nécessaire pour remplir leurs fonctions reproductrices. L’hoiiimc arrive directement à cette dernière impuissance par l’ahus du coït ou de la masturhation , par l’age ou par suite d’une maladie appelée tsin-hun (semence froide), maladie assez commune en Chine, et qui provient d’un refroidissement subit des parties génitales à l’àge de quinze ou seize ans, immédiatement après le premier coït.

Dans le cas où l’impuissance est due aux dernières causes que nous venons de donner, il est facile d’y remédier au moyeu des remèdes suivants : Fou-tsee-houei-yang-lang. — f’ott-/sec(3t>'',l)8), fou-kouei (3(>*,<)8), kundiiung (lt)!i,40), lou-jong (1>,50), ho-ki (73*,üt>), /lOK-Zf^e (3()>,08), lou-lchong (3(}’,08), siao-kouei-siang ( V5«), chott-ly(Tis^06), on-oey-lsee(‘A(i^,()S),Jbu-i>en-tsee (38’, 08), Irhe-kan-lsao (iôf) ; pulvériser, avec miel faire des pilules dont ou prendra 11’, 04 chaque jour, pendant un mois ou quarante jours.

Kou-peii-kieu-yang-lan . — Chou-ly, chan-tchou-yu (140’), paky (73’,0fi), lou-sse-lsee , hiu-touan, yuen-khe, che-ichoang-lsee (45’), pe-fou-chin, chan-yo, mieou-sy, lou-lchong, tang-kouei-chin, jou-trhong-jong , ou-oey-tsee, y-tche-jin, lon-jong (36’, 08), keoiitsi-tsee { \ 10^), jin-seiig (73’); pulvériser, et avec miel faire des pilules dont on prendra chaque jour soixante-dix dans un peu de vin avant de se coucher, un mois ou quarante jours.

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