‹ La Médecine dans Horace et dans VirgileChapitre 10 sur 18 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

« Parcus deorum cultor et infrequens »

Horace ne semble pas croire outre mesure aux miracles accomplis par les dieux. Il ne paraît pas croire beaucoup plus aux bienfaits de la thérapeutique et des médecins, bien qu'il respecte leur art et leur science.

« Seul celui qui a appris ose donner l’aurone au malade. »

Dans son voyage à Brindes (Sat. I, 5) il nous avoue : lotionner ses yeux chassieux, «lippus », mais ne nous indique pas avec quelle substance : Eau bouillie ? additionnée d’une plante ? Eau ordinaire ?

Parmiles simples, il prône la chicorée amère, sans doute comme apéritif et la mauve bonne contre la constipation.

« Gravi corpore salubres. »

La petite oseille (lapathum) est aussi douée de propriétés laxatives.

Mais, à d'autres instants, il se soucie beaucoup plus d'une bonne recette de cuisine que d'une médecine.

Comme on le voit, la thérapeutique d'Horace n'est pas très fournie.

Par contre, il fait preuve, au moins dans un passage

de son œuvre d’un sens clinique remarquable,

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