‹ La Médecine dans Horace et dans VirgileChapitre 12 sur 18 · DEUXIÈME PARTIE CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE CHAPITRE PREMIER

Virgile, contemporain et ami d'Horace fait preuve, dans ses œuvres, de connaissances étendues sur de nombreux sujets. Les Bucoliques et les Géorgiques abondent en détails techniques ayant trait à la culture des terres, à l'élevage des troupeaux, à la prophylaxie et au traitement des maladies du bétail.

Il peut, dit-il, nous enseigner les causes et les signes des maladies

« Morborum quoque te causas et signa docebo ».

Dans cette étude de son œuvre au point de vue médical, nous laisserons autant que possible de côté ce qui intéresse uniquement la médecine vétérinaire, nous bornant à citer seulement ce qui se rapporte à l'homme.

Et ici encore nous rappelons que nous n'avons pas la prétention de citer tout ce que Virgile a pu écrire intéressant le médecin.

Quelques passages qui nous ont paru dignes d'intérêt suffiront, nous l’'espérons, à montrer dans Virgile

un observateur avisé des maladies et des blessures,

el): es

un hygiéniste compétant, au moins pour son époque, un thérapeute enfin, parfois, il est vrai, confiant dans la vertu des herbes chères aux sorciers, mais dont la thérapeutique, dans certains cas, pourrait n'être pas désavouée de nos jours.

Dans le livre III des Géorgiques, nous lisons une description d'une épizootie qui décime les troupeaux, vraisemblablement le charbon :

« Jamque catervatim dat stragem atque aggerat ipsis « In stabulis turpi dilapsa cadavera tabe ».

Après nous avoir appris à nous ÉD des

cadavres infectés par l’enfouissement « humo tegere »,

méthode à proscrire, depuis les études de Davaine et Pasteur (champs pourris), à moins que le membre de phrase suivant

« foveis abscondere discunt »

ne rende plus rigoureux et plus soigné cet enfouissement par l'usage de fosses « foveis » spécialement creusées et étudiées « discunt ». Après donc ces conseils d'enfouissement, il met en garde l’éleveur « neque erat coriis usus »,

ne pas se servir du cuir

« nec viscera »

et ne pas manger la chair, même lavée à grande eau

« undis abolere »

ou cuite au feu

« vincere flamma ».

« Ne tondez pas, nous dit Virgile, les brebis mortes

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