‹ La Médecine dans Horace et dans VirgileChapitre 14 sur 18 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Et certes, le pieux Virgile croit aveuglément à toutes ces interventions divines. Il croit aussi fermement aux propriétés magiques des simples.

Il s’est occupé d’ailleurs de magie, de sorcellerie, d'évocations des esprits, de matérialisations, de réincarnation.

C'était en un mot un spirite et un « métapsychiste ».

La huitième bucolique retrace une séance d’incantations et de magie.

C’est dans cette œuvre que l’on peut lire un passage au sujet des herbes magiques.

« Has herbas, atque hæc Ponto mihi lecta venena « Ipse dedit Mœris (nascuntur plurima Ponto)

« His ego sæpe lüpum fieri et se condere sylvis

« Mœrim, sæpe animas imis excire sepulchris

« Atque satas alio vidi traducere messes »

« J'ai vu souvent Mœris — grâce à ces fruits et à ces « herbes merveilleuses qui viennent dans le Pont — « devenir loup et se cacher dans la Forêt. Plus d'une « fois je l’ai vu évoquer les âmes du fond des sépulcres « et transporter les moissons d’un champ dans « l’autre ».

Voilà certes de la magie, voilà bien du spiritisme. Que devons-nous penser de tout cela ?

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