‹ La Médecine dans Horace et dans VirgileChapitre 15 sur 18 · LUE VAE · texte numérisé non relu

LUE VAE

Ces plantes légendaires seraient-elles semblables au peyolt mexicain, qui fait les yeux émerveillés, au hashish qui donne des hallucinations ? Peut-être.

Mais nous ne croyons pas qu'il soit opportun de placer au milieu de ces plantes magiques la plante que Vénus glisse en tapinois dans l’eau de Iapis.

Que dans cette cure merveilleuse du chirurgien de l’armée Troyenne, il y ait eu une part de surnaturel, nous l’admettons volontiers ; mais le dictame du mont Ida est le dictame de Crête, espèce d’Origanum, encore employé de nos jours en thérapeutique.

Son essence entre dans la composition de l’électuaire diascordium, de la pommade aux essences de Lucas-Championnière. |

Nous retrouvons enfin dans Virgile le divin opium dont nous ne pourrions nous passer en thérapeutique.

Si les dieux ont le dictame, la panacée et l’ambroisie, |

Si « Les sorciers ont les herbes du Pont, il a été mis à la portée des hommes une herbe divine, le pavot dont ils tirent l’opium.

Le pavot est maintes fois nommé dans les œuvres de Virgile, l’auteur lui applique plusieurs qualificatifs :

« Soporiferum » ou « somniferum » ou «viscum » (dont le suc est comparable au suc de gui).

Cette expression de « viscum », — si elle était reconnue exacte par les commentateurs, dont certains lisent

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