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“vescum », — prouverait que déjà du temps de Virgile, On savait scarifier les têtes de pavot pour en tirer le suc laiteux dont nous extrayons tant d’alcaloïdes actifs.
Les propriétés soporifiques du pavot étaient donc connues du temps de Virgile et une curieuse application en est donnée (Enéide Livre IV).
La prêtresse du temple des Hespérides, en Lybie, que Didon est allée consulter, emploie ce truc pour charmer le serpent
« epulas draconi « Quæ dabat et sacros servabat in arbore ramos « Spargens umida mella soporiferumque papaver ».
Elle mêlait de l’opium au miel qu'on donnait au serpent, pour l’assoupir.
— Il est aussi intéressant de trouver dans l’œuvre de Virgile ce conseil sage donné au berger.
« Ipse manu salsasque ferat pracsepibus herbas « Hinc et amant fluvios magis, et magis ubera tendant « Et salis occultüum referunt in lacte saporem ».
« Sale les herbes présentées aux brebis, le sel irrite leur soif, gonfle leurs mammelles et donne au lait de façon discrète la saveur du sel ».
De nos jours, c’est un principe acquis d'hygiène que le sel est nécessaire à tout être, et c’est pourquoi nous nous sommes permis de citer ces vers qui ne s’adressent, dans l'esprit de l’auteur, qu'aux éleveurs de
brebis.