‹ La médecine dans l'ancienne Auvergne: notes et documentsChapitre 2 sur 23 · DODUN · texte numérisé non relu

DODUN

Observations de M. Maréchal,

Depuis l'édit du mois de septembre 1728 il n'a pu rétablir le bon ordre, la police et la discipline dans la chirurgie ny réprimer les abus.

1^ Les officiers de police troublent les lieutenans et greffiers du premier chirurgien dans leurs droits, prétendant qu'ils ne peuvent exercer leurs commissions sans avoir préalablement prêté serment entre leurs mains; pour laquelle prestation ils veulent exiger des droits considérables qui n'ont jamais été payés et qui ne sont point deus, parce que les lieutenans représentants le premier chirurgien et ayant les mêmes droits que luy ne doivent prêter serment non plus que le premier chirurgien qui ne le doit prêter et ne le preste entre les mains d'aucun juge;

2° Le temps d'aprentissage, le nombre, et la forme des

expériences pour parvenir à la Maîtrise de Chirurgie n'ont

. point encore été réglés surtout à cause des aspirans qui se

font recevoir pour les bourgs, villages et villes où il n'y a

point de communautés de chirurgiens;

30 11 est nécessaire de fixer le nombre et la forme des épreuves des aspirans pour leur donner la facilité de s'établir en ne les obligeant qu'à des épreuves proportionnées à la capacité qu'ils doivent avoir et pour empêcher enleurdonnant la facilité convenable toute autre personne de se mêler de la chirurgie, comme il arrive faute de chirurgiens ;

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4o La restriclion faite par Tédit qui ne permet au premier chirurgien que de nommer un lieutenant et un greffier dans chaque ville où il y a arcbevesché, évesché, chambre des comptes, cour des aydes,présidial, bailliage ou sénéchaussée ressortissant nûement aux cours^sc trouve causer un empêchement considérable à rétablissement de la police^ parce qu*il y a plusieurs villes qui ressortissent nuêment aux cours où il n*y a que deux ou trois chirurgiens qui ne sont point en élal de former une communauté, et qu'au contraire il y a des villes qui ne ressortissent pas nuêment ez-cours où il y a un nombre de chirurgiens suffisant pour former une communauté et qui la forment en effets où il convient établir un lieutenant et un greffier et que d'ailleurs le ressort par sénéchaussée est trop étendu pour que ses lieutenans puissent veiller à réprimer les abus ; enfin qu'il est indispensable d'établir des lieutenans ainsy et de la même manière que les chirurgiens-jurés ont été établis et dans les mêmes lieux.

. 5o Pour éviter toutes les difficultez qui pouroient survenir à l'occasion des droits des lieutenans, du greffier et des chirurgiens, il est indispensable de les fixer et de les rendre uniformes.

60 Comme il est impossible que toutes les communautés conviennent des mêmes règles pour l'uniformité des exercices de la chirurgie et que d'ailleurs, depuis l'Edit de septembre 1728, il a été impossible de les engager à faire des statuts, il est indispensable pour le bon ordre d'établir des règles uniformes.

L'intendant gardant le silence, nouvelle lettre de M. Dodun :

A Versailles, le 3i mai 1726 (i).

Monsieur, Je vous ay écrit le 24 février dernier au sujet de l'arrest que propose M. Maréchal, premier chirurgien du Roy, pour

(i) Il y a écrit dans l'angle gauche de l'original de cette lettre : Reçu le 6 juin. — Fait réponse le 8 juillet.

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ir une polîce et dîscîplîue dans les commuDautez des es chirurgiens du Royaume el je vous ai demandé avis. M. Maréchal me sollicite vivement pour faire er celte affaire, ce qui m'est impossible faute de votre ise. Je vous prie danc, Monsieur, de vouloir bien iroyer , le plus promptement que vous pourrez, les cissemens que je vous ay demandé. Je suis, Monsieur,

Votre très humble et très affectionné serviteur,

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