IS
ducendam aegrotantem ab balnea Aquensia (i) quae in agro Camberiacorum scaturiunt^ ut, ab illis suum cuique parti robur afflectus et ventriculi uteri intestinorumque frigiditas opprime corrigatur.
Haec, ut ita sentiunt doctores medici Lugdunenses, ita et sententiam suam proprio chirographo conformant.
Lugduni anno salutis i6i i martii 27*.
FouRNERius, doctor medicus.
E. Marcellin. Sarrazin, D. M.
Lucas, chirurgiens.
(Au dos de celte pièce est écrit : Attestation de médecins pour aucune dame malade de Saint-Pierre),
Une réclame de Dentiste
à Clermont'Ferrand vers 1750 (2).
La lecture du document qui suit prouve que le charlatan « arracheur de dents et de gencives en même temps » ne date pas d'hier. Ce petit carré de papier imprimé, avec entête aux armes de France, m'a paru intéressant à publier à titre de curiosité.
Par la permission de messieurs LES magistrats DE CETTE VILLE (Clcrmont-Ferrand). Messieurs et Dames :
Le sieur Pelletier dentiste, qui a travaillé avec succès et application dans toutes les Villes où il a passé,
(i) Aix-les-Bains).
(2) Archives du Puy-de-Dôme : série B. PrésidiaJ,.
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vous offre tous les secours que Ton peut attendre d'un homme aussi expérimenté que lui : il nettoie les Dents si elles ont du tartre, les blanchit si elles sont noires, les répare si elles se gâtent sur le devant ou sur les côtés, les plombe si elles sont creuses, les égalise si elles ne sont pas égales, les raffermit si elles branlent, enfin les tire de même que les sur-dents, racines et chicots. Il distribue |le vrai Corail en poudre et un opiat pour entretenir les Dents propres et les gencives saines en s'en frottant une fois la semaine avec une éponge préparée : un Elixir antiscorbutique qui, en rétablissant les gencives, entretenant les Dents propres, en calme en même temps les douleurs et les fluxions. Une essence qui seule suffit pour blanchir les Dents en s'en frottant avec une éponge qui en soit imbibée ; il en met d'artificielles qu'il arrange avec des fils et pivots d'or ou autrement. Il possède les cosmétiques les plus parfaits ; il guérit entièrement les boutons et les rougeurs et fait passer les taches de rousseur, et possède tout ce que l'on peut désirer de meilleur pour remettre la peau du visage dans son état le plus parfait.
II a un secret immanquable pour guérir les cors des pieds. Les personnes du Sexe qui ne voudraient pas s'adresser à lui peuvent assurément se confier à son Epouse, dont elles seront aussi satisfaites que de lui, et l'on trouvera chez eux tout ce que l'on pourra désirer des personnes de leur état. Il possède plusieurs secrets dont il fera participants ceux qui l'honoreront de leur confiance.
Ils sont logés chez : M. Vernqy, md, épicier, rue de la grande Boucherie^ près de la poste au lettre (i).
(i) Toute cette phrase est écrite à la main,
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Les honoraires d^un Chirurgien auvergnat
au début du XVIII* siècle
Le mémoire suivant a été rédigé par maître Gaston, qui exerçait la chirurgie à Laroquebrou, en l'an de grâce 1733 ; et je ne résiste pas au plaisir de le publier dans toute sa saveur :
Mémoire des drogues et médicamens que j'ai fourny à feu Monsieur de Laporte (i) de la Ségalassière, dans sa dernière maladie :
5 novembre 1733
« J'ay été à Beaudésert le trente janvier et y ay resté jusques au six février ; dans ce tems là j'ay fourny les drogues suivantes :
Premièrement un lavement ; une once cocolico sebestes régalisse.
Plus le 3 1 janvier, un lavement, une potion cordiale, six onces pavot blanc, et sur le soir une seignée et une autre potion cordiale.
Du premier février, une médecine, huit sols d'argent que j'ay fourny pour des pots de terre, un lavement et un jeulep.
Du 2% un lavement, une seignée au pied.
Du 3«, un lavement, deux onces cocolico pour taire la tisane et le sirop.
Du 5% un lavement.
Du 6«, un lavement.
I. Pierre de la Porte, écuyer, seigneur de Beaudésert, fils d'Antoine et de Leone de Ribier, né le 18 février 1692, mort le 8 février 178 3.
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Du 7«, une once cocolîco jejubes cebestes, un jéulep demy once chrîstal minéral, une potion cordiale demy once, confection (i). »
Le malade meurt le 8 et Gaston touche trente-deux livres et dix-huit sols, ce dont il se déclare fort satisfait.
Neuf jours de présence continue, six lavements et une purge en sept jours. Ce n'était vraiment pas cher !
Une note d'Apothicaire d'Aurillac
en 1747(1)
Monsieur Dubois, chanoine, doit du 25 octobre 1747 :
Deux onces vin émétique 5 sols.
Plus du soir un lavement carminatif et et purgatif 10 sols.
Plus deux dragmes camphre .... 10 sols.
Du 26 : Un demi quart de ptisanne purgative composée suivant l'ordonnance, avec cinq dragmes senne, deux dragmes et demy de manne et huit gros tartre stibié 2l,6s, 6d.
Du 29 : 18 gros tartre stibié délayé dans une panque d'eau 3 sols.
Plus du soir une potion comp, avec les
(i) Cette note nous a été fort obligeamment donnée par un de no$ énidits collègues de la Société de la Haute- Auvergne, M. Jean Delmas, d'Aurillac.
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eà^ix dé chîèôfëe, de roses, lâ confection d'hyacinthe, le corail, les yeux d'écrevisses et le sirop de capillaire. ... 1 5 sols. Du 12 novembre une dragme pilules cochées lo sols.